Faits Spirituels

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Krishna et Arjuna sur le Champ de Bataille

«Si tu mange, mange, si tu t’habille, habille-toi, et si tu marche dans la rue, marche, marche, marche, mais ne pense à rien d’autre, fais seulement ce que tu fais. Ne sois pas loin des faits, ne les remplis pas de tant de significations, de symboles, de sermons et d’avertissements, vis-les sans allégories, vis-les d’un mental réceptif d’instant en instant.» – Samaël Aun Weor, L’Élimination de la Queue de Satan

«Nous, les Gnostiques, nous sommes des mathématiciens en investiguant, et précis dans nos expressions, nous n’aimons pas de tels fantasmes, nous voulons des faits, des faits concrets et précis.» – Samaël Aun Weor, Anthropologie Gnostique

Aujourd’hui, nous allons continuer le cours sur la spiritualité pratique que nous avons commencé dans la conférence précédente. Dans la première conférence, nous avons discuté de quelques informations théoriques et structurelles de base au cœur de l’Hindouisme, en particulier en ce qui concerne le Yoga. Dans cette conférence nous avons discuté comment ce mot Yoga est du Sanskrit pour «union». Il ne se réfère pas simplement à des postures pour le corps physique. La vérité est que le Yoga se réfère à l’union de l’Âme, ou psyché, à la divinité.

Toutes les formes de Yoga ont cette union comme but. Dans l’Hindouisme, ce but est appelé Atma Jnana (आत्मा ज्ञान). Comme nous l’avons expliqué précédemment, alors qu’Atman Jnana est habituellement traduit par «Auto-Réalisation», le terme signifie littéralement «connaissance de Soi». Il fait référence à un type de connaissance que nous avons acquis à travers notre expérience personnelle. Donc, l’auto-réalisation signifie expérimenter la réalité du Soi, le connaître à travers l’expérience, ce qui se produit lorsque l’Âme individuelle est établie en union (Yoga) avec la divinité. C’est le message central et le but du vrai Yoga. C’est le message central de toute religion authentique, et bien sûr, c’est le noyau de la tradition Gnostique. Le mot Gnose a exactement la même implication: il signifie «connaissance venant de l’expérience». Nous ne sommes pas concernés par la connaissance dans un sens matérialiste ou mondain; nous sommes concernés par la connaissance de la Conscience, l’Âme, pour que l’Âme ait une connaissance par expérience.

Nous avons intitulé ce cours «Spiritualité Pratique» pour souligner ce que signifie réellement Atman Jnana ou Gnose : cela signifie l’union de la Conscience qui s’éveille avec sa source. C’est une union qui se produit à plusieurs niveaux, jusqu’à ce que la Conscience devienne une unité qui soit singulière, une, réalisée par elle-même et ayant une connaissance de Soi absolue. Cela signifie la connaissance de tous les niveaux du Soi. Avoir ce genre de connaissance, c’est être un Bouddha, un Dieu, être comme Krishna, Jésus et d’autres grands maîtres que nous respectons et suivons. Être ce type d’Âme, ce type d’entité, c’est avoir l’expérience de tous les niveaux de Soi, et se connaître par expérience des profondeurs jusqu’aux plus hauts sommets. C’est ce dont nous avons discuté dans la première conférence. Aujourd’hui, nous approfondirons ce sujet.

Même si nous parlons de beaucoup de choses compliquées et sophistiquées dans cette tradition, et nous expliquons beaucoup de mythologies, de religions, de hiérarchies et d’écritures, le but réel est de souligner pour nous qu’il y a un seul chemin, et que ce chemin est à l’intérieur de nous. Nous devons marcher sur ce chemin ici et maintenant en sachant qui nous sommes et en apprenant à changer. Toutes les théories, diagrammes et explications sont utiles et ils ont leur place, mais ils n’ont aucun sens si nous ne travaillons pas d’instant en instant pour nous éveiller et pour connaître par nous-mêmes qui nous sommes réellement. Dans ce cours, nous nous concentrons spécifiquement sur la façon dont nous faisons cela.

Comment pouvons-nous acquérir des faits? Dans tous les livres et cours, nous présentons beaucoup de théories, de structures, de diagrammes, d’explications, de mots et de définitions, mais rien de tout cela n’est factuel tant que nous ne l’avons pas confirmé, expérimenté et connu. C’est notre premier besoin. Ceci est souligné par Krishna dans la Bhagavad Gita. Il y dit, en enseignant à Arjuna:

«Même si l’on est le plus pécheur de tous les pécheurs, on doit encore traverser l’océan du péché par le radeau de l’auto-connaissance seul. Comme le feu ardent réduit le bois en cendres, de même, le feu de l’auto-connaissance réduit en cendres tous les liens du karma…» – Krishna, Bhagavad-gita 4: 36-37

Ceci est une déclaration incroyablement renforçante. Il est très important de vraiment et profondément comprendre ce qu’il nous dit. Il ne nous dit pas qu’en croyant en Krishna nous serons sauvés. Il ne nous dit pas qu’en adhérant à un groupe qui vénère Krishna, nous serons sauvés. Il ne nous dit pas de faire une promesse ou un serment. Il ne nous dit pas de faire un don ou de changer la façon dont nous nous habillons ou parlons. Il nous dit qu’en nous connaissant nous-même complètement, pleinement, profondément et entièrement, nous pouvons nous libérer de la souffrance, même si nous sommes les plus pécheurs de tous les pécheurs. La libération est à 100% le résultat de nos efforts pour nous connaître. Ce n’est pas le travail d’un Être en dehors de nous. Personne ne peut être libéré par quelqu’un d’autre. Nous sommes libérés par nous-mêmes. Ceci est une phrase habilitante. Cela devrait nous inspirer, parce qu’il nous dit qu’en nous connaissant pleinement et complètement, nous devenons libérés du karma, libérés de la souffrance de tous les types. Cela nous dit aussi que nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. Nous n’avons pas besoin de quelqu’un d’autre, ou d’un groupe, ou d’un Soi-disant «gourou» ou «maître» à suivre. Nous avons déjà le vrai Maître à l’intérieur de nous: c’est notre Intime.

C’est le même enseignement que tout grand maître a déjà donné. Jésus a enseigné la même chose que Krishna, dans ses propres mots. Mais bien sûr, au fil du temps, toutes les religions perdent de vue la nature pratique des enseignements, et veulent juste que vous croyiez et suiviez. Ce n’est pas le vrai enseignement.

La ligne que nous avons citée ci-dessus vient de la Bhagavad Gita, qui est un extrait d’une Écriture plus longue appelée Le Mahabharata [étudiez un cours sur le Mahabharata]. Le Mahabharata est une histoire belle et très profonde qui représente le travail spirituel que chacun de nous doit accomplir en nous-mêmes.

La Bhagavad Gita, qui signifie «Le Chant du Seigneur», est un récit d’un enseignement que Krishna a donné à Arjuna. Krishna représente la lumière du Christ, la force solaire universelle qui est au cœur de tout maître illuminé. C’est le feu de la vie. C’est le feu de l’être-itude. Krishna est une incarnation de cette force. Ainsi est Jésus. Ainsi est Moïse. Ainsi est Milarepa. Ainsi est Jeanne d’Arc.

Cette histoire, la Bhagavad Gita, décrit les moments précédant une grande bataille. Arjuna est un guerrier qui a dû se battre contre ses propres parents. Toute sa famille et tous ses proches étaient rassemblés sur le champ de bataille. Il les a observés, tous ces gens qu’il respectait et qui lui étaient liés, et il a hésité. Il avait un doute. Il réalisa soudainement qu’il n’avait pas en lui de tuer ces gens qu’il connaissait depuis si longtemps. Il doutait de lui-même et de son but, et il doutait de ce qu’il faisait là et il tremblait d’incertitude. C’est ainsi que commence la Bhagavad Gita. Krishna, qui conduisait le char d’Arjuna, lui a ensuite donné une conversation spirituelle. Cette conversation est l’intégralité de la Bhagavad Gita.

Cette scène est symbolique. Beaucoup de gens lisent l’histoire et aiment les images et la description de l’histoire parce que c’est excitant. Ils le traitent comme n’importe quelle autre mythologie ou conte. Mais en réalité, cette scène représente un état de Conscience, un niveau d’Être, un aspect du travail spirituel.

Arjuna représente notre Âme, spécifiquement l’Âme Humaine, qui dans la Kabbale est liée à la Sephirah Tiphereth. En Hébreu, Tiphereth signifie «beauté» et se rapporte au potentiel de notre Âme de s’épanouir avec la divinité et de refléter toutes les plus belles qualités, les vertus.

Krishna représente le Christ, spécifiquement la Sephirah Chokmah. En Hébreu, Chokmah signifie «sagesse». Il fait partie de la trinité supérieure de l’Arbre de Vie. La trinité est universelle, symbolisée dans toutes les religions. Dans l’Hindouisme, la trinité est représentée par Brahma, Vishnu et Shiva. Chokmah correspond à Vishnu, cette partie de la divinité qui s’incarne dans le monde afin de racheter ceux qui veulent la libération. Dans l’Hindouisme, Vishnu aurait de nombreux avatars, dont Krishna est le plus célèbre. Par conséquent, dans la Bhagavad Gita, Krishna représente Vishnu incarné à l’intérieur d’un initié (représenté par Arjuna) pour guider cet initié sur le chemin.

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Par la suite, cette scène est liée à une étape spécifique de l’initiation où l’initié doit faire face à la totalité de sa psyché, son propre mental, face à cette grande bataille, et sachant qu’il est de son devoir de tuer toutes ses habitudes bien-aimées, les manières de pensée, les manières de sentir et les manières de se comporter. Il doit les éliminer parce qu’ils sont les obstacles qui l’empêchent d’être un avec la divinité. C’est pourquoi il hésite.

«Alors Arjuna a vu là-bas stationnés, grands-pères et pères, enseignants, oncles maternels, frères, fils, petits-fils et amis, aussi.

27. (Il a vu) des beaux-pères et des amis aussi dans les deux armées. Le fils de Kunti-Arjuna, voyant tous ces parents debout, parlait ainsi avec tristesse, rempli de profonde pitié.

Arjuna a déclaré:

28. Voyant cela, mes parents, ô Krishna, vêtus, désireux de se battre,

29. Mes membres tombent en panne et ma bouche est desséchée, mon corps tremble et mes cheveux se hérissent!

30. La «Gandiva» (arc) glisse de ma main et ma peau brûle partout; Je ne peux même pas me tenir debout, mon mental est en train de vaciller, pour ainsi dire.

31. Et je vois des présages adverses, O Kesava! Je ne vois pas de bien à tuer mes parents dans la bataille.» – Bhagavad Gita 1

C’est la peur d’Arjuna, son hésitation.

Le char représente le corps de l’Âme, la Sephirah Tiphereth, le Corps Causal.

Les chevaux ont plusieurs niveaux de signification. Principalement, ils se rapportent au reste des corps de l’Âme, mais ils se rapportent aussi aux sens.

L’important ici est que chaque étudiant du mysticisme et de la religion traverse cette crise encore et encore. Nous doutons du travail et nous refusons de faire face aux choses à l’intérieur de nous qui nous gardent en servitude. Nous oublions l’enseignement de Krishna qui dit,

«Comme le feu ardent réduit le bois en cendres, de même, le feu de l’auto-connaissance réduit en cendres tous les liens du karma…» – Krishna, Bhagavad-gita 4: 36-37

… si nous savons ce qui nous lie.

Donc cet enseignement sur le champ de bataille concerne la connaissance de Soi. Il s’agit d’Arjuna face à lui-même et étant disposé à se comprendre. Toute la Bhagavad Gita est une explication de cela.

L’Arbre de Vie

Tout cela est représenté dans l’Arbre de Vie. Quand nous étudions l’Arbre de Vie Kabbalistique, nous regardons une représentation symbolique de nous-mêmes. Nous en parlons souvent en relation avec les mondes extérieurs, mais sa signification première est qu’elle représente nos mondes internes: qui nous sommes.

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En termes simples, au sommet se trouve le niveau ultime et primordial de l’existence, qui est l’Absolu, Brahma, la vacuité, le non-être-itude. C’est Prakriti, Shunyata, la vacuité, le vide. Il a beaucoup de noms différents dans les différentes traditions. Nous l’appelons Bhrama en termes Hindous. En termes Bouddhistes, nous pouvons l’appeler Adibuddha ou Samantabhadra.

La partie médiane, qui a dix sphères, représente les cieux, les régions subtiles de la Conscience, devenant progressivement plus denses jusqu’à la physicalité dans la dixième sphère.

Le plus bas de ces dix représente le corps physique et le monde physique.

En dessous, il y a les enfers, l’Avitchi.

Psychologiquement parlant, à l’intérieur de notre physicalité existe tout ce qui est représenté sur l’arbre. Tout ce que nous expérimentons psychologiquement est cartographié sur cet arbre. Le problème est que nous n’en sommes pas conscients.

Il est de notre devoir, lorsque nous commençons le chemin spirituel, d’identifier nos expériences psychologiques et de les connaître pour ce qu’elles sont. Grâce à cette connaissance de Soi, nous commençons à brûler le karma. Ce n’est pas théorique. C’est quelque chose qui se passe dans l’expérience d’instant en instant à travers l’observation et la gestion de l’énergie.

En termes très simples, l’Arbre de Vie entier représente trois parties fondamentales de nous-mêmes:

1. Premièrement, notre divinité intérieure, qui dans la Bhagavad Gita est représentée par Krishna.

2. Ensuite, nous avons notre humanité, qui est représentée dans la Bhagavad Gita par Arjuna.

3. Ensuite, nous avons notre impureté, qui est représentée par toutes les factions belligérantes sur le champ de bataille.

Notre divinité intérieure n’est pas en conflit. Nous sommes en conflit. Krishna est là sur le champ de bataille pour aider Arjuna, mais il ne fait pas partie de la bataille. Il est content, serein et heureux. Il n’est pas en conflit. Il n’a pas de doute. Il n’a pas peur. Il voit les choses pour ce qu’elles sont.

