Introduction à la Mort

« Losar la tashi delek! » C’est le terme Tibétain pour « Bonne et Heureuse Année ». Aujourd’hui c’est le premier jour de la nouvelle année lunaire, qui correspond étroitement à la nouvelle année du Verseau qui a commencé il y a seulement quelques semaines. Pour précéder la conférence d’aujourd’hui, je voulais mentionner cela, parce qu’une nouvelle année représente un nouveau départ, un nouveau cycle qui commence. Voilà pourquoi en Occident, nous symbolisons la nouvelle année comme un nouveau-né. Mais comme Samaël Aun Weor nous a dit dans ses écrits:

Nous pouvons apprendre très peu des phénomènes de la naissance, mais de la mort, nous pouvons tout apprendre.

Quand il y a une naissance, par exemple pour une nouvelle année qui commence cela est rendue possible par la fin de quelque chose d’autre. Le grand cycle de début et de fin est la base de toutes choses, à tous les niveaux de la nature. Tout commence et se termine dans des grands cycles, des grands cercles ou des spirales. Peu importe où nous regardons dans la nature, à tous les niveaux de l’univers, nous trouvons des débuts et des fins. Tous les phénomènes manifestés de la matière ou de l’énergie ont un début et une fin, mais aussi ne commence ni ne se termine. Tout comme la vieille année est terminée et une nouvelle commence, les choses continuent, changent cependant dans une certaine mesure.

Autrement dit, il découle à travers tous les débuts et les fins des grandes progressions ou des mouvements d’énergie. Ces mouvements d’énergie forment un continuum, un flux qui n’a ni commencement ni fin, mais est une série de commencements et de fins. Notre mental a du mal à conceptualiser l’infini, et pourtant le temps c’est ça. C’est un cercle infini. Il n’a pas de commencement, il n’a pas de fin, mais c’est une série de commencements et de fins. Cette clé est au cœur même de la Gnose: la compréhension ou la connaissance de la naissance et de la mort, non seulement la naissance et la mort d’un corps physique, mais la naissance et la mort d’une âme, d’une planète, d’un univers.

Pour les prochaines conférences que je vais donner, je vais explorer et analyser le sujet de la mort. La mort a de nombreux aspects, de nombreuses facettes. Nous allons analyser et étudier la mort de notre corps physique. Je sais que c’est un sujet inconfortable pour la plupart des gens, mais cela ne devrait pas l’être.

En réalité, pour les vrais Gnostiques, la mort est le but. La mort est notre couronne; elle est le couronnement de l’achèvement pour le Gnostique. Cela ne veut pas dire que le Gnostique cherche la mort physique comme une évasion, une façon d’éviter la vie, ou que les Gnostiques veulent se précipiter et être tué physiquement. Ce n’est pas le sens de ma déclaration. Le Gnostique travaille intensément pour préserver la vie, et fait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger la vie, y compris la sienne. Toute vie est extrêmement précieuse. Ce dont à quoi le Gnostique aspire c’est à une mort parfaite: une mort au bon moment, à la bonne heure, parce que la mort parfaite est la porte vers l’existence réelle.

L’existence que nous avons maintenant n’est pas réelle, elle est une illusion. Ce que nous voyons comme l’existence est fondamentalement erronée. Ce que nous voyons, ce que nous percevons, ce que nous goûtons, ce que nous touchons, et ce que nous entendons est tout filtré par des éléments subjectifs dans notre psyché, et donc, nous ne voyons pas la réalité. À travers une mort parfaite, nous recevons la perception de ce qui est réel.

Le but du Gnostique est de parvenir à une mort parfaite et de s’y préparer tous les jours. On peut dire que la Gnose est une science de la formation à la mort. C’est un processus de la mort qui initie de nouveaux niveaux de naissance. La trajectoire de notre existence est ainsi modifiée, vers le haut, dans des formes de vie supérieures.

La mort est le but pour le vrai Gnostique qui pratique au sérieux. Que cette personne est appelée Gnostique, Bouddhiste, Musulmane, Hindoue ou Chrétienne est sans importance. Par Gnostique, nous entendons quelqu’un qui acquiert l’expérience spirituelle consciente. Pour cette personne, son processus spirituel est un processus de la mort, non pas physiquement, mais psychologiquement. Le travail spirituel réel est un processus continu de la mort psychologique radicale, dans laquelle tout ce qui est illusion, tout ce qui est faux, meurt, et ce qui naît est la vérité, la connaissance de ce qui est réel.

Pour commencer à expérimenter ce processus de la mort, nous devons étudier la mort, nous avons besoin de comprendre la mort et ne pas l’éviter. Culturellement, nous évitons la mort. Le sujet de la mort rend la plupart d’entre nous mal à l’aise. Nous faisons de notre mieux pour ignorer la mort, pour l’éviter, et c’est à notre grand détriment. C’est un indicateur très significatif de l’ignorance profonde, quand on veut éviter et le sujet et le sens de la mort. Nous constatons que cette habitude devient d’autant plus prononcée au fur et à mesure que nous vieillissons. Parmi les personnes âgées, nous trouvons souvent la tendance à ne pas utiliser le mot « vieux ». Ils veulent dire « Je suis jeune de 80 ans! » et nous sourions et pensons que c’est mignon, mais réellement, c’est fou. C’est est un indicateur qui signifie que la personne ne veut pas reconnaître le fait d’être vieux, et aussi ce qui les attend, laquelle est la mort. Les personnes âgées devraient être respectées et honorées pour leur expérience et leur perspicacité, et pourtant, dans la culture occidentale moderne, ils ne le sont pas, parce que nous ne voulons pas faire face à notre propre mortalité. Nous évitons les personnes âgées parce que nous ne voulons pas devenir comme eux. Nous préférons ne pas traiter avec les personnes âgées, et quand nous le faisons, nous voulons les traiter aussi rapidement que possible et en finir avec elles. Voilà pourquoi dans la culture occidentale, nous avons tendance à mettre les personnes âgées dans un endroit qui nous évitera de les voir tout le temps, et mettre les malades là où nous n’aurons pas à les voir tout le temps. À l’époque traditionnelle, dans les temps anciens, les malades et les personnes âgées étaient soignés à la maison, et maintenant, nous ne faisons pas cela. Nous les mettons là où nous n’avons pas à les voir. C’est un signe de notre ignorance, de notre aversion à la réalité, parce que nous ne voulons pas traiter avec le fait que nous allons mourir. Nous allons vieillir, tomber malade et mourir, mais nous voulons ignorer cela. Nous n’avons pas de connaissance de la mort, pas de compréhension de la mort, mais nous avons beaucoup d’ignorance de la mort.

La tradition Gnostique enseigne et met l’accent sur l’importance de la mort en raison de sa grande importance dans le chemin spirituel. Pour être un pratiquant spirituel vraiment expérimenté, vous ne pouvez pas éviter la mort. En fait, vous devez l’embrasser. Pour le vrai pratiquant spirituel, quelqu’un qui a une expérience réellement spirituelle, autrement dit un véritable Gnostique – la mort cesse d’être une source de crainte. Contemplez cela, parce que pour la plupart d’entre nous, la mort est une grande source de peur et d’incertitude.

Nous sommes terrifiés parce que nous ignorons la vérité. Nous ne savons pas ce qui se passera quand nous mourons, nous avons donc très peur. Nous avons peur à cause de nos attachements. Nous avons peur à cause de la douleur. Nous ne voulons pas perdre nos familles et nos proches. Nous ne comprenons pas ce qu’est la mort.

Voilà pourquoi nous allons enseigner les quelques cours suivants: pour nous aider à surmonter notre ignorance.

Pour réussir spirituellement, nous ne devons pas avoir peur de la mort, mais la regarder avec impatience. Ne pas se précipiter vers elle, mais utiliser chaque jour pour se préparer à l’inévitable: nous allons mourir et aucun de nous ne sait quand.

Dans des circonstances normales, si nous savions qu’un grand événement allait arriver, nous nous préparerions. Si nous allions faire une excursion ou un voyage, nous ferions tout ce qui devrait être fait pour préparer à l’avance pour que lorsque le moment de notre départ arrive, nous soyons prêts. Et pourtant, qui parmi nous s’est préparé pour la mort qui est un grand voyage que tout le monde ici va prendre? Nous ne sommes pas prêts. La Gnose réelle est la préparation quotidienne, être prêt, de sorte que lorsque la mort arrive, nous ne sommes pas pris par surprise, mais nous sommes pris bien conscient, attentif, ne pas l’éviter, ne pas l’ignorer, mais prêt pour cela.

De cette façon, nous pouvons voir que le Gnostique préparé, quelqu’un avec une véritable expérience spirituelle, voit la mort comme une occasion de passer à quelque chose de mieux.

Nous sommes très attachés à la vie, mais nous ne comprenons pas la vie. Nous avons très peur de la mort, mais nous ne comprenons pas la mort. Si nous comprenions la vie, nous comprenons que la vie, comme elle est maintenant, est un flux de souffrance, et si nous comprenions la mort, nous comprenons que la mort est une opportunité de transformer la souffrance.

Souvent, nous voyons quelqu’un qui est très malade et qui souffre intensément, et nous dépensons de grandes quantités d’énergie et d’efforts pour prolonger la vie de la personne, quand il y a des cas où la personne ferait mieux de mourir et de prendre un nouveau corps, plutôt que prolonger leur souffrance pendant des jours ou des semaines ou des mois ou des années. Ceci parce que nous ne comprenons pas la vie et la mort. Nous ne comprenons pas ce qui se passe quand on meurt, et cela provoque une grande quantité de souffrance dans le monde, non seulement pour la personne qui est malade, mais pour les familles, pour ceux qui sont proches de cette personne. Si nous avons compris ce qu’est vraiment la mort, nous serions heureux pour le mourant, et célébrons leur opportunité d’aller de l’avant.
Dans la tradition Gnostique – et par la tradition Gnostique, je veux dire toutes ces traditions dans le monde qui acquièrent la vraie Gnose et enseignent la vraie Gnose, y compris les traditions de Samaël Aun Weor, les pures traditions de Tantra en Asie, dans les traditions Aztèques et Mayas, dans la tradition de l’Islam en particulier celle liée aux soufis, dans le Christianisme pur – la mort est un sujet d’une grande importance, et est célébrée, pas évitée.

