Mécanismes Ephémères du Mental

Samaël Aun Weor

Paix Invérentielle ! Samaël Aun Weor vous parle depuis le Siège Patriarcal de Mexico.

Je m’adresse de nouveau à vous, frères du Mouvement Gnostique du Salvador. Je veux que vous mettiez toute votre attention dans cette chaire qui s’intitulera : « Le Mental ».

L’heure est venue, mes chers frères, de comprendre qu’il est nécessaire de NOUS LIBÉRER DU MENTAL. Çà et là, dans les différents recoins de ce monde affligé qu’est le nôtre, existent réellement beaucoup d’organisations de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste qui se consacrent à donner des enseignements sur le Mental.

Ce qui est curieux et intéressant dans tout cela, c’est qu’ils font beaucoup de publicité en faveur du Mental et cela, naturellement, est très grave. Toutes les écoles de type disons « Mentaliste » veulent que leurs étudiants développent la Force Mentale, qu’ils fortifient le Pouvoir du Mental, etc., et cela, naturellement, doit nous inviter à réfléchir.

Si on étudie attentivement beaucoup d’écrivains modernes, on pourra clairement constater que ceux-ci, pardonnez-moi ma franchise, n’ont quasiment pas d’idées propres ; ils se bornent à transcrire, à commenter, etc.

On dirait qu’il y a des auteurs qui veulent pratiquement nous « briser le Mental ».

Dans certains chapitres, ils défendent des choses terribles, des théories déterminées et, dans les pages suivantes, ils détruisent avec véhémence ce qu’ils ont défendu auparavant et ils écrivent des antithèses très bien illustrées, si bien que lorsqu’on lit une de leurs oeuvres, ce que l’on fait, c’est faire travailler l’Intellect, sans dégager réellement le concept spirituel d’aucun auteur. Au fond, ce que l’on obtient, c’est l’accroissement de la BATAILLE DES ANTITHÈSES dans l’Intellect ; c’est tout.

Cependant, de quoi sont-ils sûrs, qu’ont-ils constaté, qu’ont-ils expérimenté ces érudits de l’intellectualisme ? Rien, mes chers frères, rien. Ils ont le Mental bourré d’une immense information, mais ils ne sont sûrs de rien, ils ne savent rien, voilà ce qui est grave : ignorance, ignorance et encore ignorance !

Non seulement il existe des ignorants analphabètes, mais il y a aussi des ignorants instruits et ceux-là sont doublement ignorants : « Non seulement ils ignorent, mais, de plus, ils ignorent qu’ils ignorent ». Ne pas savoir n’est pas un délit, mais il y a des gens qui non seulement ne savent pas, mais qui, de plus, ne savent pas qu’ils ne savent pas ; c’est exactement la situation des ignorants instruits, des grandes lumières de l’Intellect.

À quoi sert-il d’avoir le Mental bourré, farci de théories dont on n’est pas certain, qu’on n’a jamais expérimentées ? Ce qui est important, mes frères, c’est d’EXPÉRIMENTER LE RÉEL ; ce n’est possible qu’en l’absence du Mental. Je veux que vous réfléchissiez tous sur toutes et chacune de mes paroles, une à une…

Je vois que personne n’a été heureux avec le Mental. Dans le monde, il existe des millions de personnes : notre planète a réellement trois milliards d’êtres humains qui raisonnent, qui analysent, etc., et après ? Le Mental a-t-il rendu heureux l’un d’entre eux ?

Mes frères, mettez votre main droite sur le coeur, soyez sincères avec vous-mêmes et posez-vous la question suivante : « Ai-je été heureux avec mon raisonnement ? Le Mental m’a-t-il rendu heureux ? ».

Si l’un de vous a été heureux avec le Mental, eh bien, je souhaiterais avoir le grand honneur de le connaître. Quant à moi, de ma vie je n’ai jamais vu qui que ce soit qui ait atteint la Félicité au moyen du raisonnement ou de l’intellect ou du processus de la pensée.