Seul Arjuna est effrayé, inquiet et confus. C’est notre humanité, pris entre la divinité et l’impureté, juste comme nous sommes. Mais, il y a une différence entre Arjuna et nous: Arjuna est en train de parler face à Dieu. Avons-nous fait cela? La plupart des gens entendent cette question et pensent: «C’est impossible; personne ne peut parler à Dieu.» Mais ce n’est pas vrai. Sans exception, dans chaque Écriture de chaque religion dans le monde, les initiés parlent à la divinité. Si, en suivant une religion, notre but est de devenir un exemple de cette religion, ne devrions-nous pas également nous attendre à pouvoir parler à la divinité? Bien sûr, nous devrions nous attendre à cela. C’est logique. Donc, si nous n’avons pas parlé à la divinité, pourquoi pas? Ce n’est pas la faute de Dieu, parce que Dieu est toujours à l’intérieur de nous. Par conséquent, la responsabilité nous incombe. Peut-être que la raison en est que nous avons perdu la capacité de voir et d’entendre la divinité. Peut-être que notre attention a été complètement absorbée par notre impureté, et nous n’avons pas réussi à la libérer suffisamment pour nous en détourner, et regarder dans l’autre direction pour voir et entendre la divinité? N’est-ce pas l’explication la plus logique de ce problème? Cela me semble être le cas, parce que j’ai observé mon mental et que je connais les impuretés qui sont dans mon mental. Cela semble être du bon sens.

Tous ceux qui ont expérimenté la divinité l’expliquent de la même manière. Ils disent qu’en changeant les mauvaises habitudes et en adoptant de bonnes habitudes, nous commençons à expérimenter la vérité de la réalité. C’est ce sur quoi portait la conférence précédente. Les deux premières étapes du Yoga sont le Yama et le Niyama, les évitements et les préceptes, les choses à ne pas faire et les choses à faire. Si nous suivons seulement les deux premières étapes du chemin du Yoga ashtanga, le chemin des huit voies, nous commencerons à expérimenter la divinité. C’est juste comment la cause et l’effet fonctionne. Il n’y a rien de magique au sujet du Yoga. C’est scientifique.

Sur l’Arbre de Vie, les cieux et les niveaux plus subtils sont représentés au-dessus du corps physique. En dessous du corps physique, nous voyons ce qui est classiquement symbolisé comme des démons ou des péchés. Dans l’Hindouisme, il y a différentes façons de les approcher et de les comprendre, comme les Samskaras, les Kleshas, les Vasanas, etc. En Occident, nous les appelons subconscience, inconscience, infra-Conscience, péchés, défauts, ego ou agrégats. Il y a beaucoup de termes pour ces éléments en nous-mêmes, que nous pouvons appeler en termes simples l’orgueil, la colère, la luxure, l’envie, la peur, la gourmandise, la cupidité, l’avarice, et la liste continue. Nous sommes remplis de ces qualités. Nous sommes constamment en bataille avec ces qualités, ou constamment asservis par elles. En synthèse, c’est pourquoi nous ne voyons pas la divinité. Nous ne sommes jamais libérés de la cage psychologique que nous avons faite pour nous-mêmes. Le Yoga consiste à nous libérer de la cage en connaissant la cage, en observant la cage et en apprenant à ce sujet afin de pouvoir en sortir. C’est ce qu’est le véritable Yoga.

Instruction dans Yoga

C’est pourquoi les quatre premières lignes des Yoga Sutras de Patanjali déclarent,

«Maintenant, l’instruction dans l’union.

«Union est la suppression des modifications du mental.

«Alors la voyante demeure dans sa propre nature.

«Sinon, il est de la même forme que ces modifications.» – Yoga Sutras 1: 1-4

Comme nous l’avons expliqué dans une conférence précédente, les Yoga Sutras sont considérés comme les textes de base pour la pratique du Yoga. Ils ne sont pas si vieux que ça. Les érudits sont en désaccord sur leur âge, mais les enseignements qu’ils codent sont très anciens. Ce sont les quatre premières lignes des Yoga Sutras. Elles mettent en place l’ensemble des Écritures.

Première ligne: «Maintenant, instruction dans l’union.» Dans de nombreuses traductions, ils disent: «Maintenant, après avoir été préparés, l’instruction dans l’union.» Cette ligne nous dit qu’à l’origine ce texte n’a pas été donné publiquement. De nos jours, il est facile de l’obtenir et de le lire. Mais il était vraiment conçu pour les étudiants qui étaient déjà prêts à le mettre en pratique. Ce n’était pas quelque chose pour le débat ou la discussion ou la lecture légère la nuit quand vous mangez votre repas et vous voulez juste lire quelque chose comme un journal. Ce n’est pas ce à quoi sert cette Écriture. De plus, il n’était pas écrit pour que la personne moyenne le lit. Il a été écrit pour ceux qui étaient déjà préparés. C’est-à-dire: vous deviez déjà savoir quelque chose pour bénéficier de cette écriture. Dans ce cours, nous vous enseignons ce que vous devez savoir pour bénéficier de cette Écriture.

La deuxième ligne dit: «l’union est la suppression des modifications du mental.» Ces termes sont assez spécifiques. L’union, bien sûr, c’est le Yoga. Donc, cette phrase définit ce qu’est le vrai Yoga. Modifications, en Sanskrit, est Vritis. Ce mot est subtil. Nous en parlerons plus à ce sujet. Mental est le mot Citta. Si vous connaissez le terme Bodhicitta, cela fait partie de ce terme important. Citta, vaguement traduit, peut vouloir dire mental.

Alors, comment pouvons-nous comprendre cela appliqué à notre expérience maintenant? Le Yoga est la suppression des modifications du mental. Vous pouvez expérimenter l’union dès maintenant si vous pouvez extraire la Conscience de la façon dont elle est modifiée ou conditionnée. C’est la seule limitation. C’est une action complètement psychologique; c’est une action d’attention. Si vous pouvez réussir à faire cela, en extrayant la Conscience ou le Soi des modifications dans la psyché, dans le mental, alors «la voyante demeure dans sa propre nature.»

Ce mot Voyante en Sanskrit est en fait un mot masculin, mais dans cette présentation de l’explication, je l’ai traduit comme féminin parce que je veux le relier à cette image de Krishna avec les Gopis.

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C’est une image très populaire dans l’Hindouisme: Krishna entouré de toutes les filles du village qui sont toutes très dévouées à lui et très amoureuses de lui. Malheureusement, la plupart des gens ne réalisent pas l’importance symbolique de cette image. C’est devenu une image culturelle que les gens prennent simplement à leur valeur nominale. Cependant, elle a une signification très profonde. Krishna représente la divinité universelle dans toute la vie, cette sagesse compatissante et intelligente qui descend dans le monde pour guider les âmes vers la libération. Krishna est cette compassion universelle. Les Gopis, les filles du village, représentent tous les Êtres qui aspirent à cette libération. Elles ressentent une dévotion et une gratitude incroyables envers Krishna. C’est ce que ce symbole représente.

La plupart des gens pensent que cela signifie que les filles ont le béguin pour lui parce qu’il est si beau, et elles le suivent toujours en essayant de danser avec lui, de jouer à des jeux et de se pourchasser dans les champs. Ce n’est pas ce que cela signifie. Elle symbolise comment votre propre divinité intérieure aspire à être en présence de Krishna, la divinité ultime. C’est une belle image subtile.

Si nous, en tant qu’Âme, comme Arjuna, pouvons goûter cette aspiration dans nos cœurs, alors c’est le Bhakti Yoga. C’est le Yoga dévotionnel. C’est cette aspiration pour l’union. C’est l’expérience de «la voyante qui demeure dans sa propre nature», parce que notre vraie nature n’est pas en conflit; elle n’est pas en paine. Notre vraie nature est la sérénité parfaite, une intelligence brillante, un amour rayonnant inconditionné et sans tache. Chaque chose vivante a cela comme sa vraie nature, mais en nous cette lumière est devenue conditionnée. C’est ce que nous appelons le karma. Réellement, le karma signifie simplement les effets des actions précédentes. Parce que nous avons fait tellement d’actions erronées, nous avons conditionné le mental couche après couche avec des résultats de notre colère, de notre orgueil et de notre luxure, de notre cupidité et de notre gourmandise, etc. C’est pourquoi nous ne pouvons pas expérimenter facilement notre propre nature. C’est pourquoi la ligne 4 dit: «sinon elle est de la même forme que les modifications.» Quand nous nous observons maintenant, nous voyons la vérité de cette déclaration; nous faisons l’expérience de la forme de notre mental.

Quand nous sommes en colère, nous sentons vraiment que nous ne sommes rien d’autre que la colère. Quand nous avons peur, nous sentons vraiment que nous ne sommes rien d’autre que cela. À ce moment là, pour nous, il n’y a pas de Dieu. Il n’y a pas de divinité. Il n’y a pas d’espoir. Il n’y a que la peur, ou la colère, ou la luxure que nous expérimentons. Nous devenons les modifications du mental. Mais cette expérience est un mensonge. Nous ne sommes pas les modifications. Nous sommes la Conscience, mais cette Conscience est piégée. C’est pourquoi nous devons apprendre le Yoga. Nous devenons identifiés aux modifications.

Les deux lignes suivantes des Écritures déclarent,

«Les modifications sont cinq, certaines douloureuses et d’autres non douloureuses.

«Ces cinq sont: la vraie connaissance, la fausse connaissance, la fantaisie, le sommeil et la mémoire.»

Vritis, vaguement traduit, signifie «vague de pensée». Observez vos pensées et remarquez qu’elles viennent par vagues. Elles se lèvent, se soutiennent, et passent, semblant venir de nulle part, apparemment soutenus par rien, et apparemment se dissolvant vers nulle part. Ce sont des Vritis: des vagues sur les eaux du mental.

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Comme il l’explique ici, certaines de ces ondes sont douloureuses et d’autres ne le sont pas. Le problème est que nous pensons à tort que nous sommes les vagues. Nous pensons que ces pensées et sentiments qui traversent le mental d’instant en instant constituent notre «Soi». Pour cette raison, nous pensons toujours: «J’ai faim, je me sens désespéré, je suis en colère, je veux sortir, Je veux aller à l’intérieur, j’ai froid, j’ai chaud, je suis jeune, je suis vieux, je, je, je…» Il y a un processus constant de réflexion, «je suis» ce sentiment, cette sensation ou cette pensée. Mais tout cela est une perception erronée. Ce ne sont que des vagues qui vont et viennent. Ils n’ont pas de réalité inhérente.

Lorsque vous commencez vraiment à apprendre à méditer, c’est l’une des premières choses que vous découvrez. Vous commencez à observer que le mental projette continuellement, et il semble qu’elle ne vienne d’aucun endroit et ne se rende à aucun endroit, et aucune d’entre elles ne semble avoir une importance ou une signification réelle. C’est comme un enfant qui n’arrête pas de parler. À un certain âge, certains enfants parlent sans cesse et tout ce qui sort de leur bouche est un non-sens total. Notre mental est comme ça. Le problème est que nous ne le réalisons pas. Nous devenons hypnotisés par le flux du mental, et nous pensons que le flux est notre Soi. Il ne l’est pas. Ce ne sont que des vagues sur les eaux du mental.

Ces cinq types de modifications ont une importance.

Les deux premiers sont la vraie connaissance et la fausse connaissance. Ce sont des vagues sur le mental; ce sont des modifications.

«La vraie connaissance [Pramana] est la connaissance directe ou l’inférence ou le témoignage.

«La fausse connaissance [Viparyaya] est une perception fausse, dont la forme réelle n’est pas vue.»

Sans exception, nous pensons tous que ce que nous pensons est une vraie connaissance. Aucun d’entre nous ne doute que ce que nous pensons et croyons pourrait être erroné. C’est notre première et plus grande erreur. Nous y reviendrons après avoir examiné la fausse connaissance.

Fausse Connaissance (Viparyaya)

Une fausse connaissance est une information basée sur une fausse perception. L’exemple souvent donné dans la philosophie Asiatique est qu’en marchant, nous pouvons soudainement penser que nous voyons un serpent et à cause de cela nous éprouvons un moment de terreur jusqu’à ce que nous réalisions que ce que nous voyons n’est qu’une corde enroulée.

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Nous expérimentons tous ce genre de perception erronée. Ce phénomène est lié à la façon dont les sensations sont interprétées et traduites par la psyché. Cet exemple est très simple, et on pourrait dire qu’il est superficiel, mais il sert à illustrer un problème que nous avons tout le temps, vingt-quatre heures par jour. Le problème est que nous ne savons pas comment percevoir correctement. Nous supposons que la façon dont notre mental traduit l’information est toujours exacte. Cependant, le fait est que ce n’est jamais précis. La science matérialiste le prouve maintenant.

Les physiciens qui étudient les phénomènes dans la nature prouvent maintenant que nos perceptions mentent. Les scientifiques et les médecins qui étudient le cerveau, la Conscience, les sens, la mécanique quantique et bien d’autres sujets prouvent que nous sommes tous des menteurs les plus insatiables; nous mentons à nous-mêmes. Nous ne voyons pas ce qui est en face de nous: à la place, nous voyons seulement comment notre mental l’interprète.

Une personne voit un chien et réagit avec gentillesse. Une autre personne voit le même chien et réagit avec dégoût. Ni ne voit le chien pour ce qu’il est. Chacun voit seulement la réponse de leurs filtres psychologiques.

Des expériences innombrables ont prouvé qu’aucun d’entre nous ne voit la réalité. Des tests ont été effectués dans des salles de centaines de personnes, où tous regardent la même vidéo, et aucun ne voit le contenu réel de la vidéo. Dans un exemple célèbre, on dit aux gens de regarder une vidéo d’un groupe de personnes qui lancent une balle. Tout le monde peut regarder ça et voir la balle passer, mais personne ne voit ce qui se passe d’autre dans la vidéo. (Je ne gâcherai pas pour vous au cas où vous avez également l’occasion de faire l’expérience du test). Néanmoins, le fait demeure – prouvé, à plusieurs reprises – que nous ne voyons qu’à travers nos filtres psychologiques. Nous ne percevons pas vraiment objectivement, ni même clairement.

