Les Forces Occultes d’Ahriman

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Lucifer, par William Blake

Il convient d’approfondir un peu plus par rapport à notre psyché. Nous avons beaucoup parlé de l’ego, du Moi, du soi, de l’entêté, mais aujourd’hui, nous allons pénétrer dans des aspects encore plus profonds…

Ahriman était vénéré dans l’antique Perse. Sans doute, le culte à Ahriman n’appartient pas aux Aryens, mais à un certain nombre de personnes, survivants de l’Atlantide submergée. Je veux insister avec emphase sur les Turaniens. Incontestablement, pour eux Ahriman était le centre de leur culte. Steiner parle de «forces Ahrimaniques» et beaucoup d’autres auteurs étudient de telles forces.

Lucifer est le porteur de lumière, l’archange créateur de lumière [Lucifer signifie littéralement «porteur de lumière»]. Lucifer n’est pas cette créature anthropomorphique que nous présentent les ignorants cléricaux dogmatiques. Certes, chacun de nous a son propre Lucifer, qui en lui-même est le reflet du Logos ou de nos Logoi intérieurs dans les profondeurs de notre psyché – l’ombre, pourrions-nous dire, de nos Logoi, dans les profondeurs de notre propre psyché.

Il est évident que quand nous n’étions pas tombés, quand nous vivions encore dans l’Eden, ce Lucifer intérieur brillait glorieusement dans nos profondeurs. Mais quand nous avons fait l’erreur de manger le fruit défendu dont on nous a dit: «Vous n’en mangerez pas», alors notre Lucifer intime est tombé et est devenu le diable dont parlent toutes les théogonies.

Maintenant nous avons besoin de «blanchir le diable», c’est vrai, nous devons mourir en nous-mêmes, ici et maintenant, quand nous réalisons la dissolution de «l’ego» de façon radicale, ce diable des mythologies est blanchi, resplendissant, il se transforme en Lucifer, le porteur de lumière, quand il se mêle à notre Âme et à notre Esprit, il nous transforme, pour cette raison, en archanges glorieux.

Ahriman est quelque chose de très différent, mes frères et sœurs bien-aimés. Ahriman est l’autre côté de la pièce de Lucifer, c’est l’aspect négatif de celui-ci. Il est exprimé sous la forme (de ce Feu Ahrimanique) des anciens Turaniens de la Perse. C’est la fatalité, les puissances occultes de ce monde.

Correctement, Ahriman est toujours au-delà de l’ego lui-même… Dans notre dernière réunion, nous avons dit qu’Ahriman est l’ego ; mais maintenant, avançant didactiquement, nous devons dire qu’Ahriman est la base de l’ego, le fondement, qui est au-delà du moi-même. Ahriman est l’iniquité dont Paul de Tarse nous parle dans les Saintes Écritures, l’homme du péché, l’antithèse, pourrions-nous dire, ou l’envers de la médaille en relation, précisément, au Fils de l’Homme. C’est l’antichrist…

L’Apocalypse ou Révélation de Saint-Jean mentionne la «bête à sept têtes et dix cornes». Ces «sept têtes» sont les sept péchés capitaux: la colère, l’avidité, la luxure, l’envie, l’orgeuil, la paresse, la gloutonnerie, avec toutes leurs dérivations. Quant aux «dix cornes», elles représentent la roue du Samsara. Cela signifie que la bête évolue et involue sans cesse. C’est pourquoi il est dit qu’ «il monte de l’abîme et va à la perdition.» Il correspond à la roue du Samsara. Nous devons réfléchir profondément…

Une autre «bête à deux cornes» est également mentionnée. L’Apocalypse dit aussi:

«Et je vis une autre bête monter de la terre, et il eut deux cornes semblables à celles d’un agneau, et elle parlait comme un dragon, et elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ceux qui l’habitent adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie et vécue…» – Apocalypse 13: 11, 12

Il faut savoir et comprendre qu’on peut se retrouver avec les éléments qui constituent l’ego, et néanmoins ils peuvent ressusciter dans la bête, dans l’antichrist, dans le monstre à sept têtes.