J’ai compris que nous devons ÉPUISER, précisément, LE PROCESSUS DE LA PENSÉE. Il me semble que la pensée ne résout rien, absolument rien. Dans la pratique, j’ai pu constater jusqu’à satiété que ceux qui, dans le Mouvement Gnostique, se sont distingués par leurs projets, sont ceux qui ont réalisé le moins de choses, ceux qui en ont le moins fait. Dans la pratique, j’ai pu vérifier totalement, intégralement, que ceux qui vivent d’instant en instant sont ceux qui en font le plus.

Moi, par exemple, si j’avais dû attendre d’avoir quelques dollars pour pouvoir faire le Mouvement Gnostique, je suis sûr que jamais nous ne l’aurions fait. Tous les gens savent très bien que je n’ai jamais été un homme riche. J’ai commencé le Mouvement avec une poignée d’amis et, cependant, vous voyez que le Mouvement Gnostique a augmenté et qu’il a déjà embrassé tout l’Hémisphère Occidental.

Bientôt, nous pourrons introduire nos oeuvres aux États-Unis et notre Mouvement arrivera à s’étendre mondialement. Mais, pour cela, JE N’AI PAS EU BESOIN DE PROJETS, mes chers frères ; J’AI VÉCU D’INSTANT EN INSTANT et c’est tout.

Nos missionnaires sont partis sans argent parcourir les différents pays d’Amérique ; ils ont frappé à différentes portes et c’est ainsi qu’ils ont formé des groupes, et chaque jour cette Grande Oeuvre s’étend. Là, il n’y a pas eu de projets, mais des faits.

Je crois qu’on doit toujours devancer le processus de la pensée. Je suis en faveur de la PHILOSOPHIE DE LA MOMENTANÉITÉ. Je crois sincèrement en la spontanéité.

Si quelqu’un est interrogé, il doit devancer le processus de la pensée et répondre spontanément, instantanément, avec ce qui lui vient, d’un coeur sincère ; ainsi, peu à peu, se libère-t-on de tout le processus de la pensée.

Si UN PROBLÈME se présente dans la vie, ON NE DOIT PAS essayer de le RÉSOUDRE, il vaut mieux le DISSOUDRE. En réalité, un problème est une forme mentale à DEUX PÔLES : le Positif et le Négatif. Cette forme flotte dans notre entendement avec sa bataille des antithèses entre les Pôles et il est évident qu’elle arrive à constituer en nous des préoccupations et des souffrances.

Essayer de les résoudre est aussi absurde que de vouloir vivre enfermé dans une bouteille : donc, un problème dans une bouteille, une bouteille de type intellectuel. Celui qui est embouteillé dans un problème agit, vit et pense en fonction de son propre embouteillement. C’est-à-dire qu’IL S’AUTO-ENFERME ; il vit à l’intérieur d’un cercle vicieux, absurde et il ne résout rien.

La pensée ne résout rien ; il vaut mieux oublier le problème ; si nous l’oublions, il se dissout et c’est mieux, n’est-ce pas ? Beaucoup me diront : bon, il se dissout, et après ?

Expérimentez, mes chers frères. En général, les choses ne sont pas comme on pense qu’elles sont, mais comme elles sont réellement. Les faits arrivent parce qu’ils doivent arriver et ce qui doit se faire se fait.

Je vais vous donner des exemples concrets, parce qu’ainsi il me semble que vous comprendrez mieux ce que je suis en train de dire : ici, par exemple, l’autre jour, à la maison, mon épouse-prêtresse était très préoccupée par le fait que je devais payer le loyer, parce que si on ne paie pas on vous expulse de la maison ; elle était préoccupée par le fait que je devais payer les traites (bien sûr, comme nous ne sommes pas riches, nous devons donc nous faciliter les choses en payant par mensualités selon nos commodités) ; tout cela lui entraînait des souffrances parce que la date de ces paiements approchait et que nous n’avions pas d’argent.

Elle se tourmentait même parce que moi je ne me tourmentais pas (vous voyez ce contresens du bon sens) ; elle était ennuyée parce que moi je n’étais pas ennuyé ; elle se faisait du mal parce que moi je ne me faisais pas de mal. Elle souffrait, la pauvre femme ; je crois même que ça lui provoquait des maux de tête ; la date des terribles paiements approchait et moi je restais tranquille, sans me préoccuper le moins du monde de ces paiements (j’adore vivre d’instant en instant, de moment en moment et je sais que le Mental ne résout rien).