Mais, l’humanité ne comprend tout simplement pas. Les religions et les traditions mystiques le disent depuis des milliers d’années. Maintenant, les scientifiques le disent aussi, et nous ne le croyons toujours pas. Nous ne pouvons pas imaginer comment notre perception pourrait être erronée. Mais, le fait est que nous ne voyons pas les choses avec précision.

La fausse perception ne se réfère pas seulement aux perceptions erronées des yeux. Cela fait référence à la façon dont vous, en tant que psyché, percevez toutes choses. Le type de perception erronée qui est la cause la plus importante de la souffrance est entièrement dans votre mental. C’est la perception de ce que vous pensez et ressentez.

À titre d’exemple, considérons deux des meilleurs amis qui ont une conversation où les deux personnes comprennent mal ce qui est dit, ce qui fait que chacun d’entre eux génère des sentiments négatifs envers l’autre. Puis soudainement, l’amitié est dans le doute. Ne le faisons-nous pas tous tout le temps? Mais, nous ne reconnaissons toujours pas que le problème n’est pas avec l’épouse ou l’ami. Le problème est dans notre mental.

Nous réfléchissons constamment sur «ce qui a été dit» et notre mental extrapole et commence à l’ajouter. Nous inventons des scènes. Nous imaginons des conversations. Nous créons des événements, des occurrences, des déclarations. Rien de tout cela n’est réel! Nous pensons, «il a dit ceci et je sais qu’il a également signifié ceci et ceci et ceci.» Ainsi nous commençons à ajouter beaucoup d’interprétations et de significations additionnelles. D’où vient tout cela? Qui intercepte les informations supplémentaires dans cet événement? Est-ce basé sur des faits? Non jamais. Ce sont toutes des projections du mental. Ce sont toutes des modifications et «fausses perceptions dont la forme réelle n’est pas vue». Nous ne voyons pas l’Âme ou le cœur du mental de l’autre personne. Nous voyons seulement des projections de notre propre mental, et pourtant nous croyons que ces projections sont réelles. Nous ne savons pas d’où elles viennent ni de quoi elles parlent. Nous ne remettons pas en question leur réalité. Mais elles ne sont pas réelles! Le problème est que nous faisons cela tout le temps, avec tout.

Qu’en est-il de ce que les autres nous ont dit? Selon qui l’a dit, nous pouvons supposer que tout ce qui est dit est absolument vrai. Mais, comment le savons-nous? Considérons-nous réellement la fiabilité de l’information?

La société, l’éducation, les médias, les livres, la télévision, etc. nous nourrissent d’énormes quantités d’informations que nous acceptons comme de la connaissance fiable. Mais, quand nous considérons cela à la lumière du Yoga, nous devons admettre que la plupart de ce qu’on nous a dit est vraiment une fausse connaissance, parce qu’elle est basée sur des croyances, des théories, des hypothèses, des arguments commerciaux, des mensonges politiques, des conflits sectaires, des ressentiments, etc.

Même la science, supposée si objective et si fiable, se renverse chaque semaine! La semaine dernière, il a été déclaré clairement et sans aucun doute que «c’est comme ça», puis une semaine plus tard, «En fait, c’est comme ça.» Les scientifiques le font depuis des décennies, et le font toujours sans aucune perte de confiance en Soi! Vraiment, il est étonnant de voir les scientifiques et les docteurs – à quel point ils sont sûrs d’eux – et ensuite de les voir se renverser peu de temps après, comme s’ils n’avaient jamais dit que les choses étaient le contraire. Bien sûr, nous voyons des politiciens et des prêtres faire la même chose, et tous comme étant censés diriger la société!

Nous ne pouvons pas les blâmer, cependant, parce qu’ils souffrent exactement la même condition que nous. Chacun d’entre nous souffre de la condition de croire que ce que nous pensons et ressentons est basé sur des faits, et que ce que nous percevons est vraiment la pleine mesure de ce qui peut être perçu. Malheureusement, c’est complètement faux. Nous ne percevons même pas une infime fraction de ce qui peut être perçu. En éveillant la Conscience, nous commençons à percevoir davantage.

En synthèse, la fausse connaissance est une modification douloureuse, et c’est le type de modification que nous expérimentons pour la plupart de nos vies.

Vraie Connaissance (Pramana)

La vraie connaissance est la perception directe, quelque chose que nous avons vu par nous-mêmes et que nous pouvons confirmer.

Le principal de ce type de perception est la vraie connaissance de la divinité, l’expérience directe de Dieu.Comme la plupart d’entre nous n’ont pas eu cette expérience, nous n’avons pas une vraie connaissance de la divinité; nous avons une fausse connaissance; nous avons des fausses perceptions; nous avons des fantasmes. Nous pensons que, «Dieu doit être comme ceci ou Dieu peut-être comme ça ou je ne crois pas en Dieu ou Dieu n’est pas réel.» Tout cela est fausse connaissance. Nos croyances et théories peuvent être belles, mais aucune d’entre elles n’est basée sur l’expérience.

La vraie connaissance est la perception directe. Néanmoins, la vraie connaissance, appelée Pramana en Sanskrit, est une modification du mental. Certaines personnes peuvent se demander comment cela pourrait être.

Quelqu’un qui est auto-réalisé n’a pas de modifications du mental, Vritis. Son mental est libéré. Il n’a pas besoin de vraie connaissance (Pramana), parce qu’il est cela. Dire qu’une personne libérée a besoin d’une Pramana (vraie connaissance) est le même que dire qu’une flamme a besoin de savoir ce qu’est une flamme. Cela ne l’est pas. Il est déjà une flamme, il n’a pas besoin de penser qu’il est une flamme. Il y a une différence entre avoir une pensée ou une idée mentale de quelque chose et savoir qu’on l’est. Telle est la distinction. Lorsque vous êtes vraiment quelque chose, la pensée est hors de propos, inutile.

La vraie connaissance, Pramana, est une modification du mental. C’est une façon de pensée; c’est une façon d’interpréter l’information. C’est peut-être exact, mais c’est encore une interprétation. Ce n’est pas la chose elle-même, mais c’est basé sur une perception directe, ou une inférence ou un témoignage. Nous savons par nous-mêmes que c’est vrai. La plupart des étudiants n’ont rien de tout cela au sujet de la spiritualité. Ceci est une chose importante à réaliser.

Ne mentez pas à vous-même. Si vous n’avez pas de vraie connaissance, si vous n’avez pas la perception directe, avouez-le. N’essayez pas de vous convaincre vous-mêmes ou d’autres que vous l’avez, parce que vous vous condamnez à jamais l’acquérir. Soyez honnête. Si vous n’avez jamais été hors de votre corps, si vous n’avez jamais parlé face à face avec votre propre Intime, votre Mère Divine, ou un ange, ou un gourou-deva, bien! Avouez-le, puis travaillez pour l’avoir, parce que vous pouvez. Mais ne mentez pas à vous-même ou à d’autres. Nous avons besoin d’une perception directe, mais si nous mentons à nous-mêmes avec une fausse perception, alors nous n’aurons jamais la vraie.

La connaissance directe est ce que nous avons nous-mêmes clairement perçu. Néanmoins, cela ne signifie pas que ce que nous percevions est la réalité. Chacun d’entre nous rêve, et nous pouvons clairement rappeler ce que nous avons vu, mais cela ne signifie pas que ce que nous avons vu était réel. De même, nous pouvons clairement observer nos pensées et nos sentiments, mais cela ne les rend pas réel, fiable ou objectif.

L’Inférence est un moyen de savoir que quelque chose est vrai parce que vous avez des faits suffisants pour soutenir cette connaissance. Un exemple simple, matérialiste serait, si vous voyez de la fumée, vous savez qu’il y a un incendie. De la même manière, si vous observez une émotion négative ou une mauvaise humeur en vous-même, vous savez que cela ne vient pas de Dieu. Cela vient d’un ego, d’un défaut. Quand vous voyez que vous êtes stressé ou tendu, ce n’est pas la divinité qui produit ce sentiment. C’est un conflit dans votre psychisme entre le désir et la réalité. C’est tout ce qu’est le stress. Vous voulez quelque chose que vous n’avez pas. Le conflit est source de stress physique, émotionnel et mental. Lorsque vous reconnaissez le désir et vous traitez avec le désir et vous marginalisent le désir alors le stress disparaît. C’est vraiment simple. C’est l’inférence: connaître quelque chose par la preuve qui l’entoure.

Le Témoignage est de savoir quelque chose par une source fiable.

Ainsi, en reprenant cela du point de vue spirituel, qu’est-ce que nous considérons comme une source fiable? C’est quelqu’un ou quelque chose qui a une vraie connaissance ou bien est un maître éveillé ou un Être parfaitement développé. Dans cette tradition, nous sommes très stricts sur ce point. Nous sommes extrêmement stricte, parce que nous apprécions l’Âme de chaque personne. Nous considérons comme témoignage valide les enseignements des plus grands maîtres: Jésus, Bouddha, Krishna, Moïse, Abraham, Quetzalcoatl, Padmasambhava, Milarepa, le Dalai Lama et tous les types d’enseignants qui sont au sommet même du développement. Leurs enseignements sont ce que nous considérons comme des témoignages valides – les enseignants qui illustrent parfaitement ce que les enseignements nous guident à devenir. Ainsi, nous nous méfions de ceux qui sont à mi-chemin, parce qu’ils ne savent pas tout, et font facilement des erreurs. Nous sommes très stricts sur ce point.

Il y a beaucoup de livres populaires, des vidéos, des théories et des enseignements sur la spiritualité. Nous ne sommes pas intéressés par ce qui est populaire, moderne, de pointe. Nous sommes intéressés par le bien-être de votre Âme. Pouvez-vous vous permettre de prendre un risque sur les enseignements de quelqu’un qui pourrait être trompé? À mon avis, nous ne pouvons pas. À mon avis, la souffrance est une réalité énorme, et le potentiel d’erreurs est si fort, que vous devez être extrêmement stricte avec vous-même au sujet des enseignements que vous ingérez, et croyez, et suivez et avec lesquels vous agissez. Comment pouvez-vous jouer avec l’immortalité, la chance d’être libéré de la souffrance, qui est populaire sur Internet ou dans la librairie? Pour moi, cela semble tout à fait ridicule, stupide, et tout à fait dangereux. Tout simplement parce que quelqu’un est habile à vendre des livres ou faire des vidéos sur Internet ne signifie pas qu’ils savent comment vous libérer de la souffrance. Quelqu’un peut être très charismatique, mais cela ne signifie pas qu’ils sont un maître éveillé qui peut vous aider comme Krishna aide Arjuna.

Quelqu’un peut avoir les meilleures intentions du monde, mais avoir tout à fait tort sur ce qu’ils enseignent aux autres. Voilà pourquoi quand cela vient à notre vie spirituelle, nous nous appuyons sur Jésus, Bouddha, Moïse, et d’autres maîtres très élevés. C’est ce que nous considérons comme un témoignage valide.

Nous devons analyser toutes ces choses en nous-mêmes sur une base quotidienne. Voilà pourquoi nous les signalons.

Les trois modifications suivantes sont Vikalpa, Nidra, et Smriti. Ce sont des mots Sanskrit.

«La Fantaisie suit de simples mots qui n’ont aucun fondement dans la réalité.

«Le Sommeil est une modification du mental basée sur Abhava.

«La Mémoire ne permet pas d’échapper aux impressions.» – Yoga Sutras

Fantaisie (Vikalpa)

L’Écriture dit que «la fantaisie suit de simples mots qui n’ont aucun fondement dans la réalité.» Ce qui caractérise un énorme pourcentage du contenu de notre mental. Une énorme majorité de ce qui est dans notre mental est fantaisie absolue, et basé sur rien. Cela inclut toutes les émissions de télévision et des films et des célébrités et la politique et toutes les choses que nous ingérons des médias. Tout cela est fantaisie totale. Je sais que nous prenons cela très au sérieux. Nous pensons que les films sont très importants, et que les célébrités et les émissions de télévision et le sport sont très importants, mais ce sont tous des mensonges, basées sur rien. Cela n’a absolument aucune importance en relation avec l’Âme. C’est un type de sorcellerie, si vous voulez, un type de magie noire. C’est une influence hypnotique. Nous regardons ces acteurs, films, histoires et célébrités, et tout ce qu’ils font c’est de mentir. Ils se projettent être quelque chose qu’ils ne sont pas. Pire encore, nous les croyons et nous les imitons. Avez-vous remarqué que lorsque vous regardez quelque chose qui vous intéresse vraiment, vous commencez à imiter l’acteur, peut-être dans la façon de vous vous tenir, la façon dont vous parlez, la façon de vous habiller, les mots que vous utilisez, ou la façon dont vous regardez autour? Vous pensez, «Peut-être que je suis regarde comme ce gars-là maintenant.» Nous le faisons tous. C’est une conséquence d’être hypnotisé. Nous regardons ce groupe qui est tellement cool et nous commençons à nous habiller comme eux, à agir comme eux, à penser comme eux, et leur musique flue dans nos têtes tout le temps. C’est une forme d’hypnose. C’est fantaisie.

Nous suivons une façon particulière ou une culture particulière ou un mouvement politique ou un type de théorie ou une doctrine qui veut affirmer que nous sommes d’une certaine façon, nous sommes «nés de nouveau», ou nous sommes «les élus». Tous de cela est fantaisie, parce que pas un atome de celui-ci peut être confirmé par la perception directe, pas une seule particule. C’est tout simplement des mots, des croyances, rien. C’est fantaisie.

Vous pouvez voir que notre culture est complètement et totalement hypnotisée par la fantaisie, parce que quand nous le signalons, les gens se mettent en colère. Ils disent: «c’est mon groupe, c’est mon parti politique, ma religion, mon spectacle, mon style. Comment osez-vous contredire cela?» Nous pensons que c’est quelque chose de sacré, mais nous ne réalisons pas que c’est totalement et complètement vide de sens, comme une image dans un miroir. Il n’y a rien là. Mais c’est la nature de notre culture maintenant. C’est fausse connaissance.