Par exemple, quand on a complètement annihilé les démons de la colère, c’est comme si on avait blessé une des têtes de la bête, mais alors cette blessure est guérie et ce défaut est fortifié dans cette tête blessée et la bête est guérie. C’est comme si l’on en a fini avec la cupidité dans toutes les 49 régions du subconscient, quand les éléments inhumains de la cupidité sont annihilés; alors la cupidité ressuscite plus fortement dans une autre tête de la bête et ainsi de suite…

Quand on est totalement mort en soi, alors seule la bête reste. C’est pourquoi il a été dit, mes chers frères et sœurs, que «avant que le Christ vienne, l’antichrist viendra». Avant que le Christ ressuscite en quelqu’un, l’antichrist, la bête qui doit être tuée, est révélé…

C’est pourquoi il est bien dit dans Apocalypse 13:10:

«Celui qui conduit en captivité ira en captivité: celui qui tue par l’épée doit être tué avec l’épée. Voici la patience et la foi des saints.»

Cela signifie que sur la base d’une patience infinie, l’antichrist peut être tué en nous, mais cela demande de la patience et du travail…

Incontestablement, l’antichrist fait des «miracles» trompeurs et des «merveilles». Il invente des bombes atomiques (c’est ainsi qu’il fait «descendre le feu du ciel sur la terre aux yeux des hommes»)… Il est sceptique par nature et terriblement matérialiste par instinct. Quand a-t-on entendu dire qu’il a été dit qu’Ahriman est mystique? Jamais! C’est pourquoi, quand les Turaniens ont voulu dominer le monde, ils ont établi le culte d’Ahriman, qui est le culte de l’antichrist.

Il y a deux sciences de toute éternité: l’une est la science pure connue seulement par les parfaits. L’autre est la science terriblement sceptique et matérialiste de la bête, l’antichrist. Cette science est basée sur un raisonnement subjectif. Elle n’accepte rien qui ressemble à Dieu ou qui est adoré; elle est affreusement dégoûtante.

Si vous regardez le monde aujourd’hui, vous verrez la science de l’antichrist partout. Comme l’ont dit les meilleurs prophètes de l’antiquité:

«… le jour de la grande apostasie viendrait, quand rien comme Dieu ne serait accepté ou adoré…»

Ce jour est là; nous y sommes. Après la grande apostasie dans laquelle nous sommes (qui a grandi et grandira encore plus), viendra le cataclysme final; c’est donc écrit par tous les grands prophètes du passé. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une compréhension suffisante pour ne pas suivre la bête.

Malheureusement, tout le monde porte la bête dans les profondeurs de leur psyché. Si ce n’était qu’une bête extérieure, comme certains le supposent, le problème ne serait pas si grave. Mais la chose la plus grave, mes frères et sœurs, c’est que tout le monde porte la bête à l’intérieur et qu’elle a une force terrible. Observez-vous et vous la découvrirez…

Si vous êtes sincères avec vous-même et méditez, concentrez-vous en vous-même, en essayant de vous explorer, vous pourrez mettre en évidence deux aspects parfaitement définis: le premier aspect sincère, celui du véritable mysticisme de ceux qui désirent vraiment la réalisation de leur Être, qui veut connaître leur Soi; mais il y a un autre aspect que vous ressentez, que vous connaissez: l’aspect de la bête qui rejette ces choses, qui s’oppose à ces aspirations et qui, même si on est très pieux et sincère, on a des moments où malgré être ainsi, si sincère, on s’émerveille qu’il y ait quelque chose en soi qui s’oppose définitivement à ces aspirations spirituelles, et de plus, rit même de ces aspirations.

Il y a donc une lutte entre ces deux aspects de notre psyché: celui qui aspire à la vérité et qui est la science pure, et celui de la bête, qui rit de ces choses, qui est grossièrement matérialiste, qui ne les accepte pas.