À la fin, la date si redoutée arriva (en général, le premier ou le quinze de chaque mois), et alors l’argent pour le paiement est arrivé. Une fois que cela a été fait, une fois que nous avons réglé nos dettes, je me suis adressé à elle en lui disant : « Eh bien, qu’est-ce que tu as gagné avec tes préoccupations ? Les traites sont là, à quoi ont servi tes préoccupations ? Il me semble qu’il reste de l’argent »… Il est évident qu’elle ne pouvait pas réfuter cela tant c’était exact, elle a dû reconnaître qu’elle avait perdu bêtement de l’énergie.

Ainsi donc, mes chers frères, je n’ai pas essayé de résoudre les problèmes ; j’ai préféré les dissoudre ou, pour être plus sincère, il me plaît de les dissoudre (ils se dissolvent quand on les oublie).

Il est vrai qu’on pourrait objecter en disant : « Bien, et si vous n’aviez pas reçu l’argent pour payer ces traites qu’en serait-il resté de votre Philosophie ? » Cette question serait terrible, non ?

Cependant, ceux qui me posent de telles questions n’arriveront pas à détruire, ne serait-ce qu’un instant, ma Philosophie de la Momentanéité. Si l’argent pour payer ces traites n’était pas arrivé, et alors ? Quand bien même j’aurais vendu les meubles de la maison, ou je serais allé par là dans un petit quartier humble et simple, et alors ? Serais-je mort pour autant, ou cela aurait-il changé le cours de l’univers, ou aurais-je succombé de faim et de misère ? Non, mes chers frères, rien de cela ne serait arrivé ; simplement, j’aurais changé de domicile, c’est tout.

Peut-être que les créanciers m’auraient enlevé les objets qu’on m’a donnés, et alors ? Comme je ne m’attache pas à ces objets, parce que l’ATTACHEMENT est formé par un autre type de Mois […] c’est tout. Il me semble que […] n’est-ce pas ?

Pourquoi avoir peur de la vie ? Pourquoi avoir peur de la vie humble, de la vie simple ? LA PEUR est quelque chose qu’il faut abandonner, mes chers frères, si on veut vivre réellement en accord avec la Philosophie de la Momentanéité. Le Mental ne sert réellement qu’à une seule chose : à nous torturer l’existence et rien de plus.

Quand on lit autant d’auteurs qu’il y a par là, qui exhibent des théories aussi nombreuses, on se rend compte de l’ignorance dans laquelle ils vivent. Il exposent une thèse qu’ils ont apprise quelque part par là ; ensuite ils la détruisent eux-mêmes, en mettent une autre et, en conclusion : ce qui arrive, c’est qu’ils ont le Mental rempli d’informations livresques, mais ils ne savent rien, ils n’ont rien expérimenté du Réel ; et c’est très douloureux.

Mes frères, j’ai beaucoup réfléchi ces jours-ci et je me rends compte précisément que le Mental, comme instrument d’investigation, est trop pauvre ; il est, dirons-nous – pardonnez mon opinion – très misérable.

Il y a d’autres moyens d’information plus riches, DES MOYENS D’EXPÉRIMENTATION plus remarquables et merveilleux. Il faut, mes chers frères, LIBÉRER L’ESSENCE, la Conscience, la sortir de l’Intellect, l’extraire du Mental pour expérimenter le Réel, la Vérité.

Il nous faut DOMPTER LE MENTAL, l’apprivoiser pour ainsi dire, comme celui qui apprivoise un poulain sauvage ; le soumettre, le contrôler, si nous désirons réellement, très sincèrement, nous en libérer pour expérimenter ce qu’est la Vérité.

Voyons des faits plus concrets : il existe par ici un auteur, dont je ne mentionnerai pas le nom, qui parle de l’Atlantide, de la célèbre Atlantide. Il va jusqu’à partager les concepts des Russes qui disent : « Cette fameuse Atlantide était simplement une île, par là, dans la Méditerranée, etc., chose complètement absurde.