Sommeil (Nidra)

Le sommeil est un Vriti, une modification, basée sur Abhava. Ce terme Abhava est vraiment important. Je suis sûr que vous avez tous mémorisé le cours que nous avons donné sur le Bhavachakra donc vous savez très bien ce que signifie Bhava. Mais certains d’entre vous peuvent ne pas s’en souvenir, alors je vais vous rappeler. Bhava signifie «mental, être, devenir, ou réalité.» C’est notre état. Cela peut impliquer beaucoup de choses. Abhava signifie «ne pas être» ou «manquer d’être.» Vous pouvez dire que cela pourrait signifier le néant ou le vide, mais je n’ai pas utilisé cela dans cette traduction parce que beaucoup de gens entendent le mot vide et ils pensent à l’Absolu. Beaucoup de gens interprètent mal ce passage à cause de cela. C’est faux. Le mot Sanskrit est Abhava. C’est à l’opposé de Bhava, c’est manquer de Bhava. Bhava est un mot très important dans la philosophie Asiatique. Le point de la spiritualité est «devenir», créer un être humain, devenir parfait. C’est Bhava, «être». Voilà pourquoi nous utilisons le mot Être pour représenter notre nature ultime. Nous parlons d’expérimenter notre Être. Cela implique la divinité. Cela implique également d’être ici et maintenant. Le sommeil c’est de ne pas être ici et maintenant. C’est d’être totalement et complètement hypnotisé ou distrait. C’est notre état toute la journée et toute la nuit.

Vous ne me croyez pas? Quelqu’un qui perçoit avec précision et est conscient de ce qu’il ou elle perçoit. Lorsque vous êtes conscient de ce que vous percevez, vous vous rappelez ce que vous percevez. Vous souvenez-vous quand vous étiez dans un accident de voiture et que soudainement vous avez été choqué et vous êtes devenu très conscient de tout ce que vous avez vu et vous pouvez vous rappeler tous les petits détails de cette expérience? Peut-être que ce n’était pas un accident de voiture, mais vous avez été presque écrasé par un bus ou vous avez vécu quelque chose d’autre choquant qui vous a vraiment éveillé? Ce fut une expérience d’être, de percevoir réellement le moment.

Maintenant, dites-moi où vous étiez et que faisiez-vous vendredi, il y a six semaines aujourd’hui précisément à ce moment? Où étiez-vous et que faisiez-vous? Ne me dites pas, «Je devais être au travail ou je devais avoir le déjeuner.» Dites-moi ce que vous perceviez. Pas de mémoire de cela? Facilitons cela. Il y a soixante-douze heures, dites-moi exactement ce que vous faisiez. Non? Rien? Facilitons. Il y a dix heures?

Personne ici ne peut se rappeler, même d’il y a quelques heures, parce que nous ne sommes pas. Nous ne sommes pas éveillés. Nous sommes endormis. Lorsque vous êtes éveillé, vous percevez clairement, donc vous pouvez alors se souvenir.

Qu’en est-il d’il y a environ quatre heures? Maintenant, nous pouvons commencer à nous rappeler, obtenir un peu plus d’informations. Nous pourrions être en mesure de rassembler quelques petits souvenirs: «Je pense que j’étais dans cet endroit.» C’est ainsi qu’est la faiblesse de la Conscience en nous.

Lorsque vous commencez à vraiment développer la Conscience, vous pouvez vous souvenir tout de ces temps que vous étiez éveillé.

Le Vriti «sommeil» est significatif à cet égard parce que quand vous commencez réellement à vous éveiller dans l’instant, d’instant en instant, même lorsque votre corps physique est endormi, votre Conscience ne l’est pas. Lorsque votre corps physique se réveille à nouveau dans votre lit, vous vous souviendrez de tous vos rêves.

Oui, vous rêvez. Beaucoup de gens disent: «Je ne rêve jamais.» Vous le faites, vous rêvez tous les soirs, pour huit à dix heures: vous ne vous souvenez pas. Chacun d’entre nous rêve toute la nuit. Grâce au processus d’apprentissage de devenir, à être dans l’instant, peu à peu, vous vous rappelez tout ce que vous avez vu pendant la nuit.

Mémoire (Smriti)

Le cinquième type de modification est la mémoire, qui signifie ne pas permettre aux impressions de s’échapper. Avez-vous remarqué à quel point les pensées, les souvenirs, les scènes, ne cessent de se répéter dans votre mental? Par exemple, vous êtes allé à l’épicerie et ils jouaient une chanson ennuyeux, et elle est maintenant coincée dans votre tête. Ou pour une raison quelconque vous continuez à se souvenir d’une personne que vous avez vu dans le train. Pour une raison quelconque, cette mémoire ne cesse de venir dans votre mental. Cela pourrait être quelque chose que quelqu’un a dit qui ne cesse de se répéter et se répéter. C’est cette tendance de Vritis, des modifications du mental: répéter. C’est une sorte d’indigestion psychologique où les impressions se coincent, et elles continuent juste à cycler, à tourner, tourner autour de la cage du mental, parce que nous ne les avons pas transformons consciemment.

Cette région que nous appelons la mémoire, où les impressions sont les plus accessibles pour nous, n’a vraiment pas beaucoup la capacité. Elle est comme un petit bol. Toute la journée nous versons constamment de nouvelles impressions en elle, mais nous ne contrôlons pas consciemment ce processus. Voilà pourquoi, lorsque nous essayons de méditer, il y a des trucs bizarres là-dedans. C’est comme l’indigestion. C’est comme quand vous avez des maux d’estomac et que vous vous sentez comme si vous n’avez pas digéré vos repas. C’est la même chose dans votre mental. Nous avons un état d’indigestion psychologique constant. C’est ce Vriti, la mémoire.

Nous signalons ces faits différents parce que (1) ils nous font souffrir, et (2) nous pouvons les changer. Ceci est le point important.

Dans la première conférence, nous avons expliqué que le Yoga ou l’union, est une science très sophistiquée. Il a la capacité inhérente de nous prendre tout le chemin pour achever le développement, à la pleine connaissance de Soi. Nous pouvons devenir complètement auto-réalisé comme Krishna ou Bouddha. Ce n’est pas inconcevable. Cela peut être fait. Cela a été fait auparavant. Cela se fera à nouveau. Pourquoi pas nous? La seule chose qui nous empêche est notre volonté. Par conséquent, dans cette tradition, nous insistons sur les méthodes pour être pratique et travailler avec notre volonté maintenant, aujourd’hui, de ne pas le mettre à plus tard, mais de tirer profit de notre situation actuelle et les transformer en un véhicule pour la connaissance de Soi.

Quatre Aspects du Yoga

thought-emotion-movement2Dans l’écriture, Krishna explique quatre aspects du Yoga. Le premier est le Karma Yoga, le chemin du travail, de l’action. Ce chemin est vraiment sur la façon d’agir, dans tous les sens, comment effectuer une action. À mon avis, la Bhagavad Gita est la plus belle écriture dans le monde qui explique comment on doit agir. Je vous encourage à l’étudier. Il est incroyablement beau. En synthèse, il explique que nous devons apprendre à exécuter chaque instant comme un acte de dévotion envers la divinité. Nous apprenons à le faire à tous les niveaux, avec tout ce que nous faisons. Des choses les plus désagréables et inconfortables aux choses que nous aimons le plus faire, faire tous de la même manière, comme des actes de dévotion, sans attachement aux résultats de l’action. Il suffit le faire par amour.

Si nous adopterions cette attitude, nous allons travailler sans haire le travail, sans haire nos collègues, sans traîner les pieds et offenser tout le monde. Au lieu de cela, nous y allons avec un sentiment d’urgence et d’inspiration, en pensant, «maintenant j’ai une chance de servir la divinité.»

Mettez-vous dans cette perspective pour un moment. Que faire si votre Dieu intérieur, votre Père intérieur, votre Mère Divine intérieur est venu à vous et a dit: «Aujourd’hui, je veux que tu aille au travail, et tout ce que tu fais au travail, fais-le par amour pour moi, pour me servir.» Ne seriez-vous pas heureux de le faire, aller à votre travail terrible que vous pouvez haïr, mais le faire parce que vous aimez Dieu? Imaginez à quel point serait différente votre expérience de ce travail! Vous pouvez réellement commencer à l’aimer. Imaginez tous ces clients ennuyeux que vous avez à traiter, et tous ces collègues ennuyeux. Vous pouvez réellement commencer à voir la beauté, l’humanité en eux, voir leur fragilité, et faire quelque chose de bien pour eux. C’est le Karma Yoga. Cela signifie travailler avec vos trois cerveaux avec ce sentiment de fragilité, de dévouement et responsabilité envers les autres.

Voilà pourquoi le deuxième chemin est Bhakti Yoga, le chemin de la dévotion. (Krishna explique que vous ne pouvez vraiment pas séparer tous ces chemins, mais nous en parlons individuellement afin de clarifier, afin que nos mentals faibles peuvent comprendre.) Le chemin de la dévotion signifie avoir cette approche dévotionnelle en toutes choses, de toutes les façons, et à tout moment, mais c’est encore plus profond. Cela signifie constamment avoir une prière dans nos cœurs. Cela signifie que lorsque vous avez une dispute avec votre ami, vous ne pouvez pas devenir cette colère. Au lieu de cela vous priez. Imaginez à quel point ce serait transformatrice! Au lieu d’être dans la douleur, nous serions dans la prière. Cela ne changerait-elle pas toutes les situations que nous vivons?

Le troisième chemin est Jnana Yoga, le chemin de l’auto-analyse et de la connaissance. Cela fait référence à cette Vriti de connaissance, Pramana, voir les choses pour ce qu’elles sont. Mais plus que cela, cela signifie être intellectuellement conscient, et comprendre ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. C’est se voir et comprendre ce que l’on voit. Par exemple, nous enseignons l’auto-observation, qui est réellement tout ceci, comment s’auto-observer. Mais votre auto-observation est beaucoup plus pénétrante quand vous savez que vos pensées sont liées à votre cerveau intellectuel. Quand vous savez que d’une manière intellectuelle, vous êtes capable de vous observer avec plus de précision. Quand vous savez que vos émotions sont liés à votre cerveau émotionnel, lié au cœur, alors vous pouvez vous observer avec plus de précision. C’est Jnana Yoga. Quand vous savez comment les choses que vous observez en vous se rapportent aux Écritures, c’est Jnana Yoga. Lorsque vous pouvez identifier chaque émotion que vous ressentez: qu’est ce que c’est? Ah, c’est la colère! La colère est un défaut et je sais parce que je suis en train de l’étudier. C’est Jnana Yoga. C’est l’analyse. Vous n’avez pas besoin de faire de grands schémas complexes de tous vos défauts. C’est une perte de temps. Jnana Yoga c’est d’être dans l’instant, le présent et prêt à comprendre ce que vous voyez et expérimentez.

Le quatrième chemin est Raja Yoga, la voie royale. Voilà comment nous unissons tout cela grâce à la Méditation. En fin de compte, ce cours se dirige vers l’explication du Raja Yoga.

Ashtanga, le Chemin Huit Ébranché

Nous avons expliqué dans la conférence précédente, les huit branches du Yoga.

1. Yama: auto-restriction

2. Niyama: préceptes

3. Asana: posture; relaxation

4. Pranayama: exploitation de la force de vie

5. Pratyahara: suspension des sens

6. Dharana: concentration

7. Dhyana: Méditation

8. Samadhi: état supra-conscient, béatitude, extase

Aujourd’hui, je tiens à souligner les trois premières: Yama, Niyana et Asana. Pour vraiment faire votre spiritualité pratique et acquérir vraiment la vraie connaissance de la divinité et de la réalité, ce sont les trois seuls que vous devez perfectionner. Il y a beaucoup d’autres étapes du chemin du Yoga, et vous travaillerez avec toutes, mais perfectionner ces trois vont radicalement changer votre connaissance de Soi. Voilà pourquoi dans les véritables écoles de Yoga, les nouveaux étudiants apprennent seulement ces trois. Voilà pourquoi les gens pensent aujourd’hui que le Yoga est facile et superficielle. Ils ont appris ces trois, mais ils n’ont jamais appris à les utiliser, ils n’avancent pas, et ainsi ils n’ont jamais appris ces trois étapes qui conduisent à des aspects plus élevés, donc ils se sont ennuyés et sont partis.

Les gens pensent, «Je n’ai pas besoin d’apprendre l’éthique ou l’auto-restriction. Je n’ai pas besoin d’apprendre ces préceptes ou d’apprendre comment faire ces poses et postures. C’est ennuyant. Je veux aller en Samadhi.» Ils veulent sauter les premiers pas. C’est ainsi que la plupart des gens approchent la religion. Ils ne veulent pas apprendre les dix commandements. Ils ne veulent pas apprendre les préceptes et les vœux. Ils ne veulent pas arrêter de boire et de fumer et coucher partout. Nous voulons garder nos vices et en même temps expérimenter Dieu. C’est impossible. C’est comme essayer de marcher dans deux directions en même temps. Vous ne pouvez pas faire ça. Vous pouvez seulement marcher dans une direction à la fois. Cela est vrai à la fois physiquement et spirituellement. La physique ne le permet pas à tous les niveaux.

Donc, la chose la plus importante c’est d’apprendre ces trois étapes. Si vous les apprenez, alors tout le reste des étapes se produisent d’eux-mêmes.

Cela contredit ce que la plupart des étudiants pensent de la spiritualité. Ils pensent, «Bien, j’étudie depuis des années, et je connais les choses que je ne suis pas censé faire et ce que je suis censé faire [Yama et Niyama]. J’essaie d’être détendu [Asana] et je fais du Pranayama mais je ne peux toujours pas méditer. J’essaie et j’essaie, mais je ne peux pas avoir des expériences dans la Méditation.»