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L’image d’un Bouddha assis montre Padmasambhava, qui est aussi appelé Guru Rinpoche. Vous pouvez le reconnaître par sa moustache, sa barbe, et aussi par son chapeau, sa robe rouge, et par son bâton. Le bâton qu’il tient dans son bras comporte de nombreux éléments symboliques sur lui. Au sommet se trouve une trinité, un trident, qui représente les trois forces, trois bijoux, trois corps ou Kayas. En bas, vous voyez un crâne. Il n’est pas accidentel ou décoratif, et il n’est pas là non plus pour vous faire peur. Il montre le rôle de la mort dans son illumination, dans sa réalisation. Dans sa main, sur ses genoux, il tiens le sommet d’un crâne humain, et à l’intérieur de ce crâne se trouve le nectar, l’ambroisie, Amrita, la nourriture des Dieux. Cela a un symbolisme très riche, et est ostensiblement lié à la mort, la mort du mental, la mort du « Je ». Ce sont les trois transformations de la vie et de la mort que nous trouvons, l’élixir de longue vie, l’immortalité, l’ambroisie des Dieux.

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L’image suivante montre un méditant dans une cabane ou un petit bâtiment qui est construit pour la méditation, et avec ses yeux ouverts il observe un corps dévoré par un loup et des oiseaux. Pour la plupart d’entre nous, ce type d’image nous répugne, et nous l’évitons. Notez qu’à l’intérieur de vous-même, cela vous pousse à ne pas regarder, à ne pas voir. Ce mouvement de ne pas regarder la réalité de la mort est un signe de notre aversion pour la mort; c’est un signe de notre ignorance. Le Gnostique a besoin de bien regarder en face toutes les expériences, et ne pas éviter ou se livrer, mais au contraire: comprendre. Cette image représente l’enseignement fondamental de toutes les formes de Bouddhisme et de Gnose, et c’est la compréhension de l’inéluctabilité de la mort. Voilà pourquoi, au niveau d’instruction de Sutrayana, l’instruction de niveau fondamental, tous les élèves subissent une longue période de méditation, de visualisation, d’imagination de leur propre mort, pas seulement une fois, mais chaque jour. Ils méditent quotidiennement et imaginent leur propre mort. La plupart des gens quand ils entendent parler de cela vont penser, « c’est si morbide! Pourquoi voudriez-vous faire cela? Cela va seulement vous rendre malheureux! » C’est la réaction de l’ego, la réaction du « Je », c’est l’obstacle à notre illumination.

La réalité est la suivante: nous allons tous mourir, mais nous ne le réalisons pas, nous ne sommes pas conscients de cela, nous ne le comprenons pas. Les preuves sont abondantes. Si vous saviez que vous alliez mourir ce soir, changeriez-vous d’horaire? Est-ce que vos activités pour le reste de la journée sera très différentes de ce que vous avez initialement prévu? Bien sûr, si nous savions que nous allions mourir aujourd’hui, nous ferions tout différemment. Cela prouve que nous manquons de connaissance de la mort, parce qu’il est 100% possible que tous ou la plupart d’entre nous pourraient mourir aujourd’hui. Personne ne peut être en désaccord avec cela. Personne ne sait quand la mort arrive. Ce bâtiment pourrait s’effondrer. Il pourrait y avoir une explosion d’une conduite de gaz. Il pourrait y avoir une guerre, il pourrait y avoir une bombe, il pourrait y avoir une maladie. Il pourrait y avoir un certain nombre de causes qui à tout moment peut arriver sans qu’il y ai aucune influence de notre part, sans qu’on ait la capacité à la maîtriser ou à la contredire. La mort vient souvent comme ça (claquement de doigt). Les cimetières sont remplis de gens qui ont été très surprise par la mort.

Si nous étions conscients de notre propre mort inévitable, notre comportement serait très différent. Voilà pourquoi il est important d’étudier la mort, de méditer chaque jour sur la mort des gens. Il ne suffit pas de méditer et de penser à soi-même « un jour je vais mourir, alors je ferais mieux d’être une meilleure personne, spirituelle, de pratiquer plus. » C’est bon de penser de cette façon, mais la pratique actuelle est de passer du temps en visualisant la mort complète de son corps.

Prenez maintenant un moment. Sentez-vous ce que c’est d’être dans le corps. Soyez conscient que le corps va mourir. La vie reculera de lui, et toutes ses fonctions s’arrêteront. Le sang cesse de couler, la respiration s’arrêtera, le cerveau s’éteindra, les organes vont cesser de bouger, et toute la chaleur va commencer à reculer vers le cœur et le corps deviendra froid et il ne se déplacera plus à nouveau. Sentez-vous la terreur? La crainte? C’est la raison pour laquelle vous avez besoin de méditer, pour que le moment où votre mort arrive, vous n’aurez pas peur.

L’instant où vous mourrez, votre état d’esprit détermine ce qui vous arrive ensuite. Si vous décédez dans la peur, cette peur va vous propulser. Écoutez: vous ne voulez pas ça. Vous voulez mourir conscient, en harmonie, en paix, avec une psyché équilibrée, de sorte que lorsque vous passez à travers la porte de la mort, vous pouvez entrer dans une nouvelle vie consciemment.

Vous voyez, la vie est très compliquée. Maintenant, apportez dans votre imagination toute la vie. Non seulement votre vie, mais toute la vie, tout ce qui vit. Imaginez toute la vie à tous les niveaux: quanta, molécules, cellules, organes, organismes, familles, communautés, sociétés, villes, pays, continents, planètes, systèmes solaires, galaxies, univers. La vie est énorme! C’est très difficile de tenir ce fait dans son mental – l’immensité de la vie – tout ce qui est vivant. Mais voyez-vous, aussi complexe et beau et terrifiant qu’est la vie, elle est sur un seul côté d’une grande pièce. Lorsque vous retournez cette pièce de monnaie, c’est la mort, ce côté est tout aussi riche, complexe, sophistiqué, beau et terrifiant que l’est la vie, mais nous l’ignorons complètement, même si durant d’innombrables siècles, nous sommes passé d’un côté de la pièce à l’autre.

Comment savons-nous que cela est vrai? Tout d’abord, certains d’entre nous se rappellent de ce qui se passe entre les vies. Mais le reste on ne s’en souviens pas. Donc, pour eux, nous utilisons l’analyse logique. Nous savons qu’il est vrai que quelque chose existe de l’autre côté, parce que nous avons des connaissances à propos de l’énergie. Toute personne qui a étudié la physique a entendu parler d’Einstein et le grand don que Einstein nous a donné était le suivant: l’énergie ne peut pas mourir. L’énergie ne peut être détruite. Scientifiquement, c’est une déclaration très profonde et belle, juste en termes de science matérialiste, mais cette déclaration a encore plus d’importance pour votre âme. L’âme, la Conscience, est l’énergie. Vous pouvez tester cela. Lorsque vous faites attention à quelque chose, vous utilisez l’énergie. Quand quelqu’un fait attention à vous, vous pouvez le sentir, vous pouvez sentir l’énergie. Vous pouvez avoir tous vos sens détournés de la personne, mais quand ils vous regardent, quand ils prêtent attention à vous, vous pouvez le sentir et vous vous retournez et pensez, « qui est-ce qui me regarde? » Tout le monde le sait. Tout le monde a expérimenté cela. Vous pouvez sentir l’énergie de la conscience, l’attention de cette personne. Maintenant, à l’intérieur de nous, notre conscience est faible et petite, elle n’a pas beaucoup de force, elle n’a pas été formée, mais si vous vous entraînez, vous pouvez faire des choses avec elle que la plupart d’entre nous ne peut guère imaginer.

La conscience est une énergie, et l’énergie ne peut être détruite. Cela signifie que la Conscience ne meurt pas. La conscience est une énergie qui change, et elle change en fonction de cause à effet. Voilà ce que nous devons comprendre: comment elle change, quelles sont les causes, et quels sont les effets. Quand nous disons que la conscience ne meurt pas, nous avons besoin de comprendre ce que cela signifie, et comment cela se rapporte à la mort.

Il y a un grand enseignement de la mort et de la vie qui peut beaucoup nous aider, quand nous essayons de comprendre la vie. Si l’énergie, la conscience, ne peut pas mourir, alors comment cela se rapporte à cette vie et la vie antérieure ou postérieure? Si nous pouvons accepter le fait scientifique que l’énergie ne peut être détruite, et ainsi que la conscience en tant qu’énergie ne peut être détruite, qu’est ce qui lui arrive quand nous mourons? Que lui arrive-t-il avant que nous soyons nés? Voilà ce que nous ne savons pas. C’est la raison pour laquelle nous avons peur. Vous pouvez trouver la réponse à ces questions ce soir, en prenant conscience de ce qui se passe ce soir. Chaque fois que vous vous couchez pour aller dormir, vous « mourez », il vous arrive la même chose quand vous allez dormir que quand vous mourez. L’énergie de la Conscience est modifiée. Au lieu d’être ici dans le corps, elle sort, et nous faisons l’expérience de ce que nous appelons les rêves. Une certaine période de temps passe au cours de laquelle le corps physique se repose comme un cadavre. Après une certaine période de temps, la Conscience est tirée en arrière dans le corps. Peut-être que notre alarme se déclenche, que quelqu’un nous réveille, ou que nous avons l’habitude de nous lever à un certain moment, le corps est agité et la conscience revient, et pendant un moment nous pourrions nous rappeler « j’étais au travail dans mon rêve à faire ceci et à faire cela. » Mais après quelques minutes, nous nous levons, nous sommes actifs, nous faisons des choses, et nous ne nous souvenons plus de ce qui est arrivé dans nos rêves, non? La plupart d’entre nous se souviennent très peu de nos rêves, et beaucoup d’entre nous ne se souviennent de rien. Voilà exactement ce qui se passe quand on meurt, sauf que généralement elle est plus traumatisante, parce que généralement quand nous mourons, nous ne mourons pas aussi paisiblement que quand nous allons dormir la nuit. En général, nous mourons à cause de la maladie, à cause de la douleur, à cause de la souffrance, et donc, à travers une mort traumatique notre conscience est propulsée à travers un état d’être dont nous n’avons aucun souvenir, puis propulsée à nouveau à travers un état de naissance qui est traumatisante et douloureuse, dont nous n’avons aucun souvenir.