Sur quoi se base cet auteur ? Il répète ce que les Russes ont déjà dit. Voilà ce que fait l’Intellect, mes frères : il répète ce que disent les autres. Pour moi, il ne me semble donc pas que l’Intellect soit un instrument si efficace pour l’investigation ; ce serait mieux, par exemple, de désembouteiller l’Essence grâce à la MÉDITATION, c’est-à-dire désembouteiller la Conscience, la sortir de cette cage de concepts intellectuels ou rationnels.

La Conscience dégagée, libre du processus de la pensée… Quand les gens vont-ils comprendre qu’il est nécessaire de se libérer du processus de la pensée ? À quelle époque, à quelle date ? Observez les grands diplomates de ces temps-ci : ils essaient mutuellement de se tromper les uns les autres ; ces « renards de la politique », grands ambassadeurs, délégués, grands ministres, etc., ne font réellement rien d’autre que d’essayer de se tromper mutuellement.

Comment pourrait-il y avoir UNE PAIX UNIVERSELLE de cette façon, les uns essayant de tromper les autres ? Croyez-vous qu’ainsi vont pouvoir se réaliser de véritables traités de paix ? Un diplomate, par exemple, croirait-il d’autres diplomates ?

La méfiance est mutuelle et cela provient du Mental. La paix pourrait-elle s’établir, par hasard, sur la base de la méfiance mutuelle ? Il est évident que non, mes chers frères ; les « renards de la politique » ont déçu le monde, c’est certain.

Des lumières de l’Intellect, des pervers qui jugent avec le Mental ! Comme tout cela est douloureux ! Le monde est actuellement gouverné par DES FRIPONS DE L’INTELLECT ; c’est terrible. Voyez l’anarchie, le chaos dans lequel vit le monde : chacun se lève contre chacun, les uns contres les autres et tous contre tous ; et vous pouvez être sûrs qu’arrivera le jour où la TROISIÈME GUERRE MONDIALE en finira avec tous.

La réflexion nous indique alors qu’il est nécessaire d’en finir avec le processus de la pensée, pour arriver à connaître la réalité. Je veux, mes chers frères, que vous pratiquiez la Méditation de façon plus intense.

QUAND LE MENTAL EST RÉELLEMENT CALME, non pas calmé par la violence, je le répète, mais calme de manière spontanée et naturelle, quand le Mental est en silence, non pas forcé au silence, bâillonné, parce qu’alors, à l’intérieur, il crierait, non, je le répète, EN SILENCE de façon naturelle, alors ADVIENT LE NOUVEAU.

Dans la Méditation, mes chers frères, nous devons, en premier lieu, placer notre corps de la manière la plus confortable. Certains préfèrent méditer assis ; il y en a qui préfèrent le faire dans la posture orientale, d’autres préfèrent se coucher sur le sol, les jambes et les bras ouverts en forme d’Etoile Flammigère, qui est, dirons-nous, la forme de Méditation des Maîtres, la forme supérieure ; et chacun peut donc choisir la position qu’il considère comme la plus confortable.

Fermer ensuite les yeux pour que pas une seule chose du Monde ne nous distraie. Et ensuite, observer notre propre Mental en action : si une pensée nous vient, L’ÉTUDIER, L’OBSERVER attentivement, LA COMPRENDRE profondément et ensuite L’OUBLIER.

Si un souvenir arrive, il faut faire de même : l’étudier, le soupeser, le mesurer et l’oublier après l’avoir compris à fond, intégralement, totalement.

Si un désir quelconque arrive, eh bien, nous allons étudier le désir, l’approfondir, voir ce qu’il a de réel, ensuite l’oublier.

Chaque pensée, chaque désir, chaque souvenir, chaque idée, etc., doit être rigoureusement étudié, compris à fond.

C’est ainsi que NOUS ALLONS COMPRENDRE NOTRE EGO, notre Moi, notre moi-même, parce que tout ce qui nous arrive au Mental quand nous essayons de méditer, tout ce qui tente de saboter notre travail, c’est notre propre Ego, nos propres désirs. Parce que nos pensées, nos désirs, nos idées, nos appétences, nos peurs, nos haines, nos envies, notre égoïsme, notre luxure, notre orgueil, etc., font partie de notre Ego.