Cette déclaration révèle le problème même de l’étudiant; il ignore les trois premières étapes. Ils pensent qu’ils les font, mais cela est une fausse connaissance. Ils ne sont pas. Le reste sont faciles parce que s’ils effectuent les trois premières étapes; aucun effort est nécessaire pour le reste des étapes. C’est comme une bicyclette: la première pédale prend le plus d’efforts. Une fois que vous y aller, la moto glisse le long, et ne demande que des conseils et un effort léger. La Méditation pratique est exactement comme ça. Les pédales initiales s’assimilent aux trois premières branches du Yoga.

Les instructeurs entendent les étudiants se plaindre sans cesse, «Je suis en train de faire tout ce que vous m’avez dit de faire les gars, et je médite une ou deux heures par jour, mais je ne connais rien. Cet enseignement ne fonctionne pas.» Le problème n’est pas l’enseignement. L’enseignement est antique. Il est prouvé. Cela marche. Le problème est le mental. Le problème est que l’étudiant n’est pas honnête avec lui-même. Il saute le premier pas, évitant de changer les mauvaises habitudes. En général, il saute la première étape; il ne travaille pas Yama, l’auto-restriction. En général, il est toujours en train de forniquer. Il est toujours en train de mentir à lui-même et aux autres. Il est en train de voler de lui-même et des autres. Psychologiquement et physiquement, il agit toujours de la même manière qu’il a toujours agit. Il ne change pas. Voilà pourquoi rien ne se passe.

D’autre part, nous avons observé des étudiants qui deviennent très focalisés seulement sur cette première étape, Yama. Ils sont très concentrés uniquement sur cette étape. Pour eux, la Méditation arrive facilement. C’est simple. Aucun effort est nécessaire.

Si vous voulez comprendre où vous êtes dans votre travail spirituel, étudiez-vous en relation avec les deux premières branches, spécialement. Étudiez-vous à chaque instant et jour après jour.

Yama

1. Ahimsa: ne pas nuire; douceur, compassion; l’amour pour tous

2. Satyam: vérité

3. Asteya: ne pas voler

4. Brahmacharya: Chasteté ; pureté sexuelle
5. Aparigraha: renoncement, non avaricité, se liberter des désirs

Pour vous rappeler, Yama commence par Ahimsa, qui signifie ne pas nuire à quiconque, y compris à Soi-même. Cela signifie physiquement et psychologiquement. Cela signifie faire preuve de compassion et de bonté en tout temps à tout le monde, même aux gens que nous pensons ne le méritent pas. C’est la première étape du Yoga. Mais combien de gens le font?

Combien d’entre nous sont vraiment sincères et honnêtes à essayer de devenir une incarnation de l’Ahimsa? Si vous pouvez seulement faire une chose que le Yoga enseigne, faites le. Si c’est la seule chose de l’ensemble des enseignements que vous pouvez accomplir, alors vous avez travaillé un miracle. Ne vous inquiétez pas de toutes les choses compliquées, des théories et des symboles et des significations et toutes les complexités de l’enseignement. Mettez tout de côté; les symboles ne vous change pas. Ce qui vous changent sont ces étapes: apprenez à vivre Ahimsa, apprenez à vivre Satyam (vérité), Asteya (ne pas voler), Bramacharya (être chaste), et Aparigraha (être un renoncement). Si vous pouvez faire ceux-ci, alors il ne fait aucun doute que vous pouvez devenir un Buddha. Ceux-ci sont à la base d’être un ange. Si vous voulez être un ange, maîtrisez ces aspects. Commencez maintenant.

Niyama

Les Niyama les accompagnent.

1. Saucha: pureté interne et externe; propreté; intégrité

2. Santosha: contentement; satisfaction; joie

3. Tapas: austérité; pénitence

4. Svadhyaya: étude des livres religieux et répétition des mantras

5. Ishvara-Pranidhana: Rappel de Soi; adoration de la Divinité et abandon de Soi

Shaucha est pureté et propreté, non seulement physique, mais interne, être pur dans le mental. Lorsque vous trouvez une pensée impure, soyez conscient et surmonter la. Remplacez-la par quelque chose de pure. Ne vous laissez pas habiter dans des choses impures. Cela inclut toutes les impressions que vous prenez dans votre Soi à travers les spectacles que vous regardez, les gens à qui vous parlez, et les endroits où vous allez. Toutes les impressions que vous prenez dans votre psyché change votre psyché. Si vous regardez les ordures à la télévision, vous remplissez votre Soi avec ces ordures. Vous devrez les traiter plus tard. Ce sera en vous. Il est préférable de ne même pas la mettre en vous. Pourquoi créer un problème que vous devrez traiter plus tard? Traiter avec le maintenant. Ne le prenez pas. C’est comme dire: «Ce gars sale dans la rue est intéressant, donc je vais le laisser dans ma maison.» Et vous permettez que les gens de la rue viennent, portent des sacs d’ordures, et vous les laissez entrer et tout vider dans votre maison. C’est la même chose que vous faites dans votre mental lorsque vous regardez les ordures à la télévision, Internet, etc. Vous permettez aux éléments dégénérés de venir dans votre mental et vider partout les ordures. Il est beaucoup plus facile de ne pas les permettre tout simplement.

Santosha (contentement, satisfaction): contentez-vous de ce que vous avez.

Tapas (pénitence): soyez heureux de payer ce que vous devez. Nous avons tous des dettes karmiques. Payez-les avec bonheur. Lorsque vous rencontrez des difficultés, lorsque vous rencontrez des épreuves, recevez-les avec joie parce que ainsi vous payez ce que vous devez. C’est Tapas. Faire face à des problèmes avec sérénité, acceptation, joie.

Svadhyaya: l’étude des livres religieux et des mantras religieux. Chaque jour, nous devrions être en train d’étudier les Écritures, afin que nous ne perdons pas de vue le vrai chemin. Étudiez les Écritures, pas les forums internet, pas les théories populaires de New Age. Étudier les maîtres réels et prouvés, pas les «nouveaux maîtres».

Ishvara Pranidhana: C’est se rappeler Soi-même et se rappeler l’Être à tout moment et dans tous les endroits. Soyez toujours conscient qu’avec vous et en vous se trouvent votre Mère Divine et votre Être.

Quiconque accomplit ces dix choses chaque jour expérimente rapidement la divinité, expérimente rapidement la vérité, acquiert rapidement une énorme quantité de connaissance de Soi, et la Méditation devient très facile. Leur chemin est rapidement accéléré. Ils n’ont pas besoin de produits chimiques; ils n’ont pas besoin de drogue; ils n’ont pas besoin d’aller dans d’autres pays pour tenter d’échapper à leur situation, ou de lire des dizaines de milliers de livres. Ils n’ont pas besoin de cela, parce que l’auto-connaissance de voir comment ils sont en relation avec ces dix faits les transforme radicalement tous les jours. Nous n’avons pas besoin d’aller en Inde ou au Mexique. Nous n’avons pas besoin de trouver un enseignant à un endroit qui va nous dire comment nous sommes, parce que nous voyons nous-mêmes comment nous sommes maintenant en relation avec ces dix faits. Cette pratique enflamme votre auto-connaissance. Cette flamme est ce qui brûle votre karma. Lorsque vous faites vraiment Ahimsa, vous ne vous comportez pas sous l’emprise de la colère. Vous transformez des situations où vous seriez en colère en des situations qui profitent à tout le monde. Vous payez les dettes; vous payez le karma; vous aidez les autres. N’est-ce pas logique? C’est logique. C’est simple. Voilà pourquoi nous répétons:

«La Gnose est vécue sur des faits, se fane dans les abstractions et est difficile à trouver, même dans la plus noble des pensée.» – Samaël Aun Weor, La Révolution de la Dialectique

Ce que cette déclaration dit, en substance, est que nous ne trouvons pas la Gnose dans l’un des Vritis, les modifications. Nous la trouvons seulement ici et maintenant, et en traitant des faits.

Alors, traitons des faits.

Deuxième Exercice Pratique de Ce Cours:

Enquête: «Est-ce [état intérieur observable] mon Soi?»

Ceci est votre exercice pratique. Je pense que tout le monde ici est honnête avec lui-même ou elle-même à partir de maintenant, sans exception. Emportez avec vous cette enquête: «Est-ce que c’est moi qui m’observe, réellement moi? Est-ce mon Soi, mon Être? Est-ce Bhava ou Abhava?»

À chaque instant, dans toutes les situations et circonstances, observez-vous avec impartialité à cette enquête.

C’est d’avoir une question dans votre Conscience. Ce n’est pas une question intellectuelle. C’est une consciente. Vous devez devenir comme un détective qui cherche des faits. Vous n’avez pas affaire à un seul voleur, un seul meurtrier, un seul menteur, mais une horde d’entre eux. Vous en tant qu’Âme, en tant qu’Arjuna, faites face au champ de bataille, qui est votre propre mental, votre propre vie, et votre situation. Voilà pourquoi il est nécessaire de se rappeler votre Krishna intérieur. Votre divinité intérieure est là avec vous pour toujours. Lorsque vous faites face à des difficultés, rappelez-vous et stimulez cette dévotion dans votre cœur pour vous donner la force.

Observez-vous, vos pensées, vos sentiments, actions, impulsions, désirs, peurs: «est-ce moi-même?»

Lorsque vous êtes en colère, vous connaissez la réponse: «Non, ce n’est pas. C’est la colère. Ce n’est pas la divinité.»

Lorsque vous êtes dans le rappel de Soi réel et que vous sentez cette dévotion, vous connaissez la réponse: «Oui, c’est lui.»

Lorsque vous sentez l’activation de votre Conscience dans le moment, vous le saurez, et vous vous rendrez compte que c’est pour cela qu’est la vie. C’est d’être. Ne pas être dans le passé ou dans le futur, mais d’être présent, d’être clarifier et apprendre au sujet de Soi-même. Vous arriverez à connaître ce que cela signifie d’être Éveillé, et vous saurez qu’il y a un potentiel infini de développer cela, de s’éveiller de plus en plus. Vous savez ce qu’est réellement la spiritualité, et vous vous rendrez compte que très peu de gens connaissent ce qu’est la spiritualité réelle. La plupart se perd tout simplement dans des croyances et des théories.

Exercice quotidien: Utilisez un journal spirituel.

Si vous pouvez faire la première partie de l’exercice, être conscient et enquêter, vous pouvez maintenant commencer un exercice très riche et prometteur, qui est d’utiliser un journal spirituel quotidien. Cet exercice est conçu pour vous inciter à vous observer objectivement et à devenir responsable, à répondre à vous-même chaque jour.

Cette page énumère une série de questions que vous pouvez répondre à différentes étapes de votre jour: Spiritualité pratique 02 Journal spirituel PDF

La première série de questions est le matin, la deuxième série est pour l’après-midi, et la dernière série est pour avant d’aller se coucher. Vous pouvez prendre tout type de journal pour enregistrer vos réponses. Vous pouvez utiliser juste un morceau de papier ordinaire, un petit-liant ou un ordinateur. Peu importe la façon dont vous le faites. Ce qui importe est que vous le faites tous les jours.

Passez le temps que vous voulez chaque jour à répondre aux questions du journal. Certains étudiants aiment faire de longs et profonds journaux. D’autres ne passent que quelques minutes. Cela dépend entièrement de vous.

Je demande seulement que vous gardez ce journal pendant au moins une semaine. Il suffit de lui donner une semaine. Après cette semaine, je veux savoir s’il vous a aidé. (Je connais déjà la réponse. Mais je vais agir comme si vous pouvez me surprendre. Peut-être que vous me surprendrez.)

Si vous mentez quand vous gardez votre journal, vous vous condamnez. Ne mentez pas. Ce régistre est seulement pour que vous puissiez apprendre au sujet de vous-même. Prenez en avantage. Ceci est un exercice très commun. Dans presque toutes les traditions, un certain type de journal est utilisé. Mais je ressens de la gratitude à Swami Sivananda pour cette approche spécifique. En ce qui concerne cette méthode, il a déclaré,

«La tenue d’un journal spirituel quotidien est une condition indispensable et d’une importance primordiale. Ceux qui ont déjà l’habitude de le garder connaissent ses avantages incalculables. Le journal est un fouet pour aiguillonner le mental vers Dieu. Il montre la voie à la liberté et la béatitude éternelle. Il est votre gourou. Il est l’ouvreur des yeux. Il développe la Manana-Sakti ou le pouvoir de la réflexion. Il vous aidera à détruire toutes vos mauvaises qualités et à être régulièrement dans vos pratiques spirituelles. Si vous maintenez régulièrement un journal, vous aurez la consolation, la paix du mental et des progrès rapides dans le chemin spirituel. Ceux qui désirent se développer dans la morale et la spiritualité, ceux qui souhaitent évoluer rapidement doivent tenir un registre quotidien de leurs actions.

«Tous les grands hommes du monde tient un journal. La vie de Benjamin Franklin vous est connu de tous. Il a tenu un journal quotidien. Il a noté le nombre des contre-vérités et de mauvaises actions pour lesquelles il était responsable au cours de la journée. Au fil du temps, il est devenu un homme parfait. Il avait un contrôle parfait sur son mental. Mahatma Gandhi avait l’habitude de conseiller les étudiants de tenir un journal quotidien toujours.

«Un grand voleur se cache dans votre cerveau. Il a arraché votre perle Atmique. Il vous donne d’immenses soucis et des ennuis. Il vous berce d’illusions. Le voleur est votre mental. Il ne faut pas faire preuve d’indulgence envers lui. Vous devez le tuer sans pitié. Il n’y a pas d’autre épée plus tranchante que ce journal pour le tuer. Il vérifie ses voies insouciantes et le détruit finalement. Toutes vos erreurs quotidiennes seront corrigées. Un bon moment viendra où vous serez entièrement libre de la colère, de la contrevérité, de la luxure, etc. Vous deviendrez un Yogi parfait.

«Votre père et mère vous a donné ce corps. Ils vous ont donné la nourriture et des vêtements. Mais ce journal est supérieur à vos parents. Il montre la voie à la liberté et la béatitude éternelle. Il vous donne le réconfort, la satisfaction et la paix du mental. Tournez les pages de votre journal soigneusement une fois par semaine. Si vous pouvez enregistrer vos actions toutes les heures, votre croissance sera rapide. Heureux l’homme qui tient un journal quotidien, car il est très proche de Dieu. Il a une forte volonté et il est exempt de défauts et d’erreurs.