Si vous voulez savoir ce qui vous arrive quand vous mourez, faites attention à ce qui vous arrive quand vous dormez la nuit. C’est exactement le même processus. La seule différence est que, avec la mort la connexion entre la conscience et le corps est coupée. En d’autres termes, votre énergie est extraite du corps qui meurt, mais la Conscience continue, modifiée par le karma, la cause et l’effet.

Voilà pourquoi le méditant dans cette peinture est en méditation. Voilà pourquoi le méditant visualise sa mort et le démembrement de son corps, pour former sa conscience, pour la préparer, et pour la former à ne pas être attachée au corps, et pour lui faire comprendre la réalité que le corps est impermanent. Le corps n’est pas « moi ». Le corps n’est pas « moi-même. » Le corps est un véhicule. Il est comme des vêtements. Quand nous allons acheter des vêtements, nous sommes très excité, très heureux et on s’y attache. « Oh, j’aime ma nouvelle chemise! » et nous l’aimons pour un petit moment, puis il s’use et nous le jetons de côté et nous allons acheter une nouvelle chemise. La même chose se produit avec le corps. Le corps dure pendant un certain temps, mais il s’use, et nous avons besoin d’un nouveau. Voilà pourquoi nous naissons et mourons. La compréhension de ce fait produit l’équanimité, le non-attachement. Cela nous permet de passer à travers ces transitions ou ces changements consciemment, avec la connaissance.

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Cette image suivante est une peinture d’un Mahasiddha, un grand pratiquant, nommé Liuppa, qui est un yogi Tibétain, et il montre que ce yogi mange les entrailles d’un poisson. Son surnom est mangeur de poisson. Nous pensons tous que cela est dégoûtant. Faites attention à cela. Cette aversion est significative. La raison pour laquelle cette image a été peinte et la raison que l’histoire de ce méditant est venue jusqu’à nous sur plusieurs centaines d’années est que celui-ci montre un enseignement que sa vie représente. Il ne mangeait pas les tripes de poisson pour nous impressionner. Vous savez comment les petits enfants font ça. « Je vais manger cette chose dégoûtante si vous me donnez un sou! ». Cela ne nous dit pas pourquoi il fait cela. Luippa mange les entrailles d’un poisson pour représenter la formation que l’on doit avoir dans le mental pour ne pas être attaché à aucune sensation mais pour voir les sensations pour ce qu’elles sont. Il a formé son mental pour être dans l’équanimité, pour avoir un goût. C’est le goût de la réalité. Pour ne pas être attaché à la sensation agréable et ne pas éviter la sensation désagréable, mais comprendre, pour ne pas avoir de préférence. Cette équanimité est essentielle à la compréhension de la mort. Nous n’avons pas cela. Nous sommes tous très conditionnés, et si vous voulez mettre le mot plus précis, nous sommes mis en cage, en cage dans l’attachement au plaisir et mis en cage dans l’aversion pour les sensations désagréables.

J’ai eu récemment la belle occasion d’observer un ami manger une soupe de poisson; il aime vraiment la soupe de poisson, et il en mangea une bouchée et dit: « Je ne sais pas ce que c’est », alors il a demandé à un serveur et il a été dit que c’était des tripes de poisson! Vous auriez dû voir le changement de son visage! Permettez-moi de souligner quelque chose qui est arrivé là. Avant qu’il ait su cela, il aimait manger ça, mais le concept -« tripes de poisson »- son mental n’a pas aimé ça, bien que sa langue l’ait fait.

Voilà ce que cette image représente: cette tendance que nous avons tous à être une victime des préférences du mental pour le plaisir. Pour nous, ça peut sembler insignifiant – quelle différence cela fait-il? Pourquoi ne devrions-nous pas profiter des plaisirs de la vie? Et puis nous avons ce jeu dualiste que le mental commence à jouer. Est-ce que cela signifie que je dois maintenant seulement chercher des sensations désagréables? Dois-je juste manger des tripes de poisson tout le temps? Vous voyez, le mental est piégé dans ces notions dualistes.

La réponse, et l’enseignement représenté dans cette peinture est que, pour comprendre la mort, qui est sur le crâne, le crâne et les os dont il est vêtu, on a besoin de développer un goût et c’est de goûter à toutes les choses comme elles sont, de ne pas avoir de préférence, de désir et d’aversion qui sont balancés sur le pendule de l’ignorance. Voyez-vous les trois forces à l’œuvre? Désir, aversion dépendent de l’ignorance. Nous souffrons parce que nous ignorons la réalité, donc nous aspirons à l’éviter. En comprenant l’avidité et l’aversion, nous pouvons voir l’ignorance, et quand nous pouvons voir l’ignorance, nous pouvons acquérir des connaissances. Nous avons besoin de développer cette capacité d’un goût à un degré très puissant parce que quand nous sommes confrontés à la mort, nous allons probablement faire face à la douleur, à l’anxiété, aux gémissements des pleurs de nos proches, au déchirement de notre propre cœur parce que nous ne voulons pas laisser nos enfants, nos parents, notre conjoint. Cela va se passer. Notez en vous-même que vous voulez éviter cela. Cette aversion est l’ignorance, c’est le balancement du pendule de la souffrance dans votre vie. Ne l’évitez pas, comprenez la. Nous allons mourir. Préparez-vous. Commencez maintenant. Cette formation est un processus de compréhension de l’avidité et de l’aversion; compréhension; n’ayez pas de préférences, mais restez au milieu de tout ce qui arrive et soyez le même.

Voilà pourquoi Samaël Aun Weor dit que nous devons nous laisser porter par le courant de la vie. Il a dit cela, mais dans un autre passage, il dit que nous devons nager contre le courant. Les deux sont vrais. Aller avec le courant de la vie signifie que nous ne devrions pas concentrer notre attention sur le changement de nos circonstances extérieures. Cela signifie que lorsque quelqu’un nous sert une assiette de nourriture et que nous réagissons avec avidité ou que nous réagissons avec aversion – c’est l’ignorance. Nous devrions plutôt réagir avec gratitude et la manger, avec gratitude, que cela nous plaise ou non. Ce plat ne représente pas seulement la nourriture mais la vie – karma. La vie va nous servir une assiette d’amertume, et la vie va nous servir une assiette de douceur. Nos réactions déterminent notre avenir. Nous devons comprendre le courant de l’énergie, le continuum ou le débit des forces qui se déplacent à travers nous. Le moment où nous avons pris naissance, quelque chose a été mis en mouvement, l’énergie a été mise en mouvement.

Visualisez dans votre mental une boule d’énergie, une lumière, propulsée à travers l’espace. Cette énergie, cette lumière, est en constante évolution, car elle agit, et à chaque instant elle agit, elle affecte la façon dont elle est propulsée; sa direction, sa vitesse, son angle. Visualisez cela, parce que ce mouvement est votre conscience. Cette flèche ou faisceau de lumière qui se déplace à travers l’espace ne se déplace pas dans le temps, mais plutôt dans l’éternité, et c’est la mesure de tout ce que vous faites. Donc, vous pouvez imaginer que votre corps physique est un véhicule qui est alimenté et activé par ce flux d’énergie, mais regardez au-delà de la troisième dimension, et imaginez avec l’œil de votre esprit une bande de film comme les vieux films façonnés, et chaque image de ce film est un instant dans le temps. Que vous permet de voir ces images? La Lumière. La lumière passe à travers le film pour vous permettre de le voir. Lorsque vous déplacez cette bande de film, il y a un mouvement et vous vous voyez en train de se déplacer à travers la vie. Mais cette bande de film a un début et une fin, d’une naissance à la mort. Chaque image de ce film, qui est chaque instant de votre vie, représente l’action. La lumière passe à travers cette image du film, et la lumière est modifiée, et par cette modification, vous voyez les images.

En d’autres termes, à chaque instant, nous transformons quelque chose. Comme cette bande de film défile à travers ce rayon de lumière nous avons l’illusion de la vie. Nous pensons, et nous croyons que nous sommes vivant ici et maintenant, mais ce n’est pas réel. On sent que c’est réel, ça semble réel, mais ça ne l’est pas. Lorsque vous mourez, vous comprendrez cela. Lorsque vous vous éveillerez dans le plan astral, vous comprendrez cela. Lorsque vous l’aurez expérimenté avec votre âme, vous comprendrez que cette vie n’est pas la vraie vie. C’est la compréhension qui vous permet de commencer à voir que cette bande de film qui défile à travers ce rayon de lumière, et qui modifie tout, peut être changée.