Donc, si vous voulez être honnête avec vous-même et vous vous explorez vous-même, vous serez capable de prouver la réalité de ce que je vous dis. En effet, la bête, Ahriman, l’antichrist, ne s’intéresse pas aux questions spirituelles. Certes, la seule chose qui l’intéresse est la matière physique, dense, grossière… Justement, l’athéisme Marxiste-Léniniste, le matérialisme Soviétique, a ses fondements dans Ahriman…

Mais je vous dis: vous devez être honnête avec vous-mêmes. En vous il y a une part qui est la foi et qui sent l’aspiration dans votre psychisme, mais il y a une autre partie que vous n’aimez pas, mais, elle existe, même si vous ne l’aimez pas: c’est du scepticisme…

«Voici la bête qui était et qui n’est pas, et qui est encore.» – Apocalypse 17: 8

Elle n’existe pas et elle existe. C’est l’antithèse de ce que vous voulez, et le pire est que vous aussi êtes cette antithèse. Évidemment, cette antithèse est celle de l’antichrist, celle d’Ahriman…

Par exemple, vous savez que la morbidité, la luxure, est dégoûtante, abominable, mais il y a quelque chose dans votre psyché qui rit de vos aspirations de chasteté, qui parvient parfois à gagner le jeu, qui se moque de vous: c’est Ahriman, la bête…

Vous savez que la colère, par exemple, est dégoûtante, car à cause de la colère, la clairvoyance est perdue, elle est ruinée. Vous avez l’intention de ne pas avoir de la colère, mais à tout moment vous serez tous «tonnerre et éclair». Évidemment, vous ne doutez pas que cette colère se rapporte aux «Moi» de la colère et que vous parvenez même à les contrôler, mais quelque chose qui se moque de vos bonnes intentions émerge des profondeurs, derrière ces «Moi».

On pouvait en finir avec la colère, et pourtant à tout moment on pouvait le sentir, même si on l’avait fini, parce que toute tête de la bête, blessée par la pointe acérée de l’épée, est à nouveau guérie; voici le pouvoir de la bête. C’est pourquoi il est écrit:

«Ils adorèrent la bête, disant: Qui est semblable à la bête? Qui est capable de faire la guerre avec lui…»

L’antichrist? Ceux qui supposent que l’antichrist est né en Asie, et qu’il se dirige vers l’occident et qu’il apparaîtra à une année quelconque, faisant des miracles et des prodiges, se trompent complètement. Tout le monde porte l’antichrist dans son intérieur. Il est la bête. Il est Ahriman. Il est, pourrions-nous dire, l’envers de la médaille de l’humain causal. L’antichrist est formé par toutes ces causes ancestrales et criminelles que nous avons créées de vie en vie depuis les temps anciens. L’antichrist est l’aspect négatif de l’humain causal…

Donc, si nous sommes sincères, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, si nous avons le courage de nous auto-explorer judicieusement, alors nous découvrons que réellement «l’inique» dont Paul de Tarse nous parle dans les Saintes Écritures, est chacun de nous.

Tout ce qui a même un soupçon de Dieu, qui est adoré, est raillé par les méchants. Observez-vous: vous avez eu vos moments de mysticisme, de prière, de dévotion (ce sont des moments délicieux), mais malgré tout, à tout moment, au moindre moment suspect, l’inique qui rit de toutes ces choses émerge. Quand vous le voyez, il est trop tard, vous avez déjà ri…

En effet, tout le monde porte l’inique à l’intérieur, et il est très fort, très puissant. Il fait des miracles et des merveilles. Il a inventé toute cette fausse science.

C’est pourquoi tous ces savants ignorants de la chimie, de la physique, de la mécanique et des laboratoires biologiques, qui ne peuvent voir au-delà de leur nez, avec une orgeuil et un cynisme déconcertants, disent: «Cela n’existe pas, cela n’est pas prouvé! Ce sont des légendes, des superstitions, des gens ignorants d’autrefois!» Telle est la science de l’inique, l’antichrist!

Mais il y a une autre bête, devant l’inique, qui a deux cornes: cette bête est le «Moi», l’ego, le moi-même, qui est capable de faire toutes ces merveilles et signes devant l’humanité et qui, doté d’une grande puissance, défend l’inique.

Ce sont les deux bêtes de l’Apocalypse de Saint Jean. Beaucoup réussissent à détruire la première bête: ils se soumettent aux épreuves de l’initiation et réussissent, mais très rares sont ceux qui réussissent à annihiler l’inique, l’antichrist.