«En gardant un journal spirituel, vous pouvez alors et là corriger vos erreurs. Vous pouvez faire plus de Sadhana et évoluer rapidement. Il n’y a pas d’autre meilleur ami et fidèle enseignant ou Guru que votre journal. Il vous apprendra la valeur du temps. À la fin de chaque mois, calculez le nombre total d’heures que vous avez passé dans Japa, étude des livres religieux, Pranayama, Asanas, sommeil, etc. Ensuite, vous serez en mesure de savoir combien de temps vous dépensez à des fins religieuses. Vous avez toutes les chances d’accroître la période de Japa, Méditation, etc., peu à peu. Si vous maintenez un journal quotidien correctement, sans aucune faute dans l’un des éléments, vous ne voulez pas perdre même une seule minute inutilement. Alors seulement vous comprendrez la valeur du temps et de la façon dont il se dérobe.

«Comparez le total du mois dernier avec ceux des mois précédents. Découvrez si vous avez progressé dans votre Sadhana ou non. Si vous n’avez pas progressé, augmenter votre pratique quotidienne. Vous pouvez faire plus de Sadhana et évoluer rapidement.

«En maintenant un journal, vous ne devriez pas proférer un mensonge partout. Vous conservez seulement pour votre propre bénéfice. C’est le journal d’un aspirant religieux qui foule le chemin de la vérité pour réaliser la Vérité. Reconnaissez vos fautes ouvertement et essayez de vous corriger à l’avenir. Vous ne devriez pas négliger d’enregistrer tout dans votre journal. Il est préférable si vous comparez les progrès de votre travail de la semaine actuelle avec celle de la semaine précédente. Si vous n’êtes pas en mesure de le faire une fois par semaine, vous devez à tout prix comparer une fois par mois. Ensuite, vous pourrez effectuer divers réglages dans différents articles, augmenter la durée de Japa et de la Méditation et diminuer le temps de sommeil. […]

«N’ayez pas honte de parler de vos erreurs, vices et échecs. Ceci est destiné uniquement pour vos propres progrès. Ne perdez pas vos précieuses heures. Il suffit que vous avez perdu tant d’années dans des commérages inutiles. Assez, assez de problèmes que vous aviez tous ces jours-ci pour satisfaire vos sens. Ne dites pas: «À partir de demain, je serai régulier.» Ce «demain» ne viendra jamais. Soyez sincère et commencez à faire Sadhana à partir de cet instant. Si vous êtes vraiment sincère, il est toujours prêt à vous aider et à vous donner un coup de pouce dans votre marche spirituelle.

«Celui qui règle sa vie sur les lignes ci-dessus est sûr de devenir un Jivanmukta ou un Yogi dans cette même naissance. Faites-le en pratique et voyez comment vous progressez. Commencez maintenant un journal spirituel de cet instant même et réalisez les résultats merveilleux.»

Le journal spirituel est quelque chose qui doit être maintenu sur une base quotidienne. Il ne doit pas être une grosse affaire, et vous ne devez pas passer beaucoup de temps là-dessus. Mais si vous répondez aux questions honnêtement, dans un court laps de temps, vous saurez, sans question, où vous êtes dans votre travail spirituel et pourquoi. Ne voulons-nous pas tous savoir? Ne voulons-nous pas savoir à quel stade nous en sommes dans notre travail spirituel? Bien sûr, nous le voulons. Nous devons savoir. Si nous ne savons pas, nous perdons notre temps.

Nous devons être conscients de nous-mêmes; nous devons nous connaître. Si nous prétendons être des gens spirituels, nous devons connaître notre vie spirituelle plus que toute autre chose. Le plus triste est que la plupart des gens Soi-disant spirituels n’ont que des déclarations vagues à faire au sujet de leur vie spirituelle; ils ne peuvent pas parler des faits. Cela ne devrait pas être comme ça, surtout pour les étudiants Gnostiques. Un étudiant Gnostique sait que nous traitons seulement des faits. Donc, dans votre journal, écrivez uniquement des faits. Ne spéculez pas. Ne devinez pas. Ne soyez pas vague. N’imaginez pas. N’extrapolez pas. Enregistrez uniquement les faits, les faits observables, ou les faits tirés par inférence. Nous devons compter sur cette explication des Vritis. C’est votre tâche pour la semaine prochaine.

• Auto-observation: Un exercice d’attention, dans lequel on apprend à devenir un observateur indifférent de notre propre processus psychologique. La véritable Auto-observation est un travail actif de l’attention dirigée, sans l’intervention de la pensée, des émotions ou des sensations.

«Nous avons besoin d’attention intentionnellement dirigée vers l’intérieur de nous-mêmes. Ce n’est pas une attention passive. En effet, une attention dynamique se déroule du côté de l’observateur, alors que les pensées et les émotions font partie du côté qui est observé.» – Samaël Aun Weor

Ressources Utiles:

Articles:
Auto-connaissance
Yoga de la synthèse

Livres:
La Grande Rébellion
Le Karma est Négociable
Traité de Psychologie Révolutionnaire

Cours:
Commencer Ici et Maintenant
Bhavachakra, la Roue du Devenir
Auto-connaissance

Questions et Réponses

Public: La Chasteté est-elle une chose de type moine où vous ne pouvez jamais avoir des relations sexuelles dans votre vie ou vous dire ne pas forniquer, comme dans, vous le savez, courir partout et avoir des relations sexuelles pour le plaisir physique de celui-ci? Est-il ok si on est dans une relation amoureuse?

Instructeur: Dans le Yoga, le terme Chasteté est Brahmacharya, qui implique la pureté, parce que le mot Brahma est un nom de Dieu. Brahmacharya implique un sens à des niveaux. Dans la religion traditionnelle, les débutants apprennent toujours à retenir leur énergie sexuelle et à réfréner l’interaction sexuelle. Ils appellent cela «célibat.» Ce n’est pas ce que nous parlons. Nous parlons d’apprendre à maîtriser cette énergie et non l’expulser du corps. Que l’on a une relation sexuelle ou non est hors de propos. Ce qui est pertinent est que l’on retient l’énergie et la transforme à l’intérieur, ne plus se livrer à l’orgasme. Au lieu d’éprouver ce bref plaisir physique, nous transformons ce pouvoir afin d’avoir une nourriture spirituelle. C’est un type de Tantra. La base de cela c’est de transformer les impuretés et les purifier. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, il y a plusieurs livres qui l’expliquent. Nous recommandons plus précisément Le Mariage Parfait.

Public: Plus tôt vous avez utilisé une analogie pour parler de vraie connaissance. Vous avez parlé d’une flamme qui est une flamme, mais il ne faut pas penser que c’est une flamme. Je pensais qu’en référence à ce que vous dites au sujet […]. Au départ, j’étais confus parce que je pensais que la Conscience est comme notre mental qui traduit tout ce que nous expérimentons dans la vie et je suis confus au sujet de la Conscience. Quel est le processus de connaître? Comment comprend-t-on le point où l’on sait qu’on es la flamme et ce n’est pas une pensée?

Instructeur: La Conscience voit à travers les sens, mais elle n’est pas les sens. Elle voit à travers le mental, à travers le corps, à travers la langue, à travers le nez, à travers les yeux, à travers la peau, mais elle n’est pas une de ces choses. Lorsque nous percevons quelque chose, cela requière de la Conscience. Nous disons donc que la Conscience est la perception. Mais il y a beaucoup de niveaux de perception. En nous, la perception est filtrée. Elle est filtrée par les sens et elle est filtrée par la psyché. Il est possible à travers le développement et le renforcement de la Conscience d’apprendre à voir sans aucun filtre. C’est d’avoir la perception précise, objective; c’est voir la réalité. Dans ce cas, vous êtes la flamme. Vous ne devez pas penser que vous êtes la flamme; vous ne devez pas interpréter les perceptions parce que vous êtes cela. C’est d’être. C’est un état d’être. C’est vraiment le point ultime de tout développement spirituel réel; c’est de développer cette capacité afin que vous ayez tout le temps, voyez sans filtres. Les pensées peuvent se produire, les sentiments peuvent se produire, et les sensations peuvent se produire, mais la Conscience perçoit et non confuse par toutes ces couches. Elle voit juste à travers eux. C’est vraiment intéressant. C’est très scientifique. À travers le processus de se pencher pour vous observer, accompagné du processus d’apprentissage de méditer, vous renforcez cette capacité. Peu à peu, si vous apprenez à extraire la Conscience du corps, des sens, du sentiment, de la pensée, vous pouvez voir et expérimenter ce qu’est d’être la Conscience. Nous appelons cela Samadhi. Telle est la dernière étape des étapes du Yoga. Samadhi est cette expérience de voir sans aucun filtre. Cela peut être dans votre corps physique ou hors de votre corps physique.

Public: Nous avons cette tradition d’anges déchus, des êtres spirituels qui descendent dans la matière pour expérimenter la matière, puis remontent plus tard. Je suppose que pour s’éveiller à l’expérience d’être la flamme, il faut d’abord connaître les filtres de la matière afin de s’éveiller à cela… quel est le raccourci, plutôt que de se trouver piégé dans ce que nous sommes?

Instructeur: Nous sommes déjà pris au piège en lui, donc il n’y a pas de raccourci. Dit simplement, nous sommes déjà dans le désordre. La question est là: «Pourquoi est-ce de cette façon, et cela doit-il être de cette façon?» Non, cela ne doit pas être de cette façon. Ceci est le karma de ce scénario particulier. Pour parler en termes généraux, lorsque le grand souffle se dédouble dans la manifestation, il le fait pour acquérir l’auto-connaissance. Mais il ne doit pas atteindre l’état de dégénérescence que nous avons atteint ici. Les Écritures disent que sur de nombreux systèmes de monde, cela ne se produit pas de cette façon; là, les Êtres n’entrent pas dans l’état de dégénérescence que nous avons. Ici, nous avons une situation unique qui est extrêmement douloureuse pour tous les Êtres ici. Notre état est juste une conséquence des actions erronées. Donc, il n’y a pas de raccourci, mais la bonne chose est qu’il y a une voie de sortie. C’est le même chemin universel, mais ici, il doit être appliqué avec une grande quantité d’énergie. Dans d’autres systèmes, dans d’autres scénarios, le chemin est plus facile à réaliser parce que le karma n’est pas si lourd. Pour nous ici, le karma est extrêmement lourd, ce qui nécessite une application différente de l’énergie pour le transformer. Cela a un sens n’est-ce pas? (En termes de la façon dont la physique de cela fonctionne.) Néanmoins, cela peut être fait. Nous avons juste besoin le levier pour déplacer l’univers. Ce levier est à l’intérieur de nous.

Public: Nous pouvons donc dire que le Soi est juste attention de la perception? Si le Soi est sans pensée, comment identifierait-on quelque chose sur nous-même?

Instructeur: À travers la perception. Le vrai Soi: qu’est-ce? C’est une grande question. L’exercice que je vous est assigné à demander: «qu’est ce que je vois? Est-ce moi-même?» La question implique la réponse. Qui perçoit? Qui est le perceveur? C’est là que vous devez chercher la réponse. Comment je demande? Comment je perçois? En ce moment, qui demande et quelles sont les qualités que «qui» a? Ceci est un processus d’enquête philosophique, mais en réalité c’est très pratique, et dans cette tradition, nous apprenons à travailler avec elle en permanence. C’est d’être toujours en train de poser la question, qui est-ce? Qu’est-ce que de cela est pratique et réelle? Quelle partie de cela je peux confirmer? Qu’est-ce que cette expérience? S’ouvrant sur l’extérieur, vous n’aurez pas de réponses, parce que vous voyez seulement les choses qui sont en constante évolution. Rien dans votre perception extérieure est intrinsèquement fiable. Tout ce qui se passe en dehors est en constante évolution, et vous ne pouvez rien faire à ce sujet. Tout ce que vous percevez va disparaître; tout. Même le corps physique, même ceux que vous aimez, tous disparaîtra. Chaque relation, chaque situation, chaque scénario disparaîtra. Qu’est-ce qui reste constant? La perception. Soi.

Donc, sur cette note, nous devons examiner l’Arbre de Vie. Où sur l’Arbre de Vie est représentée la perception? Il est difficile de répondre, n’est-ce pas?

Ici et maintenant, regardez en vous-même, et – sachant ce que vous savez sur l’Arbre de Vie, répondez – d’où vient ma perception? Il faut vraiment que vous regardez à l’intérieur. Vous devez regarder à l’intérieur, parce que vous ne pouvez pas trouver la réponse à l’extérieur.

Si vous persistez dans cette enquête vers l’intérieur -pratiquement, d’instant en instant – vous ferez inévitablement certaines étapes. Elles incluent se rendre compte que ce n’est pas le corps physique qui voit, parce que vous pouvez encore percevez lorsque vous n’êtes pas dans votre corps physique. Toute personne spirituelle peut confirmer cela, s’il ou elle sait comment travailler spirituellement, parce qu’elle sait comment être éveillée dans ses rêves, ou sortir de son corps, soit dans la Méditation ou la nuit. Il ou elle a eu des expériences soit par volonté ou par accident où il ou elle sait qu’il ou elle perçoit, mais pas dans le corps physique. Alors qui percevait? Cette enquête, constamment maintenue, nous mène vers le haut à l’Arbre de Vie, pas vers le bas. Ceci est le point critique.

Là maintenant, tel que nous sommes, nous sommes dans notre corps physique, mais nous percevons en permanence à travers tous ces filtres dans la subconscience. Nous avons peur, nous sentons le doute, ou nous nous sentons inquiets. Ces sentiments filtrent notre perception, et nous pensons que nous sommes ce sentiment, mais quand nous posons la question suivante : Est-ce moi-même? Est-ce de là que ma perception provient? Nous sommes obligés de se rendre compte que le sentiment n’est pas la réponse. Votre colère voit, mais qu’est ce qui donne la possibilité de voir à cette colère? C’est la Conscience. La Conscience est pris au piège dans la colère, mais elle n’est pas la colère. Suivez-vous ce que je veux dire? Cette ligne d’enquête vous plongera, au-delà des filtres, au-delà du corps, au-delà du Corps Vital, au-delà du Corps Astral, plus profond et plus profond.