La compréhension la plus effrayante qui se produit lorsque vous vous engagez dans cet effort est quand vous commencez à réaliser non seulement que l’énergie de la conscience ne meurt pas, et que nous avons vécu auparavant dans un autre corps, mais que cet organisme précédent avait à peu près la même vie que nous avons maintenant. Je sais que la plupart d’entre nous aiment à penser que, dans nos existences précédentes, nous étions de grands maîtres, comme Jeanne d’Arc, Marie-Madeleine, Jean-Baptiste ou quelqu’un comme ça, mais cette façon de penser est votre ego. Si vous voulez savoir qui vous étiez dans votre vie précédente, regardez qui vous êtes en ce moment, parce que c’est alors celui que vous étiez, avec seulement quelques petites différences. Vous étiez la même personne à l’intérieur, même si votre apparence physique et votre personnalité étaient différentes. Ce fait on ne le sent pas bien, mais c’est vrai. Cette bande de film se joue encore et encore. C’est un phénomène que l’on appelle la récurrence et c’est une loi de la nature. Nos tendances psychologiques se répètent encore et encore, au jour le jour et d’existence en existence. Cependant, dans chaque existence, elles deviennent plus compliquées. Est-ce que votre vie est-elle compliquée maintenant? Ou passe dans des phases de complication? Ces phases de complication ont été mises en place dans vos existences antérieures. Voulez-vous changer votre vie? Alors, n’évitez pas les complications dans votre vie. Ne les évitez pas, regardez les. Au lieu de cela, comprenez-les. Grâce à cette compréhension, vous pouvez arrêter la répétition.

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C’est ce qui est représenté dans cette image. Singhepa est un autre Mahasiddha. Ce Mahasiddha est représenté avec un récipient d’eau ou de liquide dans sa main droite et une plume de paon dans sa gauche, et sur sa tête il y a un crâne et un parchemin, une écriture. Ce Mahasiddha représente que grâce à la compréhension de la mort, à travers la Gnose ou la Connaissance représentée par ce parchemin ou cette Écriture dont il est toujours conscient, vient la capacité d’équilibrer les forces qui se trouvent dans ses deux bras.

Le liquide, l’eau, est très important. C’est également l’ambrosie, Amrita, qui est liée à l’énergie sexuelle, mais aussi à n’importe quelle énergie. C’est de notoriété; c’est Mayim (littéralement « eaux », un symbole profond) en Hébreu.

Il verse le liquide à une femme, un disciple. En d’autres termes, il donne sa connaissance goutte à goutte pour aider le disciple.

Dans sa main gauche, il a une plume de paon, qu’il tient très délicatement dans un Mudra spécifique ou une posture spécifique de ses doigts. La plume de paon est un symbole très important dans toutes les traditions Asiatiques. Dans l’Hindouisme, le paon représente Krishna, le Christ. Mais dans le Tantra, le paon est extrêmement important; le paon, selon la légende, mange du poison, c’est de la nourriture, et pourtant regardez ce qu’il fait avec cette nourriture. Il mange du poisson, mais crée la plus belle exposition de plumes sur un oiseau. L’oiseau est lié au mental -la capacité de voler sur les vents de l’esprit. Le paon représente un pratiquant tantrique qui prend les poisons de la vie, l’amertume – désir et aversion- et comprend cela, et la transforme en beauté, en amour. Tel est le sens du Tantra. C’est un continuum ou flux d’énergie que nous apprenons à exploiter et à transformer. Tel est le grand enseignement que la mort donne. Nous apprenons à transformer la mort en vie.

Tous les Chrétiens et les Juifs attendent la résurrection, mais aucun d’eux ne comprennent parfaitement que pour ressusciter vous devez mourir, et cette mort n’est pas physique, elle est d’ordre psychologique. Toutes les écritures sont totalement égales en déclarant qu’aucun meurtrier ne peut aller au ciel, aucun fornicateur, aucun impudique, pas un voleur, pas un menteur. Pourtant, si nous regardons honnêtement dans notre mental, nous commettons tous ces crimes, que ce soit physiquement ou mentalement. Comment allons-nous aller au ciel à moins que ces parties de nous meurent? Elles ne meurent pas avec la mort physique. L’énergie n’est pas détruite. La mort ne détruit pas l’énergie, elle détruit seulement le corps, et elle libère l’énergie du corps et l’énergie continue. La mort n’est pas la fin. La mort est une porte. Nous sommes ignorants face à cette porte. Nous devons prendre conscience de cela.

Tout est modifié par les lois. La mort est une loi et elle est modifiée par les lois, et ce qui nous arrive au moment du décès est contrôlé par les lois, et non la croyance. Il y a des millions de personnes qui fermement, croient profondément que quand ils meurent, ils iront au ciel, mais ils ne savent pas ce qui se passe jusqu’à ce que ça arrive, et ils ne reviennent pas pour nous le dire. Regardez dans votre propre vie et voyez, que crée la croyance? Est-ce que la croyance a autant de pouvoir? Non. Ce qui a le pouvoir est l’action. Si la simple croyance nous a emmené au ciel alors tous les grands saints et prophètes de toutes les traditions n’auraient pas eu à nous donner tant d’enseignements. Tout ce qu’ils auraient eu à dire serait « il faut juste croire », mais ils ne l’ont pas fait. Les Chrétiens pensent que si vous croyez en Jésus, en qui il est, c’est votre billet au ciel, mais il n’y a aucune preuve de cela. Jésus ne l’a jamais dit.

    Entrez par la porte étroite: large [est] la porte, et large [est] le chemin qui mène à la perdition, et beaucoup sont ceux qui entrent par-là: Étroite [est] la porte, et étroite [est] le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent. – Matthieu 7

Il n’a pas dit que tout le monde qui croit ira au ciel.

    Ce ne sont pas tous ceux qui me dirons: Seigneur, Seigneur [je crois!], Qui entreront dans le royaume des cieux; mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

    Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom? Et en ton nom n’avons-nous pas chassé les démons? Et en ton nom n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles?

    Alors je leur dirai, je ne vous connais pas: éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. – Matthieu 7

De même, dans les traditions Juives, il n’est dit nulle part que le croyant va aller au Ciel. Ce qui est dit est que le Tsadik ira, « le Juste ».

    Car les bras des méchants seront brisés : mais Jehovah soutient les Justes. – Psaume 37

Qui est juste? Celui qui est libre du péché. Qui n’a pas de colère, pas de luxure, aucune préférence pour le matérialisme, pas d’attachement à des choses comme l’or ou la propriété, mais une âme qui est complètement libre de l’attachement et axée uniquement sur Dieu.

Dans le Bouddhisme, cela est enseigné très joliment par une histoire traditionnelle.

Un homme demanda au Bouddha, « S’il vous plaît, mon père est en train de mourir. Pouvez-vous prier pour lui afin que son âme aille au ciel? »

Le Bouddha, voyant que le jeune homme était très émotif et attaché, a dit: « Va me chercher deux pots, des rochers, du beurre, de la cire, et un long bâton. » Rempli de foi, l’homme a tout rassemblé. Le Bouddha l’a emmené à un corps à proximité de l’eau, un lac ou d’une rivière, et dit: « Mets les roches dans un vase et scelle–le avec de la cire. Mets le beurre dans l’autre vase et scelle-le avec de la cire. » L’homme l’a fait. Il était convaincu que le Bouddha allait faire un rituel pour propulser l’âme de son père défunt au ciel.

Le Bouddha a dit: « Mets les pots dans l’eau » et le jeune homme l’a fait. Le Bouddha a dit: « Prend le bâton et brise les bocaux. » Le jeune homme l’a fait et, après un moment, le beurre a flotté vers le haut et s’en est allé loin.

Le Bouddha a dit: « Ce qui va déterminer où votre père ira est ce qui est en lui, ce qu’il a fait. Le beurre monte, les rochers coulent. »

Nous avons besoin de regarder dans notre mental, ce qui est en nous. Les rochers représentent l’attachement, la lourdeur, la densité, la fierté, la colère, le ressentiment. Le beurre représente la pureté de la conscience qui est détachée, qui est raffinée, qui est la lumière. Ce qui nous arrive quand nous mourons est déterminé par ce qui est en nous.

La qualité de ce flux de lumière de notre esprit est propulsée à travers l’espace, à travers l’éternité, par chacune de nos actions. Chaque action modifie l’énergie.

Lorsque nous agissons, que ce soit avec le corps, le cœur ou la pensée, la colère, nous modifions la lumière de ce moment avec la colère, et la colère n’appartient pas au ciel. La colère appartient à l’enfer, elle est une énergie de l’enfer. Cette action de la colère, cette pensée, cette émotion ou cette action physique provoque cette énergie pour se coincer dans les lois compliquées, ce qui signifie qu’elle devient dense. Chaque fois que nous persistons à agir avec cette colère, nous la rendons plus dense. La même chose est vraie pour l’orgueil (fierté). La même chose est vraie pour la luxure. La même chose est vraie pour l’envie, la gourmandise, la paresse.

A chaque instant, cette bande de film de notre vie passe, défile, et nous modifions l’énergie à chaque instant. Cela signifie que la façon dont vous allez mourir est déterminée par votre état d’esprit en ce moment. Si la mort vient en ce moment, votre état d’esprit déterminera la nature de votre décès. Pensez-vous qu’il est impossible que vous allez mourir? Beaucoup de gens ont simplement prévu et sont morts, comme ça [claquement de doigt]. C’est arrivé à mon oncle. Quand il était un jeune homme, il a planifié et est mort. Personne ne s’y attendait. Dans ma propre famille, tous les cas de décès étaient inattendus. Pas une seule personne dans ma famille n’attendait la mort. Chacun d’entre eux ont été capturés surpris et dans cette surprise, ce choc, la douleur, l’incertitude, toutes ces qualités ont modifié la Conscience.

Les derniers moments des mourants définissent leur mort. Voilà pourquoi le Gnostique s’entraîne pour la mort parfaite; se prépare, pour être prêt, de sorte que la mort ne soit pas une surprise, et à la place, la mort est une porte de bienvenue. C’est la raison pour laquelle nous nous entraînons constamment dans l’attention, dans « un goût ».