Ainsi, donc, dans la Méditation nous allons voir ce qui apparaît, nous allons voir notre propre Ego, qui a un début et une fin ; c’est comme une pelote de fil, par exemple : elle a un début et elle a une fin. Ainsi est l’Ego, mes chers frères : il a un début et il a une fin…

Une fois que tout le film est terminé, pour ainsi dire, sur l’écran, toute cette procession du Moi, tout cet enchaînement de désirs, d’appétences, de peurs, de souvenirs, de haines, etc., le Mental, évidemment, reste calme et dans le plus profond silence. Et alors, il est naturel que l’Essence, la Conscience que nous avons en nous, se désembouteille du Mental, elle se libère ; et ainsi arrivons-nous à EXPÉRIMENTER LE RÉEL, ce qu’est la vérité, compris ?

Que voulons-nous savoir, par exemple, sur l’Atlantide, qu’allons-nous faire ? Premièrement, il faut amener le Mental à la tranquillité et au silence, c’est clair ; mais avant de commencer toute pratique, il nous faudra PRIER notre DIVINE MÈRE KUNDALINI, lui demander de tout notre coeur qu’elle nous amène en Atlantide et que nous voulons connaître l’Atlantide ; après, nous nous asseyons pour la pratique.

Et une fois que le Mental est tranquille et silencieux, eh bien, il est évident, mes chers frères, qu’alors la Divine Mère Kundalini nous amènera en Atlantide et que nous allons la voir ; mais nous allons la voir en Conscience, en Essence, en Esprit, non par le biais du processus de la pensée, par le biais de l’intellectualisme qui ne sert à rien.

Avec de simples théories, on n’arrive à rien. Nous allons la voir telle qu’elle est ; nous allons revivre les vies que nous avons eues en Atlantide, nos existences passées ; ceci est bien la façon de savoir, n’est-ce pas ?

Personnellement, je vais vous dire quelque chose : quand je veux faire des investigations, par exemple, sur la Lémurie, la première chose que je fais, à ma façon (si cela vous convient, suivez alors mon exemple, je vous dis comment je fais) : je me couche, donc, sur mon lit bien tranquillement, en forme d’Étoile Flammigère (bras et jambes ouverts), le corps totalement relaxé ; je ferme mes yeux physiques pour ne pas être dérangé par les choses du monde extérieur…

Ensuite, je me concentre sur ma Divine Mère Kundalini ; je lui dis : « Je veux savoir telle chose, par exemple, sur la Lémurie (c’est un exemple), je désire des informations ». Je supplie ET JE DEMANDE AVEC UN AMOUR VÉRITABLE, naturellement, parce qu’on ne va pas s’adresser à la Mère Divine de façon dictatoriale (« demander l’aumône avec un fusil de chasse » comme on dit ici), non ; mais avec un amour véritable. Le fils doit s’adresser à sa mère avec amour.

Et, après la prière, je cherche à ce que mon Mental reste tranquille et en silence. Si quelque souvenir me vient au moment où j’essaie de faire la pratique, alors je le comprends, je l’analyse et je l’oublie. Si un désir quelconque, une idée quelconque surgit, je fais alors la même chose : comprendre, analyser… comprendre, discerner et oublier ; et, à la fin, le Mental reste tranquille.

Une fois tranquille et dans le plus profond silence, alors ma Conscience se désembouteille, c’est évident. Elle sort du Mental et je vais vivre en Lémurie, voir les évènements de la Lémurie et revivre les existences que j’ai eues en Lémurie. Après, je sors de la Méditation avec toute l’information, je l’écris et je vous la remets sous forme de livres imprimés. Ça va ? Que pensez-vous de mon système, mes chers frères ?

Faites passer ces cassettes de nombreuses fois, faites-les passer et écoutez l’Enseignement tel que je vous le donne ; mais écoutez-le s’il vous plaît, pratiquez : il ne suffit pas d’écouter seulement la chaire, il faut mettre l’Enseignement en pratique, compris ?

Le système d’INVESTIGATION AVEC LA CONSCIENCE est donc meilleur que l’investigation avec l’Intellect, plus sage. Parce qu’avec la Conscience, nous expérimentons directement la Vérité ; avec l’Intellect, qu’expérimentons-nous ? Rien, mes chers frères, avec l’Intellect la seule chose que nous obtenions, c’est de nous gâcher la vie, de remplir notre Mental de théories et encore de théories, c’est tout.