Public: Par exemple, je sais que j’ai montré ici et que j’ai envie de chercher des vérités spirituelles à travers la logique et l’inférence et aussi à travers l’expérience rigoureuse. Je sais aussi qu’il y a certaines émotions qui me conditionnent, à travers un traumatisme dans ma vie quand j’étais plus jeune, qui probablement me prédisposent à faire de telles choses, comme mon désir de chercher la vérité d’une manière spirituelle et de percevoir ma réalité physique dans une certaine façon. Mais je pourrais aussi dire que de mon désir d’avoir un diplôme d’études supérieures, ce qui n’est pas nécessairement mauvais ou erroné ou [motivé par] l’avarice. Quand je pense à mon désir de chercher la spiritualité, est que mon Soi spirituel ou est-ce en quelque sorte toujours verrouillé dans le cadre physique, biologique de ma vie à travers des mécanismes biologiques?

Instructeur: La seule façon que vous pouvez répondre à cette question est de plonger à l’intérieur en vous-même dans le moment, non pas avec l’intellect, mais de rester assis et calme, se retirer de vos sens, faire apparaître cette enquête, et regarder dans le cœur de cette enquête à l’intérieur. Regardez où l’enquête vient et suivre à l’intérieur. Ce n’est pas un exercice intellectuel; c’est un exercice clairvoyant. Cela n’a pas de sens quand je l’explique par des mots. Il est en fait une manière de vous asseoir et de méditer…

Public: Que faire si la façon dont je vois est différemment ou je veux avoir ce degré avancé parce que je peux identifier que certains événements humains qui se sont produits quand j’étais plus jeune, mais j’ai le sens que je ne peux pas dire où ou pourquoi j’ai toujours été attiré sur le spirituel. Je sens parfois que son origine quand j’étais si jeune que je n’ai pas […] Est-ce quelque chose où vous pouvez identifier plus…

Instructeur: Voilà ce que je vous explique. Lorsque vous essayez de trouver la réponse en mémoire ou supposition ou possibilités, c’est seulement de la devinette. Vous ne pouvez pas arriver à une réponse fiable de cette façon. C’est la limite de l’intellect. C’est une Vriti appelée fausse perception. C’est ainsi que le mental essaie de dire: «peut-être était-ce ou peut-être est ce,» mais cette approche ne repose pas sur une perception réelle de quelque chose que vous avez vécu. Elle est basée sur la fantaisie.

La façon dont vous trouvez une réponse fiable est à travers la Méditation.

Public: On fait défiler les hypothèses…

Instructeur: Les hypothèses ne sont que: suppositions. Mais elles doivent être prouver. Ici, nous adoptons une approche scientifique. Permettez-moi d’expliquer cela de façon simple pour vous. À travers la Méditation, on peut apprendre à passer au crible des souvenirs et voir ce qui était réel en eux. Vous pouvez apprendre à regarder en arrière dans votre passé et récupérer ce qui s’est réellement passé et regarder les faits de cette chose plutôt que ce que votre mental vous dit se sont passées. Lorsque vous développez la Conscience, elle a la capacité de percevoir les faits physiquement ou dans les mondes internes. Cela signifie que si vous suivez le processus j’ai expliqué, en regardant dans cette enquête, et que vous vous extrayez du corps physique et que vous vous extrayez de votre corps énergique et de votre corps émotionnel et de votre corps intellectuel, et juste devenir cette perception pure dans un état de Méditation, vous pouvez apprendre à percevoir les images réfléchies dans l’une de ces dimensions. Cela inclut les souvenirs du passé. Ainsi, plutôt que de voir ces souvenirs à travers les filtres de votre personnalité et vos traumatismes, vous les voyez comme un scientifique ou un détective qui les voit pour ce qu’ils sont. Ensuite, vous pouvez savoir, «pourquoi est-ce ainsi? Pourquoi est-ce de cette façon?»

Laisse moi vous donner un exemple. Récemment, je méditais sur une émotion troublante et elle me dérangeait beaucoup. Ma logique n’a pas pu trouver la réponse. Je ne pouvais pas la trouver par inférence. Je ne pouvais pas la trouver par le témoignage dans les Écritures. Donc, j’essaie d’utiliser la vraie connaissance, mais je ne pouvais pas la trouver par la perception directe. Je savais que si je comptais juste sur ma propre explication théorique ce serait juste une estimation subjective. Donc, je méditais, en essayant de méditer sur cette expérience réelle, en se concentrant sur l’émotion. Méditant sur l’émotion, extrayant mon attention de tout le reste. Alors j’ai eu cette expérience. J’ai capturé et remis une mémoire quand j’étais un petit enfant et quelque chose est arrivé dans ma maison qui a provoqué une réaction en moi avec l’émotion qui me touche encore aujourd’hui. Ce fut une impression non digérée. Enfant, je n’étais pas équipé pour y faire face.

Quand je suis sorti de cette Méditation, je me sentais complètement différent parce que j’ai compris. J’ai compris quelque chose d’important sur moi-même. Je l’ai connu. Je ne devais pas y penser. Je n’avais pas besoin d’y penser, «La situation est à cause de ceci et cela.» Je n’avais pas besoin de penser quoi que ce soit. Je savais seulement. Compréhension n’est pas pensée. C’est un type de connaissance qui est intuitive, émotionnelle, consciente; elle peut être accompagnée par la pensée ou la logique, mais elle ne se définit pas par elles. Voilà la différence entre connaître que vous êtes la flamme ou penser que vous l’êtes. En parlant d’avoir la vraie connaissance, je l’ai eu, mais plus que cela, je la connaissais. Je n’avais pas besoin d’y penser. C’était un moyen d’acquérir la Gnose sur cette expérience. J’ai pu voir comment l’émotion actuelle a ses racines dans l’expérience passée. Cela vient de se passer récemment; c’est agréable que j’ai pu l’expliquer pour vous.

Voilà comment ce processus fonctionne. J’ai appris cela de cette tradition, à savoir: «Je ne suis pas le corps, je ne suis pas l’énergie, je ne suis pas l’émotion, je ne suis pas l’intellect, je suis Arjuna. Mon propre Arjuna, la Conscience, l’Âme Humaine «Je sais comment expérimenter cela; Je sais comment accéder à cela parce que je l’ai appris ici. Cette tradition m’a donné cette capacité, c’est la chose la plus précieuse que j’ai. Voilà pourquoi je suis en train de vous l’expliquer.

Cela peut être fait. Mais pour le faire, vous devez éteindre la théorisation et la devinette. Voilà pourquoi ce journal est si important.

Commencez par vous entraîner à seulement regarder des faits observables et le long du chemin, trouvez la preuve de qui vous êtes réellement: auto-connaissance. Trouvez la preuve de qui vous êtes dans ce que vous avez de divinité, d’humanité et d’impureté. Pas de devinettes. Vous devez être capable d’identifier clairement ces choses en vous-même dans l’instant, pas de l’expliquer à quelqu’un d’autre, mais être capable de l’identifier directement.

Public: Il me semble que l’attention en Soi est vide.

Instructeur: Elle l’est. Padmasambhava a donné des enseignements très beau à ce sujet. Dans un texte intitulé «Libération Naturelle à travers l’Introduction à l’Attention», il explique cela. Étudiez-le. Nous avons une conférence à ce sujet sur notre site, et vous pouvez trouver ce texte dans de nombreux endroits. Il explique simplement que quand vous regardez dans l’attention vous ne pouvez pas trouver quelque chose, mais il est là. C’est le Soi. Dans le Bouddhisme, ils n’utilisent pas le terme Soi, ils utilisent le terme Tathagatagarbha, qui signifie «la nature du Bouddha». Cette tradition n’utilise pas le terme Soi, parce que Soi implique quelque chose qui a un corps ou un aspect matériel. Beaucoup de gens pensent «Soi» et ils imaginent que leur Soi doit être un gars barbu dans une autre dimension, Atman. Cela existe, mais ce n’est pas l’explication ultime de ce qu’est notre vraie nature.

Public: On ne peut pas avoir l’attention par lui-même. Elle doit être Conscience de quelque chose, [n’est-ce pas]?

Instructeur: Non, elle peut être juste attention, juste attention par lui-même. L’attention a naturellement une présence. C’est son état primordial. Elle ne doit pas être dirigée à tout autre chose. Elle est juste une simple recognition: «Je suis.» En Sanskrit c’est «So ham». C’est lié à la façon dont l’absolu est ou n’est pas. C’est ça.

Public: Donc, se souvenir de Soi-même c’est d’être le reflet parfait de ce qui est, en cet instant?

Instructeur: C’est d’être. Dans l’être, il n’y a pas d’être une pensée. C’est juste une être-itude. L’intellect ne saisira jamais cela. L’intellect compare seulement. L’intellect dépend entièrement de A et B, observateur et observé. L’intellect ne peut pas comprendre l’être-itude, qui est un état d’unité, de l’unicité.

Public: Donc si on pose cette question, est-ce l’émotion ou est-ce cette chose observable moi-même? La réponse ne serait-elle pas toujours non?

Instructeur: Oui.

Public: Parce que s’il est observable alors il doit être une entité.

Instructeur: Oui, mais cela implique la question, qui observe? C’est la valeur de celui-ci. Vous devez vivre cette distinction consciemment, mais nous ne le faisons pas. Nous allons toujours à travers toutes les expériences se sentant comme, «C’est moi et je fais ceci et je pense ceci et je sens cela.» C’est un mensonge. Ceci est expliqué dans la Gita, mais il est très difficile de comprendre la façon dont cela est écrit. C’est expliqué, mais si vous ne méditez pas, vous ne pouvez pas comprendre ce que Krishna explique. Il explique au sujet de «l’observateur» et comment l’observateur est lié à notre Purusha, notre Atman, l’Intime. Beaucoup de gens tombent dans la confusion, en particulier celles liées à Advaita, qui est la branche philosophique de l’Hindouisme. Ils pensent que ce Je Suis est ce que nous sommes, ici et maintenant. C’est absolument une erreur fatale.

Public: Donc, le vide est aussi un type de perception?

Instructeur: Oui. Il est un être-itude, qui implique perception. À l’intérieur du vide se trouve la perception ultime.

Public: C’est sans-chose. Alors, quand il y a quelque chose c’est une chose, c’est en dehors de cela. Donc, fondamentalement, tout ce qui arrive n’est pas le Soi. La seule chose qui est le Soi est ce qui expérimente?

Instructeur: C’est le point crucial, au cœur de la philosophie Hindoue et Bouddhiste. C’est exactement cette question. Voilà pourquoi il y a tant d’écoles dans les différentes traditions qui abordent cette question de différentes façons. Elles ont toutes la validité. Toutes signalent certains aspects de cette perception qui sont valides, mais vous ne pouvez pas débattre à ce sujet philosophiquement. Cela doit être expérimenté pour être compris, parce qu’il est bien au-delà du mental.

Mettons cela en perspective. Regardons l’Arbre de Vie à nouveau. Nous sommes tous ici dans notre corps physique, la Sephirah Malkuth. Cette Sephirah, Yesod, est l’énergie dans ce corps. Ici, dans Hod se trouve l’émotion. Ici, dans Netzach se trouve le mental. Regardez à quel point c’est loin de l’Absolu, qui est au sommet de l’arbre.

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Même ici physiquement dans Malkuth, nous sommes seulement vaguement attentif à la de pensée [Netzach] parce que nous ne l’observons pas activement. Cela se passe juste, et nous allons partout et la pensée et le sentiment se passent. C’est si subtil à notre perception. Comparez cela avec essayer de comprendre le Corps Causal (Tiphereth), le Corps Bouddhique (Geburah), le Corps Atmique (Chesed) et le Trikaya du Bouddha. Ils sont ici avec nous. Nous avons tous toutes ces subtilités ici et maintenant, mais nous n’avons pas assez renforcé notre perception pour les connaître, même s’ils sont là.

Les questions que vous posez pointent dans cette direction. C’est, au sommet de l’arbre, que se trouve la racine de la perception. Le cœur de toutes les choses existantes est ce rayon de lumière qui sort de l’Absolu, que nous appelons Christ, Krishna. C’est ce feu qui donne tout le potentiel d’être. Il est, lui-même, la racine de la perception, mais nous sommes loin de comprendre cela parce que nous sommes si denses dans ces bas niveaux. Donc, nous devons devenir beaucoup plus subtile dans la façon dont fonctionne notre perception. Ensuite, vous pouvez l’apercevoir, mais cela nécessite beaucoup de développement.

Public: Je peux voir mes pensées, et je les ai revue à un niveau très intense. Je l’ai vu peut-être, comme une autre partie de mon cerveau, quelqu’un qui regarde, quelqu’un qui est là […]. Je perçois les pensées. Je suis capable de défaire certaines habitudes en regardant les pensées se produire et voir les sentiments. Oui, je sens comme s’il y a un Soi séparé qui me regardent faire ces choses. Mais est-ce quelque chose d’observateur qui doit être regardé ou est-ce moi-même?

Instructeur: C’est quelque chose qui dépend du processus de votre développement. Il est possible de devenir un observateur de la pensée, mais de le faire strictement dans la sphère intellectuelle.

Public: Je me sens un peu comme, oui, je vois ce que vous dites là.

Instructeur: La façon plus efficace d’apprendre à regarder les pensées est de loin, ne pas être en eux, mais de les voir comme quelque chose d’étranger; de les regarder sans analyse.

Lorsque nous étudions l’Arbre de Vie, voilà comment nous regardons: les Sephiroth inférieurs sont le corps physique, l’énergie dans le corps, l’émotion et la pensée. Netzach se rapporte à la pensée concrète. Ce sont des pensées qui ont une lutte psychologique : «J’espère vraiment que je vais regarder ce jeu» – pensée. C’est un type de pensée concrète, liée à l’intellect.