Quelles que soient les expériences qui viennent à nous, nous ne les acceptons pas ou ne les rejetons pas, nous les comprenons, nous transformons les impressions. Quand quelqu’un nous critique nous transformons cela en amour. Quand quelqu’un nous loue nous transformons cela en amour. Ne pas prendre les mots personnellement, mais plutôt comprendre qui l’a dit et de comprendre l’effet des mots sur nous-mêmes. Quand la vie nous donne l’amertume nous ne réagissons pas avec l’aversion, mais nous comprenons; nous recevons ces impressions et acceptons notre karma. Quand la vie nous donne du BOUNTY nous ne devenons pas attachés, au lieu de cela recevons cela comme le karma, sachant que les choses changent toujours – aujourd’hui est bon, demain est mauvais.

Nous devons être toujours attentifs, sur le point de l’onde à tout recevoir également, avec « indifférence ». Cette indifférence n’est pas l’indifférence de ne pas se soucier, c’est l’équanimité qui se soucie, mais n’est pas attachée. C’est comme avoir un enfant. Si vous êtes un parent, vous savez que parfois votre enfant est très heureux, et vous donne des caresses et des baisers, et la minute suivante l’enfant est en colère et crie et vous frappe. Si vous réagissez, vous empirez. Si vous vous mettez en colère, si vous frappez le postérieur de l’enfant, si vous ignorez l’enfant, vous empirez la situation. Dans les deux cas, vous devez répondre avec équanimité et de l’amour. Telle est l’attitude précise dont nous avons besoin dans la vie, tout ce qui arrive: répondre avec sérénité et amour.

Cela nécessite une formation. Non seulement nous apprenons comment transformer l’énergie dans l’instant et mettre en mouvement des forces positives qui élèvent l’âme, mais nous nous formons aussi de sorte que lorsque le moment de la mort vient, que ce soit agréable ou désagréable, nous sommes dans un état d’équanimité, pas surpris. Pas comme si elle arrive furtivement sur nous mais nous la voyons venir, nous la voyons et nous sourions et nous l’acceptons. Cette capacité est ce qui nous donne la possibilité d’utiliser la mort comme une porte et la transformer, au lieu de faire face à la mort comme tous les autres on traite avec la mort.

Au cours des prochaines conférences, nous allons parler de ce qui se passe quand on meurt. La mort est compliquée. Il est difficile de la comprendre parce que nous allons seulement essayer de la comprendre sur le plan conceptuel. Je recommande fortement que vous méditez quotidiennement sur la vie et la mort. Nous allons parler d’une variété de pratiques que vous pouvez mettre en œuvre. Utilisez-les. Elles porteront des fruits. Vous comprendrez beaucoup plus. Il n’est vraiment pas possible d’expliquer la mort dans un discours ou un livre. Elle est comme la vie: vous avez l’expérimentez. La mort ne peut être comprise à travers des concepts. Rappelez-vous l’exemple que je vous ai donné à propos de la complexité et l’expansivité qu’est la vie? La mort est la même, très compliquée, beaucoup de choses se passent, mais nous allons essayer de parler de ses principes.

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Cette image est une autre peinture Tibétaine qui montre les couples engagés dans l’acte sexuel, et il y a ici deux exemples distincts. Dans les nuages au-dessus, il y a un être et en dessous de l’un des couples se trouve l’autre. Ce tableau montre un choix que nous avons sur ce qui nous arrive quand nous mourons.

Je sais que, dans de nombreuses théories spirituelles, beaucoup de gens ont maintenant cette conviction que nous « choisissons nos vies. » Beaucoup de gens croient que quand nous mourons, nous allons à un endroit céleste et nous pourrions choisir notre prochaine vie, et que nous pouvons regarder dans un certain miroir de l’existence et dire: « Vous savez, je pense que je veux naître ici et avoir ce tel ou tel genre de vie et j’ai besoin de ces choses pour mon âme ». Cette théorie est tout un mensonge. Voilà toutes les fantaisies inventées pour vendre des livres et vendre des billets à des conventions. Il n’y a aucune preuve de cette théorie dans toute l’Écriture partout dans le monde. Nous devons compter sur les Écritures. Nous devons compter sur les enseignements des maîtres authentiques, et non pas des gens qui vendent des livres ou qui essaient de nous faire venir à une conférence.

La réalité est que le passage de la mort à une autre vie est extrêmement compliqué et difficile, et si vous voulez savoir comment c’est, regardez ce qui se passe quand vous dormez. Si vous n’avez pas de connaissance de ce qui vous arrive depuis le moment de vous endormir jusqu’au moment où vous vous réveillez le matin, vous n’aurez également aucune connaissance de ce qui se passe entre les vies.

Si vous souhaitez déterminer votre prochaine existence, votre prochain corps, vous avez besoin de connaître ce qui vous arrive quand vous dormez physiquement, vous devez être éveillé. Si vous êtes éveillé toute la nuit, alors vous avez une chance d’être éveillé après la mort.

Cela dépend de la façon dont vous passez à travers cette porte. Si vous passez à travers cette porte par un traumatisme, et devenez identifié à travers votre mort, avec un attachement à votre famille, un attachement à vos enfants, un attachement à votre voiture ou à la richesse que vous avez amassé que vous allez perdre maintenant, cet attachement déterminera votre état quand vous passez à travers le milieu. C’est pour cela que nous devons nous former si durement tous les jours. Commencez maintenant. Commencez dès maintenant, et de cette façon, lorsque vous serez dans le milieu, vous pourrez choisir, vous pourrez avoir un impact. En d’autres termes, vous pourrez négocier votre karma.

Vous voyez, le karma n’est pas fixe, n’est pas une loi mécanique, il est négociable, et il est négociable précisément par l’action, par l’énergie et le mouvement. Il commence par le fait d’être éveillé. Si vous êtes endormi en tant que conscience, vous ne pouvez pas négocier. Donc, quand je dis que vous avez ici le choix, ce n’est pas comme si quelqu’un dans le ciel va sonner une cloche, ding, ding, ding, ding, ding! « Vous avez fait ça au ciel! Vous pouvez choisir la vie A ou B! Quel chemin voulez-vous? » L’état entre les vies n’est pas un voyage au ciel ou un Spectacle de Jeu. Au contraire, c’est comme un choix que vous avez en ce moment. Le choix que vous avez en ce moment c’est d’être attentif au moment présent, ici et maintenant, ou de dériver, fantasmer, et rêver. Nous faisons ce choix à chaque instant.

La plupart du temps, nous fantasmons et nous rêvons. Nous sommes tout le temps confinés autour du jardin de notre pays psychologique, jouer à des jeux dans notre mental avec des concepts et des souvenirs et souhaits pour l’avenir. Tout cela est de la fantaisie, tout est illusion. Et si vous faites cela tous les jours maintenant, alors vous le faites toute la nuit. Voilà pourquoi vous rêvez d’être au travail à faire les mêmes choses que vous faites pendant la journée. Voilà pourquoi vous rêvez de vos parents et de vos enfants, et de vos sœurs et frères. Voilà pourquoi vous rêvez les mêmes rêves chaque nuit. Et voilà pourquoi vous ne vous souvenez pas de vos rêves, parce que pendant la journée, vous n’êtes pas dans la connaissance, endormis, inconscients.

Si vous voulez éveiller la conscience dans la nuit lorsque votre corps physique est endormi, éveillez-vous maintenant, quand vous êtes dans votre corps physique. Cette constance, cet effort persistant pour être conscient, présent ici et maintenant, feront partie de la façon dont vous expérimenterez la nuit, naturellement. Vous vous entraînez parce que la formation est dans la Conscience et quand vous commencez à le faire pendant la nuit, alors vous avez un potentiel pour le faire quand vous mourrez. C’est la formation. Nous commençons ici et maintenant dans le corps physique. Nous étendons cet effort dans la pratique de nuit appelé Yoga du Rêve. Je sais que les gens pensent généralement que le Yoga du Rêve est tout simplement d’aller aux temples et avoir des expériences avec des maîtres. Cela fait partie de celui-ci, mais ce n’est pas la principale raison de la pratique du Yoga du Rêve. La raison principale est que vous êtes prêt pour la mort. Alors quand votre mort vient vous pouvez passer à travers la porte consciemment, éveillé, et que votre âme, dans le monde des morts, sera éveillée pour que vous puissiez négocier votre karma.

Le Bouddha a donné un enseignement très profond sur ce qui a été terriblement mal interprété par beaucoup de gens. Le Bouddha Shakyamuni dit qu’il est très précieux de naître en tant qu’être humain, c’est très rare. Nous devrions chérir cette opportunité. C’est aussi rare que cet exemple: imaginez l’océan. Imaginez combien l’océan est vaste et profond, combien il est énorme. Et maintenant, imaginez, au milieu de cet océan se trouve un petit morceau de fil d’or en boucle et, par hasard, une tortue monte des profondeurs et arrive juste à mettre son cou à travers ce boucle de fil. Voilà comment les chances sont par rapport à ce que vous avez maintenant – un corps physique.

Certaines personnes ont interprété cela pour dire qu’il est très rare de naître en tant que corps physique. Nous sommes en désaccord avec cela. Ce que l’histoire illustre ce sont les mathématiques, les chances. Nous sommes nés dans des corps physiques humains à cause de l’évolution et du karma, mais les chances de celui-ci, contrairement à tous les autres existences qui existent, à tous les autres types d’organismes, à toutes les autres vies que nous avons eues, sont très rares. Lorsque vous imaginez combien de fois vous êtes né en tant que minéral dans un corps minéral, en tant que plante dans un corps de plante, en tant qu’animal dans un corps animal ou entre des états, entre ces corps. Des millions et des millions et des millions de fois. C’est une très petite fenêtre d’opportunité lorsque vous êtes dans un corps humain, mais c’est la fenêtre pour atteindre notre objectif qui devient éclairé, pour réaliser la nature de la réalité.