«Qui est semblable à la bête?» dit l’humanité, ainsi tous les genoux s’inclinent et adorent la bête. La bête fabrique des avions supersoniques, des fusées qui traversent l’espace à des vitesses gigantesques; la bête crée du plasma, des médicaments, fabrique des armes atomiques de toutes sortes, de l’intellectualisme étincelant, des leaders politiques, etc.

Détruire l’inique… qui peut le faire? Qui pourrait être assez fort pour détruire l’inique lui-même? Certains ont réussi, oui, mais après ils ont commis la délinquance… La bête a une telle force qu’elle peut être morte et ressusciter…

Évidemment, quand le Fils de l’Homme vient à ce monde, il est toujours soumis à l’ignominie, exposé à toutes sortes de vexations. Mais qui est son moqueur? Qui le soumet à l’ignominie? La bête, en effet! Puisqu’il entre dans ce monde, il doit entrer dans la bête, ainsi la bête se moque de lui et le soumet à l’ignominie; c’est sa prison…

En effet, il est courageux, mais la bête est un lâche. Alors il est soumis à l’ignominie. S’il est chaste, la bête ne l’est pas, et il souffre l’indicible. Mais, quand la bête est morte, quand la bête est jetée dans le «lac brûlant de feu et de soufre», qui est la Seconde Mort, le Fils de l’Homme ressuscite parmi les morts et vie.

Eh bien, vous avez vu comment le rostrum divin est représenté: la tête du Fils de l’Homme couronné d’épines. Il y a de nombreux exemples de telles têtes dans différents endroits du monde. Ces têtes couronnées viennent de l’Âge de Bronze. Et le visage du Fils de l’Homme est baigné de sang à cause des vexations qu’il subit; inséré dans la bête, il doit souffrir jusqu’à ce que la bête soit morte…

Il est écrit, par conséquent, que «avant que le Christ soit révélé, l’antichrist est révélé» en chacun de nous.

Maintenant, parlant d’une manière collective, je dirai: avant l’arrivée de l’Âge d’Or, l’antichrist deviendra omnipotent sur la surface de la Terre.

«Mais toi, Daniel, ferme les paroles, et scelle le livre, jusqu’au temps de la fin; plusieurs courront çà et là, et la connaissance (la science) augmentera».

… donc c’est écrit.

Le «faux prophète qui fait des signes devant la bête» est l’ego, le moi-même, l’entêté, le «Moi». Et la bête qui monte la «grande prostituée»… Qui est-ce? L’abominable orguane Kundabuffer, le serpent tentateur de l’Eden…

Par conséquent, frères et sœurs, il est nécessaire de comprendre ce qu’est la bête; il a des pouvoirs terribles et gigantesques. Quand on comprend cela, on se préoccupe alors de faire une nouvelle création à l’intérieur de soi-même…

Comme le dit Paul de Tarse (et c’est vrai):

«La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observance des commandements de Dieu… Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création: les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles.» – 1Co 7:19, 2Cor.5

Quelle est cette «nouvelle création»? La création des corps existentiels supérieurs de l’Être.

Et quelle est la «marque du Christ»? Les stigmates nous pourrions dire, les signes du mercure avec lequel on travaille (parlant dans l’Alchimie rigoureuse). Mais si l’on, frères et sœurs, ne fait pas une nouvelle création, on n’a rien fait.

Dans les anciens mystères de l’Égypte, quand l’initié devait recevoir sa première initiation, il entrait dans un sarcophage, un sépulcre, plein de mots, et là il restait endormi trois jours et trois nuits, comme s’il était mort. Puis, en dehors du corps physique, il se trouva face à face avec sa Mère Divine (ISIS), qui avait dans sa main droite un livre, le livre de la sagesse, au moyen duquel il est possible d’être guidé pour accomplir le Grand Oeuvre…

Et quel est le livre de la sagesse? L’Apocalypse, le livre de la Révélation. Qui le comprend? Celui qui réalise le Grand Œuvre. Ceux qui n’effectuent pas le Grand Œuvre ne le comprendront pas parce que c’est le livre de toute la Création…

Après les trois jours, l’initié ressuscite parmi les morts, parce qu’il renaît à la vie. Bien sûr, ce n’était pas la résurrection majeure, mais une petite résurrection, car à chaque initiation quelque chose meurt en nous et quelque chose ressuscite en nous. Ainsi, de cette façon, nous mourons et ressuscitons petit à petit. Ces trois jours sont les trois purifications à travers lesquelles on doit passer: trois purifications par le fer et par le feu. La résurrection majeur n’est possible qu’après la mort majeur.