Plus subtile est la pensée abstraite, qui n’est pas concrète sous cette forme. Ce niveau abstrait du mental peut voir le niveau concret. La pensée abstraite est liée à Tiphereth.

Mais il y a plus que cela. Il y a aussi Buddhi, qui est là où la Conscience se montre réellement la première fois dans ce processus de dédoublement. En Sanskrit elle est appelée Buddhi, qui se traduit à peu près comme mental, mais cela implique vraiment un type de perception consciente qui est sans pensée. Ainsi, Buddhi se rapporte à la pensée aussi, mais elle est encore plus abstraite, plus subtile, et donc plus profonde.

Public: J’ai probablement atteint la deuxième partie, où l’abstrait [partie du mental intellectuel voit] les pensées spontanées qui se produisent comme des vagues […] Je suppose que ces émotions sont en fait au hasard. Parfois, je vois des sous-couches que: Je pense ceci, je sens cela, mais il y a aussi une image inconsciente qui vient et je pense, oh c’est pourquoi cela se produit. Ce serait cette [couche du mental intellectuel] abstraite. Mais il y a une autre place…

Instructeur:… qui est encore plus abstraite. Nous avons tous tout cela.

Public: Il y a une troisième place que vous parlez?

Instructeur: Oui, elle est encore plus abstraite que les pensées abstraites. Elle est objective. Elle n’est pas conditionnée ou filtrée du tout. À partir du Corps Causal, Tiphereth, vers le bas, tout est conditionné par notre karma, par la psyché que nous avons. Voilà pourquoi tout ce que nous percevons dans ces niveaux est défectueux et ne peut pas faire l’objet de confiance.

La Méditation est la clé. Lorsque vous apprenez à extraire l’attention de tous ces niveaux conditionnés et percevoir Buddhi, qui est la Sephirah Geburah, vous voyez sans conditions, sans filtres; vous voyez objectivement.

Public: […] une étape de Geburah ; c’est là où je veux aller.

Instructeur: C’est là que nous voulons aller. Exactement. Faire cela est possible pour tout le monde. Mais nous avons besoin d’énergie. La Conscience a besoin de beaucoup d’énergie. Voilà pourquoi nous épargnons l’énergie sexuelle. Cette énergie carbure directement le développement de la Conscience. Cette énergie sature la psyché entière quand nous l’épargnons. Lorsque nous retenons cette énergie, lorsque nous transformons cette énergie, elle nourrit le corps, elle nourrit le Corps Vital, elle nourrit le corps émotionnel, elle nourrit le corps intellectuel, mais surtout, elle nourrit la Conscience ; elle enflamme la Conscience. C’est le pouvoir même que nous avons besoin pour transformer le mental.

Les gens qui n’épargnent pas cette énergie échouent constamment à atteindre ce qu’ils essaient d’atteindre. Ils savent que cela peut être fait, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils sont leur propre pire ennemi. La voie principale est d’énergiser la Conscience. Toutes les choses que j’ai expliqué dans la conférence sur Yama et Niyama sont vraiment aussi la même chose.

Par exemple: Ahimsa, le premier. Lorsque vous produisez le mal pour vous-même ou les autres, vous dépenser de l’énergie pour le faire et vous produisez une conséquence, qui est néfaste. Lorsque vous vous retenez et que vous ne produisez pas de mal, mais que vous produisez quelque chose d’amour et de compassion pour quelqu’un d’autre, vous utilisez cette énergie d’une manière supérieure. Cette énergie se transforme et produit un bon résultat. Qui nourrit la Conscience plutôt que de la conditionner. Voyez-vous la différence? Ahimsa, action néfaste, conditionne plus la Conscience avec plus de karma. Himsa, action d’amour, libère la Conscience et donne de l’énergie.

Cela est vrai de toutes ces dix étapes. L’une d’entre elles est Brahmacharya. Lorsque vous conservez l’énergie sexuelle et ne l’utilisez pas à travers le désir, cette énergie très puissante, au lieu de conditionner la Conscience avec la luxure, libère la Conscience de la luxure. Toute cette énergie est alors disponible pour la Conscience pour l’utiliser pour le bien.

La manière principale est la connaissance de Soi. Alors, là où le mental et le cœur et le corps ont été appauvris par les pertes d’énergie précédente, ils deviennent maintenant plein d’énergie et saturés d’énergie rajeunissante et ils vous donnent plus d’énergie pour percevoir de plus en plus profond.

Public: Vous avez parlé des quatre corps de péché. Lorsque vous avez un défaut qui se pose, comme un défaut émotionnel, si vous n’êtes pas identifié avec le défaut et si vous êtes au attentif alors cette attention n’est pas filtrée parce que la Conscience est au-delà du défaut. Voyez-vous ce que je dis?

Instructeur: On espère qu’elle est au-delà du défaut, mais il n’y a aucune garantie. À moins que vous pouvez confirmer et savoir pertinemment que vous êtes dans un état de Samadhi, vous devez supposer qu’il y a des filtres.

Public: Si vous êtes conscient du corps émotionnel, qu’est-ce qui pourrait être le filtre entre la Conscience et le corps émotionnel?

Instructeur: Vous pouvez être très conscient du fait que vous êtes en colère et agir toujours en colère.

Public: Mais pas si vous êtes conscient de cela comme en le regardant…

Instructeur: C’est le même. Je peux être très conscient que je suis en colère contre vous et je peux vous puncher et être conscient. Vous savez ce que je dis? [À un étudiant:] Elle sait exactement ce dont je parle. [Rire]

Public: Mais ce n’est pas l’attention réelle, n’est-ce pas?

Instructeur: Oui elle l’est. Bien sûr, c’est l’attention. C’est l’attention de la Conscience qui est piégée dans cette colère. Être attentif ne signifie pas être libéré. L’attention est tout simplement l’activité de la Conscience. Notre Conscience est filtrée, conditionnée. Elle est attentive, mais à travers des filtres. C’est d’être éveillé négativement. Nous le faisons tous.

Public: Alors comment peut-on vraiment s’observer?

Instructeur: Vous commencez là où vous êtes. Observez-vous et cherchez toujours à libérer la perception de tous ses filtres. Dans notre état, ce n’est pas facile. Voilà pourquoi la Méditation est si importante. Mais cela peut seulement venir lorsque vous avez travaillé à travers les autres étapes du Yoga. Voilà pourquoi la Méditation est si importante. Vous devez commencer la perception libératrice de toutes les choses qui se passent toute la journée avant que la Méditation puisse devenir une réalité. Cela signifie, très franchement, que, dans les premières années, vous êtes juste dans le champ de bataille, ne sachant jamais comme sûr si ce que vous voyez et expérimentez est objective. Vous devez dire: «Non, cela ne l’est pas, parce que je ne suis pas éveillé. Je ne suis pas dans Samadhi. Je ne suis pas dans un état où je peux confirmer avec cent pour cent de certitude que je vois objectivement.»

Public: Dans cette écriture, pourquoi Padmasambhava mentionne l’attention ordinaire?

Instructeur: Il parle de l’attention ordinaire qui est non filtrée, que vous pouvez expérimenter en cet instant. Si vous n’avez pas de facteurs de conditionnement vous affligeant à cet instant, cette attention ordinaire est similaire à cet instant à Samadhi, en ce sens qu’elle n’est pas filtrée par aucun défaut. Elle est filtrée par le corps. Elle est filtrée par les sens. Mais si vous êtes conscient de ces choses, alors vous pouvez voir quelque chose de plus ou moins objectivement. Peut-être que vous ne pouvez pas le voir avec un regard profond, mais vous le voyez sans filtre. En d’autres termes, ce qu’il appelle «attention ordinaire» est l’attention originale, non filtrée qui est naturelle et «ordinaire» dans toute chose vivante. Il n’y a rien de ce spécial au sujet de cela. C’est simple perception. Malheureusement, nous expérimentons cela rarement, parce que notre Conscience est si conditionnée.

Le problème est que notre personnalité et nos sens nous ont hypnotisé si profondément, en particulier dans le type de mode de vie que nous avons maintenant où nous courons constamment de chose en chose, il est très difficile même d’avoir une expérience d’attention ordinaire.

Public: Bien, on se sent presque comme si on n’es pas responsable, comme si on ne fait pas quelque chose; c’est comme si on est une mauvaise personne. Donc, voilà comment c’est…

Instructeur: Exactement. Laissez-moi vous demander quelque chose. Si je dis: «Nous allons tous simplement aller à un champ et passer du temps là-bas pendant huit heures et ne rien faire.» Pour les gens d’aujourd’hui, cela ressemble à l’enfer, n’est-ce pas? Comme, «Oh mon Dieu! Huit heures assis dans l’herbe sans rien faire? Pas même vérifier mon téléphone???» Personne ici serait d’accord là-dessus. Mais dans cette expérience d’aller là-bas et de ne pas avoir quelque chose, vous expérimenterez l’attention ordinaire; juste être. Vous ne devez pas aller nulle part, ne pas avoir à faire quoi que ce soit, pas de patron, pas d’épouse, pas d’enfants, pas de télévision, pas d’internet, pas de téléphone cellulaire, sans rien. Vous seriez libre de toutes ces conditions, et pourrait juste être. Dans ce cas, on peut éprouver l’attention ordinaire qui peut être plus ou moins objective. C’est ce à quoi je pointe.

Public: Donc, quand on développe ce type d’attention et qu’on cultive le type d’énergie qu’il l’élève au niveau qui est nécessaire pour cette libération, trouvera-t-on alors aussi un but divin?

Instructeur: Oui.

Public: J’ai toujours pensé qu’il y a un but que je n’ai pas trouvé. C’est la force motrice qui me tracasse.

Instructeur: Oui. Vous l’aurez. Indubitablement. Nous avons tous un but. Nous appelons cela une inquiétude spirituelle. C’est cette urgence de découvrir la spiritualité. Nous savons et nous avons le sentiment qu’il y a quelque chose. Cela vient de votre Être, votre Intime, votre Mère Divine. Cette divinité vous vous pousse de cette façon dans votre cœur. C’est pourquoi vous avez cette urgence. Le premier but est de se rendre compte de cela puis agir sur cela. Ensuite, dans le processus du travail, graduellement, petit à petit, vous trouverez plus de ce but. Vous apprendrez comment vous pouvez refléter la lumière de cette divinité à travers vos activités quotidiennes.

Public: Alors le physique s’unit avec le but intérieur.

Instructeur: Oui. La première façon que nous le faisons c’est en agissant sur ces dix étapes dans notre vie quotidienne: être la vérité, la compassion, être affectueux, ne pas mentir, ne pas voler, tous les dix Yama et Nima. Lorsque nous agissons sur ceux-ci, nous nous ouvrons immédiatement à notre Être pour nous guider à notre but.

Public: Donc la dernière chose que je veux dire est que, vous ne signifiez pas réellement quand vous avez dit que… disons que nous avons un travail que nous détestons, n’est-ce pas? Et disons que nous n’aimons vraiment pas tout le monde, mais nous n’aimons pas vraiment le travail. Nous ne devrions probablement pas rester dans le travail et souffrir pour toujours parce que ce n’est probablement pas notre but si nous n’aimons pas réellement cela, mais nous devons venir à lui avec un cœur aimant.

Instructeur: Eh bien, un de ces aspects que j’ai mentionné est Tapas, qui fait partie du Niyama. Tapas signifie «pénitences.» Dans cette tradition, nous apprenons cela lorsque nous nous engageons vraiment à notre développement spirituel, nous devons mettre toutes nos aspirations dans les mains de notre Intime. Nous disons: «Je n’aime réellement pas mes circonstances et ma vie mais, que ta volonté soit faite.» C’est pourquoi Jésus prie,

«Père, si tu veux éloigne de moi cette coupe: cependant que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui soit faite.» – Luc 22:42

Ainsi, en ce sens, nous disons: «Je n’aime pas mon emploi ou je n’aime pas ma maison ou je n’aime pas la ville dans laquelle je vis mais je vais faire ce que vous me guider de faire. Je vais prendre les circonstances que vous me donnez et faire de mon mieux avec elles.»

La raison pour laquelle nous nous approchons de cette façon c’est que nous savons quelque chose sur la psychologie et le karma: nos circonstances extérieures sont tout simplement le reflet de notre situation intérieur. Lorsque nous changeons l’intérieur, tout change à l’extérieur. Nous sommes là où nous sommes physiquement parce que nous appartenons là, parce que nous nous sommes, par le karma, par notre propre action, mis dans cette position. Si nous adoptons des mesures, des meilleures façons de se comporter, de meilleures façons d’être, alors tout change automatiquement. Vous voyez comment nous, dans la vie moderne, le faisons dans le sens opposé?

Public: Je vois beaucoup de gens qui semblent fatalistes comme s’ils font pénitence pour toujours. Ils pensent qu’ils sont censés être ici et […] mais ce n’est pas à ce sujet. Nous pouvons être mécontents, mais nous savons que le changement de l’intérieur changera l’extérieur. Ce n’est pas que nous devrions rester là et penser que nous sommes dans la pénitence pour le reste de notre vie que nous allons juste rester assis là et…

Instructeur: Correcte, c’est irréaliste, car rien ne dure éternellement. Si nous prenons notre attention et transformons l’intérieur, le bien va certainement venir de celui-ci. Si nous concentrons notre attention sur l’extérieur, nous ne pouvons pas dire cela. Nous ne pouvons pas dire que le bien viendra toujours de celui-ci.

Public: […]

Instructeur: Pas du tout. Cela ne signifie pas, «mains sur, je vais tout faire.» Cela signifie, «mains sur, je vais faire de mon mieux avec ce que vous m’avez donné, mais s’il vous plaît donnez-moi quelque chose de mieux.»

Public: Nous pourrions prendre des mesures si, intuitivement, nous sentions que nous devions les prendre.

Instructeur: Absolument. Comme ils disent, priez pour prendre le bus, mais courez vite!

 

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