Vous voyez, ce mot « réaliser » est d’expérimenter la réalité, de la voir. Pas la théoriser, pas la conceptualiser. La voir. Connaissance. C’est dans un corps humanoïde que nous avons maintenant que nous pouvons faire cela. Cette vie est extrêmement précieuse, mais nous n’avons aucune connaissance de cela. Nous perdons beaucoup de temps sur des choses stupides: bavardage, la mode, des émissions de télévision, des amis nuisibles, des activités inutiles.

Le Bouddha a dit quelque chose de très profond à ce sujet. Si nous imaginons que notre vie a environ une centaine d’années, il a dit:

    « La moitié de la vie est prise par le sommeil. Dix ans sont dépensés dans l’enfance. Vingt ans sont perdus dans la vieillesse. Sur les vingt dernières années, la tristesse, les plaintes (se plaindre), la douleur et l’agitation éliminent beaucoup de temps, et des centaines de maladies physiques détruisent beaucoup plus. » – Bouddha

Regardez les maths. Si vous êtes si chanceux de vivre à cent ans, ce qui est rare, la moitié de cette vie se passe dans le sommeil. Cela laisse cinquante ans.

Le Bouddha a dit dix ans sont dépensés dans l’enfance, parce que vous ne pouvez pas vous auto-réaliser lorsque vous êtes sous l’âge de dix ans, sauf si vous êtes déjà un grand maître. Pourtant, réellement, de nos jours, la plupart d’entre nous restent totalement immatures jusqu’à ce que nous sommes dans une vingtaine d’années. La plupart d’entre nous à dix ans n’ont aucun sens de responsabilité du tous. Je pense qu’en Asie, c’est parfois différent. Ma conjointe est asiatique. Au moment où elle avait 7 ou 8 ans, elle faisait la cuisine tous les jours pour une famille de douze, ainsi que beaucoup d’autres tâches, et l’école. Je n’ai jamais connu d’enfant Américain ou Européen avec beaucoup de maturité et de sens de responsabilités. Même quand ils sont dans la vingtaine, ils sont très paresseux. Ils ne font rien, mais recherchent le plaisir et la distraction. Tout ce qu’ils veulent ce sont des jeux Facebook, TV, ou vidéo. Ils n’ont aucun sens des responsabilités; ils ne sont pas matures. Donc nous pouvons dire ceci, dix années de l’enfance réelle est aujourd’hui augmentée à vingt ans. Regardez dans votre propre vie et vous pouvez voir. Quand avez-vous grandi et commencé à prendre les choses au sérieux? Probablement dans la vingtaine. Voilà donc soixante-dix années perdues de notre maximum de centaine.

Encore vingt ans sont perdus dans la vieillesse. Lorsque vous êtes âgé, tout ce que vous pouvez faire c’est passer la journée. Vous avez toutes sortes de maux et douleurs, votre mental est défini, très cristallisé dans les habitudes, et il est très difficile de penser clairement. Ainsi, la vieillesse n’est pas propice à l’avancement spirituel énergique.

Ainsi, sur les autres années -le Bouddha dit vingt ans, mais je pense que de nos jours c’est inférieur à dix à cause de notre immaturité et durant laquelle la douleur, les plaintes, et l’agitation éliminent beaucoup de temps et d’énergie. Regardez votre propre vie. Combien de temps passez-vous à être tristes, déprimés, anxieux, à se plaindre, dans la douleur, ou agités? Pour certains d’entre nous, c’est la façon dont nous vivons tous les jours. Ensuite, le reste du temps, nous sommes physiquement malades. Lorsque nous sommes affligés avec ces états, nous perdons tout notre temps et de l’énergie, donc nous ne progressons pas spirituellement.

Alors, où dans cette équation se trouve le temps d’avoir l’équanimité psychologique et la pratique spirituellement? Quelques secondes? Quelques heures dans toute une vie? Ce n’est pas beaucoup. Pour couronner ceci, nous ne savons pas quand nous allons mourir. Nous ne pouvons pas avoir une centaine d’années.

Comprenez-vous ce que je suis en train de vous communiquer? Soyez motivés. Éveillez-vous. Faites attention aux réalités de la vie. Elle n’est pas un jeu.

La vie n’est pas simplement obtenir plus de jouets et obtenir plus de possessions. Pour le Gnostique, la vie est d’obtenir moins. Nous avons tous ces phénomènes culturels de nos jours au sujet de devenir « quelque chose de plus » et nous recevons cette influence dès que nous sommes nés. Nos parents veulent que nous soyons des médecins ou des grands avocats ou des politiciens et si nous avons la vie spirituelle nous voulons être un grand professeur, un grand maître, un grand écrivain. Nous voulons être « de plus en plus. » Ce n’est que de l’ego. Lorsque vous devenez très sérieux au sujet de votre pratique spirituelle, ce dont vous avez vraiment besoin c’est de devenir moins. Voilà pourquoi, dans la pratique traditionnelle, les gens renoncent à tout. Ils ont renoncé à tout, ne possédaient rien, et ont donné tout ce qui leur était donné.

Quand les Tibétains ont été persécutés, tués et chassés du Tibet, ils avaient affaire à cela et ce, très profondément. J’ai parlé avec des gens qui sont arrivés en Inde, encore très incertains quant à l’avenir parce qu’ils n’avaient aucun endroit où aller, ils étaient des réfugiés, ils n’avaient rien, tout leur a été pris, mais ils étaient si sérieux au sujet de leur pratique que même lorsque les Indiens locaux leur ont donné du thé, eux qui aiment tous boire du thé -les Tibétains prenaient le thé et le donnaient à quelqu’un d’autre. Ils ne possédaient rien, juste les vêtements sur le dos, mais leur dévouement à la pratique était si grave qu’ils ne voulaient même pas posséder la petite tasse de thé. Ils ont dit: « Non, non, non, je vous remercie! Donnez-le à quelqu’un d’autre. Vous l’avez, profitez-en. Je ne veux pas avoir d’attachement parce que je pourrais mourir aujourd’hui. Je ne veux pas être attaché à quoi que ce soit parce qu’au moment de la mort, je ne veux pas penser « Oh, mon thé! » Mais c’est la façon dont nous sommes. Nous penserions à des choses insignifiantes, des choses folles au moment de la mort. Nous tous. Combien d’attachement avons-nous? Nous sommes attachés aux vêtements, à l’argent, aux personnes, aux lieux, aux choses, à beaucoup. Chacun de ces attachements représente le potentiel de corrompre notre processus de la mort.

Si vous voulez atteindre une mort parfaite, vous devez avoir l’attachement à rien d’autre que Dieu. Votre attention doit être entièrement, à 100% en atteignant l’union avec la claire lumière qui est Dieu, l’Absolu. Cela signifie, en ce moment, si vous vous souvenez « Ah, j’ai laissé mes clés sur le comptoir! Je n’ai pas payé la facture d’électricité! » cela va corrompre votre mort. Je sais que ça semble idiot, mais cela arrive. Quand les gens meurent, des choses stupides viennent dans le mental, tout comme ils le font maintenant.

Ne pensez pas que vous serez en mesure de contrôler tout ce qui se passe en vous psychologiquement quand vous mourrez. C’est une expérience très traumatisante et difficile dans la plupart des cas. Vous devez faire beaucoup de préparation pour ne pas que cela se produise pour vous.

Ce que nous essayons de faire dans ce processus c’est d’éviter ce qui est indiqué dans ce tableau des couples ayant l’union sexuelle. En synthèse rapide, ce qui se passe quand on meurt, l’énergie qui était projetée à travers notre durée de vie est une masse de cause à effet. C’est l’énergie-lumière, la Conscience-projetée à travers l’éternité, et au moment de la mort cette l’énergie passera par une transformation en vue de passer à une autre phase; c’est un grand cycle. Ce seuil est très fortement influencé par notre état d’esprit, par ce que nous pensons et ressentons quand nous mourons, et c’est la raison pour laquelle dans les anciennes traditions de la préparation de quelqu’un pour la mort, la présence des parents est très importante, comment cette présence est gérée, parce que si les parents pleurent « oh, il est en train de mourir, ne t’en va pas! » la personne qui est en train de mourir n’aura pas d’équilibre, il sera perturbé. Si vous rencontrez ou avez affaire à quelqu’un qui est en train de mourir, ne faites pas ça. Ils ont besoin d’amour et d’encouragement. Ils ont besoin de la paix, ils ont besoin de sérénité et de force, et si vous pleurez et êtes attachés et dans la douleur, vous allez corrompre leur processus de la mort. Nous allons en parler dans une conférence en détail plus loin. Si vous avez des idées, au moment où vous mourrez, vous vous rappelez votre voiture, et vous aimez votre voiture, ceci va l’affecter. Si vous avez de l’attachement à une personne, un conjoint, un enfant, une personne sur qui vous avez fantasmé au cours de votre vie, si ces choses viennent dans votre mental, il aura une incidence sur le processus de votre décès. Si vous décédez en colère, si vous décédez en peur, ces qualités modifient la vitesse et la fonction de ce flux de lumière qui passe à travers à l’intervalle.