Ce qui sort de la Conscience, je le répète, est juste ; ce qui sort de l’Intellect, il est difficile que ce soit juste, en général c’est tordu. Cela, j’ai pu le vérifier au moyen de l’expérience.

Cependant, je reconnais que chacun est libre de penser ce qu’il veut. Ceux qui veulent suivre mes Enseignements, qu’ils les suivent, je ne suis en train d’exercer de contrainte sur le Mental d’aucune personne. Je respecte le libre arbitre de chacun, mais j’expose, je dis qu’il vaut mieux se libérer du processus de l’Intellect…

Ce qui est grave, c’est que les gens s’auto-trompent tellement qu’ils croient que toute action doit naître forcément du Mental. Jamais, ils ne font la VOLONTÉ DU PÈRE ; jamais, ils n’agissent selon les données de leur Conscience ; ils n’écoutent pas leur Conscience ; ils préfèrent faire les choses selon leurs idées plus ou moins tordues ou absurdes, en accord avec leurs impulsions purement intellectuelles ; cela les a conduit à l’erreur. Voyez l’état dans lequel se trouve l’humanité.

Si nous apprenions à VIVRE EN ACCORD AVEC LES DONNÉES DE LA CONSCIENCE, il est évident que nous vivrions de façon correcte et que nous ne prendrions aucune sorte de karma.

Mais si nous continuons à agir selon nos impulsions intellectuelles ou selon les impulsions de notre Mental, alors nos actions seront tordues, absurdes, erronées. Nous avons pu réfléchir sur cela, le comprendre à travers la vie pratique…

Il faut un peu discuter avec le Mental quand il ne veut pas obéir. Nous devons nous adresser au Mental en lui disant, par exemple : « Mental, pourquoi ne m’obéis-tu pas ? Obéis-moi ! Qu’est-ce que tu veux, Mental ? »…

Plus tard, avec le développement des Facultés, le Mental nous répondra comme s’il était une personne complètement différente. Il nous dira : « je veux ceci ou je désire telle autre chose » ; ou simplement par le biais d’une image représentative, par le biais de quelque REPRÉSENTATION intellectuelle, il nous montrera ce qu’il veut.

Alors, nous pourrons lui dire : « Ce que tu désires, Mental, ne sert à rien, c’est faux, obéis-moi ! Je suis ta Conscience et tu dois m’obéir, Mental ! »…

Ainsi, peu à peu, nous allons le dominer ; il faut apprendre à discuter avec lui, le traiter de la même façon que les muletiers traitent un âne qui ne veut pas obéir.

Avez-vous vu, frères, comment les dresseurs de chevaux traitent les chevaux ? Parfois, ils vont jusqu’à les réprimander, et c’est ainsi que nous devons faire avec le Mental : LE TRAITER COMME UN ÂNE ou un cheval, COMME QUELQUE CHOSE QUI DOIT APPRENDRE À OBÉIR. Ne pas être esclave du Mental, parce que si nous sommes esclaves du Mental, nous allons à l’échec.

Il y a un point très délicat pendant la Méditation : souvent, quand on croit qu’on est arrivé à la quiétude et au silence du Mental, on n’y est pas encore arrivé. Alors, on doit fouiller à l’intérieur, on doit dire au Mental : « Mental, que se passe-t-il ? Que désires-tu ? Pourquoi n’es-tu pas tranquille ? Obéis-moi, tu dois être tranquille ! »…

Parfois, si vos Facultés Supérieures sont assez développées, vous pourrez voir les Représentations de votre Mental qui lui, à cet instant, répondra avec telle ou telle scène ; de cette façon, il vous dira ce qu’il veut.

Mais c’est précisément le moment de savoir lui répondre, de savoir traiter ce Mental de la même façon qu’un muletier traiterait un âne qui ne veut pas obéir, un âne qui ne veut pas rester calme mais qui, à la fin, resterait calme.

LE CALME ET LE SILENCE, c’est précisément ce dont on a besoin pendant la Méditation. Parce que quand le Mental est calme, quand le Mental est en silence, advient le nouveau.