Quand on ressuscite en profondeur, quand on passe par la grande résurrection, Ahriman est mort; il n’y a rien qui reste de l’antichrist, ni de la bête, ni du faux prophète; pour eux c’est le «lac brûlant de feu et de soufre» qui est la Seconde Mort. Alors le Fils de l’Homme se lève. Il est ressuscité dans le Père, et le Père ressuscite dans le Fils, parce que le Fils et le Père sont un.

Donc, tout est à l’intérieur de nous. C’est donc à l’intérieur de nous que nous devons travailler. Tel que nous sommes, nous sommes un échec. Nous avons besoin que l’ego meure, ainsi l’ayant déjà atteint, il devient nécessaire pour la bête – Ahriman, le «monstre à sept têtes et dix cornes», l’avers de l’humain causal – de mourir.

Seulement ainsi, mes chers frères et sœurs, qu’il est possible un peu plus tard d’être ressuscité. Avant ce moment nous devrons nous contenter de petites morts et de petites résurrections, mais la résurrection finale n’est pas possible avant la mort de la bête…

Toutes les écoles nous parlent de l’initié restant trois jours dans un sépulcre et qu’après cela, il émerge transformé. Certaines écoles prennent cela littéralement, grossièrement; ils croient vraiment que ce sont trois jours où l’on est couché là, empilé dans un cercueil mort, et ensuite on se lève et devient un Dieu. Ils ne comprennent pas la réalité des choses. Ils ne veulent pas comprendre que ces trois jours sont les trois purifications par le fer et le feu… Une vie de sacrifices est nécessaire pour y parvenir. Zoroastre, Zarathoustra, a commencé très jeune et il a réussi quand il était vieux. Il y a ceux qui commencent à un âge mûr ou âgé; évidemment, ils ne parviennent pas à le faire en une seule existence, mais peuvent avancer beaucoup plus loin et dans une existence future, ou dans leur existence future, pour terminer l’Œuvre. Mais il n’est pas possible, je le répète, d’atteindre la résurrection suprême sans la mort de l’antichrist.

Jusque là, mon discours ce soir, mes chers frères et sœurs… Quelle heure est-il? Onze?

Questions

Disciple: Je veux vous demander comment est-ce possible et pourquoi même le Maître Jésus a été tenté par le Diable?

Samaël Aun Weor: Tous les Êtres qui sont sur le chemin ésotérique, sans faire exception à Jésus de Nazareth, ont été tentés et seront tentés.

Incontestablement, nous devons transformer le diable, le convertir en Lucifer, blanchir le diable, le faire briller à l’intérieur de nous…

Disciple: Mais Maître… Jésus n’avait pas de Diable, et si Jésus l’avait eu, il l’avait déjà blanchi, alors il avait déjà ce reflet du Logos, non? Parce qu’au moins Jésus l’avait déjà blanchi…

Samaël Aun Weor: Pensez-y mieux!

Disciple: Je dis, je pense…

Samael Aun Weor: Vous pensiez de cette manière?

Disciple: Je suppose que Jésus aurait dû faire blanchir le diable, non?

Samaël Aun Weor: Eh bien, tous les Êtres, y compris Jésus, ont dû blanchir le diable. Si Jésus n’a pas complètement blanchi son diable, il a dû le blanchir plus tard au moyen de l’initiation.

En tout cas, le drame cosmique de l’initiation est hautement symbolique. Les Évangiles sont écrits en code. Ils ont été écrits par des initiés et pour des initiés, et toute une vie d’études Hermétiques est nécessaire pour comprendre les Évangiles, et c’est après avoir atteint la vieillesse qu’on commence à les comprendre.

Il faut que l’on ait blanchi ses cheveux, pourrait-on dire, avec sagesse, pour arriver à comprendre ce que sont les Évangiles.

Apprendre davantage sur le livre de l’Apocalypse:

Le Message du Verseau

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