Voilà ce qui est représenté dans ce tableau. Cette âme, qui n’est pas développée, est un Buddhata, l’embryon d’âme ou Tathagatagarbha, l’Essence, c’est pourquoi c’est juste une tête; c’est un ego, un « Je », c’est quelqu’un qui ne se développe pas, et dont l’âme est attirée magnétiquement à l’environnement psychologique de ce couple. C’est magnétique, ce n’est pas un choix. Cette âme ne dit pas « Oh, ils ressemblent à de beaux parents. Je veux aller vivre dans leur maison. » Cette âme y est attirée par le magnétisme, par le karma. Il y a une affinité, énergiquement, karmiquement, entre la disposition psychologique de cette personne désincarnée et ce couple de sorte que, au moment de la conception, la liaison est faite et cette âme naît dans cette famille, par affinité psychologique. Cela signifie que votre famille, celle que vous avez maintenant, est enracinée dans cette loi, simple cause et effet: L’affinité psychologique. Si vous observez les familles, vous pouvez le voir. Les membres des familles ont tendance à avoir des habitudes psychologiques très similaires. Nous pensons toujours que c’est parce qu’ils ont grandi ensemble. Non, ils sont nés avec elle. C’est karmique.

D’autre part, cette peinture montre un autre couple, et au-dessus dans les nuages se trouve un Être réalisé qui s’est développé; c’est une âme, un initié qui est en équanimité. Cette personne est éveillée et peut choisir de naître ou pas parce qu’ils sont en train de négocier leur karma. Ce que cette personne est en train de faire c’est quelque chose appelée « fermeture des ventres », qui est représentée dans le tableau suivant.

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C’est un yogi en méditation sur le processus de naissance. Nous voyons un enfant sortant de l’utérus d’une femme. Le yogi avec sa main, très doucement, en train de résister à cela. Ceci est appelé « fermeture des ventres. » C’est un enseignement tantrique dont nous allons parler. Il porte essentiellement sur la capacité du yogi de négocier sa renaissance. Lui qui a ses yeux levés, contemplant en haut; n’est pas attaché, il est dans l’équanimité, conscient, et donc, n’est pas tiré par le magnétisme de la naissance.

Au cours des prochaines conférences, nous allons parler en détail de toutes ces multiples facettes de la mort: la mort physique, la mort mystique, la mort spirituelle. La mort est très profonde, et si vous êtes intéressés à en apprendre davantage sur ce sujet, méditez. Vous pouvez lire beaucoup de livres si vous voulez, mais vous aurez juste obtenu beaucoup de concepts de cela. Si vous voulez vraiment connaître des choses sur la mort, méditez. Méditez chaque jour sur votre propre mort prochaine. Qu’est-ce que ça veut dire? Comment pouvez-vous méditez sur cela? Visualisez le processus de la mort. Ne visualisez pas un enterrement et tous vos proches qui pleurent parce que cela va seulement renforcer votre orgueil. « Oh, je vais tellement leur manquer. Je les aime! » Ce n’est pas le genre de méditation dont je parle. Je parle de méditer sur ce dont vous ne voulez pas méditer: la mort réelle. Ce corps dans lequel vous êtes maintenant, s’arrêtant. Visualisez cela. Prenez le temps avec ça, imaginez, et regardez votre état d’esprit et comment vous l’évitez et vous ne voulez pas traiter avec elle, et votre mental veut être distrait et penser à des choses heureuses. Concentrez-vous. Visualisez la mort de votre corps. Visualisez non seulement sa mort, mais son déclin.

Nous sommes à peine conscients que ces organismes que nous avons sont très impermanents, et très faibles, et remplis de toutes sortes de choses vraiment dégoûtant. Ce type de méditation peut avoir un impact très profond sur votre conscience. Non seulement il va vous donner une grande motivation à travailler dur, et il peut vous donner une grande sérénité et dissiper la peur, mais il peut aussi cultiver l’immense compassion, parce que quand vous comprenez vraiment que votre corps va mourir, et vous ne savez pas quand, très naturellement, vous allez commencer à réaliser que la même chose est vraie de tout le monde, et quand vous regardez les gens, vous vous rendrez compte qu’ils vont mourir aussi. Vous commencez à penser: « Je devrais bien les traiter. Je devrais les traiter avec amour, pas avec la colère, pas avec une critique, pas avec le sarcasme, non plus avec cruauté, de la façon dont je l’ai été, mais avec beaucoup de tendresse. » Si nous savions que des gens proches de nous étaient sur le point de mourir, nous ne leur dirons pas. Nous ne les maudirons pas, nous n’appellerons pas leur noms, nous ne serons pas impolis, nous ne les ignorerons pas. Nous serions très doux, très tendre. Nous devrions être de cette façon tout le temps, se traiter les uns les autres avec beaucoup de compassion, de patience, d’amour. Donc, cette activité de méditer sur la mort n’est pas morbide, ce n’est pas grave, ça ne fait pas peur. Voilà pourquoi Samaël a dit que de la mort nous pouvons apprendre tout, parce que nous pouvons.

Questions et Réponses

Public: Si nous mourons avant que nous ayons une chance de (Tuer ?) nos egos et si nous avons une autre chance de revenir, comment pouvons-nous stocker les informations du chemin pour continuer dans notre prochaine vie?

Instructeur: Nous allons parler très précisément de ce sujet dans des conférences ultérieures, mais la réponse courte est simplement ceci: Notre courant mental a des niveaux de profondeur. Ce que nous vivons aujourd’hui dans notre vie quotidienne est extrêmement superficiel: la personnalité, l’intellect, et quelques qualités émotionnelles. Ils sont tous extrêmement superficiels. Quand nous mourons, ces aspects meurent aussi. Nous ne prenons pas notre personnalité avec nous pour la prochaine vie. Dans notre prochaine vie, nous fabriquons une nouvelle personnalité. Cela signifie que si nous étudions la religion ou la spiritualité et que nous ne sommes pas en train de devenir connaissant (conscient) de cette spiritualité, alors toutes ces informations restent superficielles, et quand nous mourons, nous oublions tout cela, et c’est ce qui arrive à la plupart d’entre nous. La connaissance du fait que vous êtes devenu conscient devient une partie de l’âme, elle est profonde et elle ne peut jamais être enlevée, peu importe combien de fois vous êtes né, peu importe combien de fois vous mourrez. Cette connaissance est vous. Cette connaissance ne peut être prise. Cela peut se comprendre quand on voit certains types de personnes qui sont nés avec certains types de connaissances. Ce sont des gens qui ont ce genre de connaissance profonde à l’intérieur. Parfois, c’est toujours l’ego, des egos très profonds, mais nous avons le cas, par exemple, de certaines personnes qui sont devenues très conscientes de la spiritualité et, à partir d’un âge très précoce, ils montrent cela. Une très profonde compréhension, et c’est une âme qui est devenue consciente des connaissances à ce niveau. Nous avons tous une partie de cela à un certain degré, parce que nous avons tous la connaissance, mais de choses différentes. Si nous voulons garder cet enseignement et ne pas oublier le chemin dans notre prochaine vie, nous devons devenir profondément conscients du chemin. Cela ne veut pas dire par le biais de la mémorisation. Ce n’est pas par le port d’une tenue ou d’aller à une certaine école, ni en suivant quelqu’un ou croire en quelqu’un ou payer des cotisations. C’est la connaissance, la compréhension, être conscient, être éveillé, l’expérience et le savoir de l’expérience. Cela ne vient pas par la croyance ou une théorie. Elle vient par le travail. Si vous voulez cela, méditez. Beaucoup. Plus que vous pouvez imaginer, méditez. Soyez très motivé, et la compréhension de la mort est un facteur de motivation très puissant. Pas pour la morbidité, et laissez-moi faire un commentaire à ce sujet.

Il y a beaucoup de gens qui étudient et enseignent la méditation sur la mort qui deviennent très morbides, très sombres. C’est faux. Si vous regardez toutes ces images que je vous ai montré, aucun de ces maîtres n’est morbide. Nous avons tendance à penser à la méditation sur la mort ou des anges de la mort et nous imaginons toujours l’image des bandes dessinées d’un entrepreneur de pompes funèbres, très grand, type maigre vêtu tout en noir, avec un teint très pâle. Les anges de la mort ou maîtres de la mort ne ressemblent pas à cela. Ils sont beaux. Les anges de la mort, que nous parlerons, sont beaux. Quand ils vont au travail, ils prennent un aspect spectral, un aspect effrayant, mais c’est juste leur uniforme, c’est symbolique. Mais l’Être Réel, l’Ange réel, est un ange avec une beauté extraordinaire, mais nous devons comprendre ces choses non pas seulement les croire ou les accepter ou les rejeter.

Public: Est-ce que la Conscience se réincarne aussi bien dans des univers parallèles simultanément?

Instructeur: En substance, la vie est beaucoup plus compliquée que nous pouvons parler de concepts. Lorsque nous utilisons les termes Conscience, Âme, Psyché, nous ne parlons pas vraiment d’une chose, mais d’un mouvement, quelque chose qui est vivante et en mouvement, et quelque chose qui n’est pas en trois dimensions. À l’heure actuelle, nous sommes tous multidimensionnel. Nous sommes seulement conscient, très vaguement, de la troisième dimension et même que nous sommes totalement endormis et n’avons aucune vraie connaissance de celle-ci, mais en ce moment même notre conscience, notre matière et énergie pénètrent à travers les sept dimensions, nous n’avons tout simplement pas la sensibilisation de cela. Donc, la réponse est à la fois oui et non. La Conscience est simultanément dans de multiples dimensions, que vous pouvez appeler les dimensions parallèles, mais on n’a pas connaissance de cela.

Public: Quand nous donnons aux autres, et nous sommes gentils avec les autres, et leur donnons nos possessions, est-ce un danger de devenir un attachement pour eux? Cela pourrait-il nuire à leur travail en les réconfortant … cela peut-être à leur détriment en quelque sorte? Peuvent-ils devenir attachés au plaisir du réconfort?