Si vous croyez être parvenus au calme et que vous n’avez encore rien expérimenté, c’est parce que vous n’êtes pas parvenus au calme, ni au silence. Si vous rencontrez quelque pression dans votre Mental et non pas cet état de spontanéité naturelle, d’attitude naturelle, c’est parce que le Mental n’est pas encore calme, ni en silence. Il faut rechercher alors pourquoi il n’est pas calme, pourquoi il n’est pas en silence.

Il se peut qu’il y ait des luttes terribles, là, dans les fonds submergés, dans les replis très profonds, inconnus de vous. Oui, que cela ne vous étonne pas : des fonds internes submergés ou infra-conscients du Mental…

Dans ces fonds ou abymes intellectuels, il y a aussi des luttes que souvent nous ignorons (dans la région purement superficielle du raisonnement). Des luttes, des luttes qui entravent la Conscience, qui ne lui permettent pas de s’échapper ; des luttes qui embouteillent l’Essence…

C’est pourquoi, quand vous vous trouvez dans cet état, bien que l’on croie que le Mental est calme et en silence, le nouveau ne survient pas ; c’est parce qu’il y a des entraves très profondes dans l’Infra-conscience. Alors, il faut interroger le Mental : « Mental, que désires-tu ? Pourquoi n’es-tu pas calme ? »…

Le Mental donnera une réponse, probablement avec une Représentation. Il faut comprendre cette Représentation, la discerner et faire voir au Mental que cette Représentation, que cette idée qu’il a, que ce désir qu’il a est absurde.

Il faut discuter, dans ce cas, avec le Mental et lui faire comprendre qu’en cela il est absurde et que son attitude n’a pas de base solide ; que le mieux qu’il ait à faire, c’est de nous laisser tranquilles, de ne plus nous déranger, de ne pas nous ennuyer.

Mais il faut comprendre quel est ce désir qu’a le Mental. Ce désir est peut-être terriblement submergé. Il faut le COMPRENDRE POUR POUVOIR LE DÉTRUIRE ; une fois détruit, arrivent alors le calme et le silence du Mental.

Et s’il ne vient pas, alors que faire ? C’est parce qu’il y a quelque autre désir submergé, quelque autre problème par là, dans l’Infra-conscience. Dans ce cas, il faut recommencer ; il faut discuter avec le Mental ; il faut l’interroger pour savoir ce qu’il veut ; il faut lui faire comprendre que ce qu’il désire est absurde, qu’il nous laisse en paix, qu’il ne nous dérange pas.

Ainsi, en dominant le Mental, en l’apprivoisant comme un poulain sauvage, viendra enfin le moment où il apprendra à être calme et silencieux jusqu’à ce que vienne la Libération de l’Essence, la Libération de la Conscience.

Avec la Conscience libre, hors du terrain purement intellectuel, on peut EXPÉRIMENTER, ÉTUDIER, mes chers frères, non pas seulement l’Atlantide ou la Lémurie, mais même les Dieux et les Nuits Cosmiques ; on peut approfondir l’histoire des siècles, se connaître soi-même et connaître les autres, découvrir les Mystères de la Vie et de la Mort, expérimenter les SEPT SECRETS INDICIBLES, etc.

DAVANTAGE DE MÉDITATIONS, S’IL VOUS PLAIT, davantage de Méditations, c’est ce dont vous avez besoin ! Dans la Troisième Chambre, dans le Lumitial, on peut faire la Méditation en groupe et il convient de la faire pour que vous receviez de la force.

Et chez soi, il faut travailler quotidiennement, quotidiennement chez soi, mes chers frères, travailler, travailler et travailler. Rappelez-vous que « la Méditation est le Pain du Sage » et « notre Pain quotidien » ; nous devons la pratiquer intensément, vous m’avez compris ?

Bien, mes chers frères, je crois que j’ai suffisamment parlé aujourd’hui. Maintenant, je vous invite à pratiquer la Méditation, je vous invite à étudier, je vous invite à réfléchir sur les Enseignements que je vous ai donnés au moyen de cette cassette enregistrée.

Paix Invérentielle !