Instructeur: Bien sûr, tout le monde peut devenir attaché à cela, mais quel est votre option? Ne pas faire preuve de compassion ou être indifférent? Nous devons diriger et enseigner par l’exemple. Nous devons vivre de la meilleure façon que nous connaissons. Par exemple, nous enseignons la Gnose, nous enseignons ces concepts, théories et pratiques pour que les gens les mettent en œuvre, pour les mettre en effort, mais la grande majorité des gens ne vont pas et ne le ferons pas. En fait, vous pouvez dire sans risque que la majorité des gens qui entendent ces enseignements se refermeront sur eux. Alors, quel est le karma pour cela? Qui porte le karma? C’est la personne qui réagit, et non l’enseignant. C’est le résultat final que nous devons viser, et ce résultat final est toujours déterminé par l’action, pas par l’inaction. Nous avons toujours le devoir de faire l’effort de percevoir ce qui est la meilleure façon pour moi d’être utile, pour soulager la souffrance et pour aider tout le monde, pas seulement moi, mais tout le monde. Cela ne peut pas passer par une « règle d’or », « à »toujours faire A ou B. La vraie réponse sera toujours en train de changer, toujours en mouvement. En un instant, il est juste de faire ce qui est à gauche, et le moment suivant, il serait juste de faire ce qui est à droite, parce que les choses changent toujours. À certains moments, vous devez être indifférent à une personne. En d’autres moments, vous devez être, ce que vous pourriez appeler négatif, comme stricte ou sévère, et le prochain vous devez être doux, mais en sachant que la bonne manière est quelque chose que l’Être peut vous montrer par l’intuition, par l’expérience. Toujours être à la pointe de toutes les choses. Soyez perspicaces et ouverts. Voilà comment vous apprenez quand est-il juste et quand n’est-il pas juste et il va changer.

Public: Si le pouvoir de l’imagination peut se matérialiser dans notre réalité actuelle peut-elle être ou serait-t-il dangereux pour nous de méditer sur la mort des organes?

Instructeur: Permettez-moi d’abord la réponse que je vais vous donner. Il y a des pratiques, dont nous allons probablement parler superficiellement, liées au transfert de la conscience, en rapport avec le pouvoir de déplacer l’âme à un nouveau corps, et les types d’activités similaires que les pratiquants avancés peuvent utiliser. Ce que ces techniques démontrent c’est la puissance de l’énergie de la Conscience qui est mis en mouvement.

En d’autres termes, il est possible pour vous, grâce à certaines techniques, de prendre votre âme de ce corps et de la mettre dans un autre corps et pour que ce corps puisse mourir. Vous pouvez appeler cela une sorte de suicide ou une sorte de renaissance. Vous pouvez appeler cela comme vous voulez, mais c’est une technique qui existe. Cela démontre la puissance de l’imagination, la puissance de la Conscience. De même, vous pouvez prendre le pouvoir de l’imagination, de l’énergie, et matérialiser des choses qui ne sont pas physiques. Il y a de nombreux exemples. Alexandra David-Neel, qui était une femme Française qui a vécu au Tibet, a appris cette technique et, en collaboration avec d’autres initiés, a matérialisé un Être qu’ils ont tous imaginé. Ils ont créé une entité semi-vivante, mais elle est devenue un problème pour eux et il y avait des conséquences qui n’étaient pas bonnes pour nous.

Donc la question est, ces exercices peuvent-elles interférer avec ou nuire à l’organisme physique si nous visualisons le processus de la mort? Dans certains cas, oui, mais je ne vais pas vous enseigner cela. Pour vraiment interférer et nuire à votre corps, vous auriez à travailler avec cette pratique très intensément et en combinaison avec certains types de mantras et d’autres énergies. Je ne pense pas que quiconque ici travaille à ce niveau. Travailler avec la visualisation pour la compréhension vous aidera, et si vous êtes inquiets au sujet des dommages éventuels, faites cette pratique de la façon dont vous devriez faire chaque pratique. Vous devez d’abord prier: « S’il vous plaît, mon Dieu Intérieur, mon Père Intérieur, mon Bouddha Intérieur, ma Divine Mère enseignez-moi à travers cette pratique, montrez-moi, aidez-moi à comprendre, aidez-moi à apprendre. » Ensuite, engagez-vous dans la pratique et vous serez très bien. Si vous faites cette pratique avec l’intention d’arrêter un organe, vous pouvez, et je peux vous montrer comment cela fonctionne. Le Maître Samaël a enseigné un exercice dans lequel vous apprenez à ralentir votre rythme cardiaque et vous pouvez même arrêter votre cœur. Vous ne pouvez le faire que si vous avez cette intention. Cependant, pratiquez correctement, vous ne mourrez pas, mais entrerez dans une sorte d’état psychologique qui est très utile.

Le résultat de toute pratique est entre vos mains. Chaque pratique que nous donnons, chaque exercice que nous donnons peut avoir des résultats différents selon la façon dont vous l’utilisez, spécialement la magie sexuelle. Le plus puissant de toute pratique est cela, et probablement la plupart des gens qui l’utilisent créer un préjudice parce qu’ils se livrent à cet exercice avec la luxure, pas avec la transformation, mais nous espérons que, au fil du temps, avec l’expérience et plus de compréhension qu’ils cessent d’agir avec la luxure, et commenceront à créer de bons résultats. Donc, oui, chaque pratique a un potentiel en fonction de la façon dont l’énergie est utilisée.

Public: Comment sommes-nous conditionnés à la mort qui nous affecte à travers des films, des jeux vidéo, des dessins animés?

Instructeur: Notre perspective culturelle de la mort nous a, à mon avis, désensibilisé à la réalité de la mort de sorte que maintenant, dans nos personnalités, nous avons tendance à penser à la mort comme sans douleur et sans conséquence parce que nous voyons des gens qui meurent à la télévision et dans les films et dans les jeux vidéo, et rien ne se passe, aucune douleur à cause de cela. Nous disons simplement « oh, oui, ils sont morts, d’accord. » Nous ne la sentons pas. On n’a pas la compréhension de celle-ci, et alors, quand quelqu’un meurt en fait, nous sommes complètement dépassés. Nous devenons dans un état altéré où nous ne pouvons même pas faire face à la réalité et cela montre l’ignorance fondamentale de notre point de vue de la mort. Il manque de la réalité. Dans d’autres cultures ce n’est pas le cas. Dans d’autres cultures, par exemple, certaines cultures asiatiques, et certaines cultures d’Amérique du Sud, la mort fait partie de la vie quotidienne. La mort est quelque chose que vous voyez. Quand quelqu’un meurt, vous voyez leur mort. Ce n’est pas évité, ce n’est pas cachée. Ici, en Occident, elles sont cachées, les réalités de la mort. Par exemple, quand quelqu’un meurt dans les films ils vont toujours s’écrier « ahhhh! » et ils se figent et ils sont tranquilles, en silence. Je suis désolé, mais la mort n’est pas comme ça. Quand les gens meurent vraiment, c’est atroce de la voir, de l’entendre. Ça ne ressemble pas à la télévision. La mort peut être très douloureuse et inquiétante, mais nous n’avons aucune idée de cela en Occident parce que nous avons été tellement conditionnés, donc programmés par les médias. C’est quelque chose que nous devons méditer. Nous avons besoin de voir les réalités de la mort.

Dans la tradition Tantrique, cet enseignant Padmasambhava (Guru Rinpoche), dans le cadre de sa formation a passé de longues périodes de temps à méditer sur un terrain charnels. Les motifs charnels se trouvent là où les cadavres sont placés, et en fonction du statut de la personne, serait son état. Les riches auraient un gros tas de bois et seraient brûlés rapidement par les gens qui ont travaillé dans ces lieux. Et les gens qui ne sont pas si riches auraient un petit tas de bois et ne peuvent pas être complètement brûlés donc il y aurait des restes de corps. Et les pauvres ne seraient pas brûlés, ils seraient mangés par les animaux, et cariés par les éléments. Padmasambhava méditait dans ces lieux, se rendait dans ces lieux, s’assoyeait et contemplait la mort. Ce ne fut pas juste pour être « cool », comme les gens maintenant qui pensent qu’il est cool de traîner dans les cimetières, il a fait cela pour comprendre l’impermanence, la mort, et voici ce qui fait partie intégrante de sa compassion incroyable et sa puissance en tant que maître: sa compréhension de la mort, l’observation et la compréhension de cette réalité. Pour nous, cela semble terrible et dégoûtant et horrible, mais c’est réel.

Chaque corps humain que nous n’ayons jamais vu va mourir et va pourrir, et tous les fluides et les entrailles et les organes seront dispersés. Cela semble brut, mais c’est un fait. De plus, quand vous commencez vraiment à comprendre cela, vous réalisez combien il est absurde que nous sommes toujours là à convoiter des cadavres qui se promènent. Réellement, nous sommes tous des cadavres, nous ne nous rendons pas compte. Tout le monde ici sera un cadavre. Chacun de nous est rempli de souillures: pus, excréments, le sang, l’urine, toutes sortes de fluides et les tissus qui sentent mauvais, qui ont des textures brutes, et nous tous sommes porteurs ainsi que notre entourage avec nous tout le temps. Réalisez-vous cela? Vous vous rendez compte que vous êtes assis dans un sac d’excréments? Pourquoi pensons-nous être si grands alors que nous puons? Nous puons tellement que nous devons nous mettre du parfum et nous baigner tout le temps à cause de la puanteur qui se dégage de notre corps. Nous évitons la vérité.

Apprenez à connaître la réalité de ce corps. Ce n’est pas aussi beau que vous pensez qu’il l’est, mais nous en avons besoin. Nous en avons besoin. Nous en avons besoin pour être en bonne santé, nous avons besoin d’être fort, nous avons besoin de prendre soin de lui et de nous préparer de telle sorte que quand il meurt, nous pouvons le laisser consciemment, et nous espérons obtenir un meilleur corps, peut-être celui qui ne sent pas si mal.

Rappelez-vous de la mort.
Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Introduction to Death