Christ, Mantra, Protection Mentale

Le Christ est une force cosmique, une énergie et intelligence qui rayonne dans tout. Dans n’importe quelle religion, peu importe le nom, peu importe le pays ou la tradition, la principale préoccupation de cette religion est le Christ, même si cette religion n’utilise pas ce mot.

Le mot Christ est dérivé d’un terme Grec, Khrestos. Le mot Christ est un titre. Ce n’est pas une personne. C’est une force cosmique. C’est de l’énergie, un rayonnement, une vibration, un son.

Les écritures antiques indiquent qu’au commencement, Dieu résonna. Si vous étudiez les mythologies de la création d’une religion, vous trouvez toujours cela, dans les premiers cas, dans les premiers moments, ce qui a émergé était une vibration, une énergie, une force, une lumière, un son; c’est le Christ. Cette force est au-delà de tout nom, au-delà de tout concept, au-delà de toute pensée, au-delà de tout titre, au-delà de toute croyance. C’est quelque chose d’incompréhensible, d’incommensurable, et d’éternelle. Tout ce que nous sommes, tout ce que nous expérimentons, tout ce que nous pouvons imaginer ou percevoir, est simplement un dérivé du Christ. C’est comme ça que cette énergie englobe et maitrise tout.

Absolument tout dans l’existence est simplement un dérivé du Christ. Donc, quand nous parlons du Christ, nous ne parlons pas d’un homme; nous ne parlons même pas d’un dieu. Nous parlons d’une force, d’un rayon cosmique, d’une énergie vivante, vibrante, résonnate.

Il y a beaucoup de noms pour cette énergie qui émerge du néant. Dans la Kabbale, elle est appelée Ain Soph Aur. Certaines traditions occidentales l’ont appelé « le rayon de la création. » Les anciens Amérindiens, les Aztèques, et les Mayas, eu beaucoup de noms pour ce rayon de lumière, mais le plus célèbre est Quetzalcoatl. Les chrétiens l’appellent Yeshua, Jésus-Christ, le Fils. En Orient, il y a des milliers de noms pour cette énergie: Avalokiteshvara, Chenresig, Krishna, Vishnu, Osiris, Ahura Mazda, et Fu Xi. Ces noms désignent tous la même énergie primordiale, qui est le cœur, l’âme, le but et la signification de la religion.

C’est très important de comprendre ceci parce que nous avons hérité de nos différentes cultures et traditions différentes conceptions erronées à propos de la religion, et en particulier sur le Christ. Les gens aujourd’hui ont limité le terme Christ à une personne. C’est faux. Ils ont limité le terme Christ à un simple dieu, et c’est également faux. Ils ont limité le terme Christ à une religion et c’est faux.

La force du Christ est universel, mais la religion ne l’est pas. Les religions naissent, grandissent, se soutiennent, et meurent. Les religions appartiennent appartiennent au temps. Elles appartiennent à un endroit particulier et un temps particulier. Autrement dit, les religions ont une focalisation étroite sur une psychologie particulière. Elles viennent toute d’une religion primordiale universelle, qui est cosmique et éternelle, et c’est le culte et la science du Christ. Je ne parle pas d’un système moderne ou de conviction, mais de la science primordiale ultime qui est au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir, écrire, ou mettre dans un livre. Le Christ est au-delà de tout cela.

Dans chaque atome de votre corps se trouve le feu de la vie, et c’est le Christ. L’énergie qui vous donne la capacité de penser est le Christ. L’énergie qui coule dans vos émotions est le Christ. L’énergie qui vous donne le pouvoir de voir, de sentir, de penser, de recevoir, d’expérimenter, est le Christ. L’énergie du soleil, l’énergie qui fait tourner la Terre, l’énergie qui forme un papillon, l’énergie qui permet aux nuages de flotter dans le ciel, est le Christ.

Quand vous pensez au Christ, ne limitez pas votre pensée à un homme qui a vécu il y a deux mille ans. Ne limitez pas votre pensée à une statue, une écriture, une citation, un concept ou une idée de ce qu’est le Christ. Au lieu de cela, ouvrez vos yeux et regardez autour de vous. Regardez en vous. Voilà où vous trouverez le Christ. Le Christ est dans votre souffle, dans le pompage de votre cœur, dans les sensations qui atteignent tous vos sens à chaque instant. Il y a une transformation d’énergie qui se passe en ce moment, et c’est le Christ.

Le vrai yogi, le véritable aspirant, le vrai pratiquant, ne pense pas au Christ comme une idée, un concept, quelque chose qui est limitée dans le mental. Le vrai dévot du Christ cherche le Christ dans chaque instant, dans chaque visage, dans tous les yeux, dans chaque mot, dans chaque image, dans chaque animal, dans chaque plante.

Le vrai dévot du Christ cherche toujours à percevoir et à témoigner cette énergie en action dans l’univers en ce moment. Voilà comment vous trouvez le Christ: en ce moment. Dans votre souffle, grâce à vos yeux, à travers vos oreilles, par le toucher, par le goût et par l’odorat, le Christ est là dans tout, sans limitation. Tout ce qui existe est une modification du Christ, et tout vibre avec cette énergie.

Certains aspirants spirituels se plaignent, « Je ne peux pas voir Dieu, je ne peux pas entendre Dieu, Dieu ne m’a jamais parlé, je ne crois pas en Dieu, je n’ai pas vu Dieu. » C’est parce qu’ils ne cherchent pas , ils ne sont pas à l’écoute, ils ne disposent pas des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Ils ne voient que le noir. Ils ne voient que les projections de leur mental.

Ils projettent que Dieu, le Christ, doit être une personne qui parle dans leur langue et leur donne ce qu’ils désirent. Les gens pensent qu’ils ne vont croire en Dieu que s’il leur donne une nouvelle voiture ou de l’argent ou de la sécurité ou du confort.

Le Christ est au-delà de tout cela, et peut être vu et peut être vécu si nous ouvrons nos yeux à ce qu’est vraiment le Christ.

Les enseignements Gnostiques plongent dans le cœur de toute les religions pour en extraire l’essence, le sang des coeurs, la force de vie la plus pure dans toutes les religions. Cette force de vie la plus pure dans chaque religion est le Christ, et c’est la raison pour laquelle nous étudions toutes les religions pour voir le Christ en elle, être étonné et rempli de crainte de tous les dons que l’énergie donne à travers toutes les religions. Voilà pourquoi, lorsque vous étudiez la Gnose, vous étudiez toutes les religions, parce qu’elles sont toute une expression du Christ.

Le but Gnostique n’est pas seulement d’impressionner les gens, ou d’obtenir un pouvoir, ou de satisfaire les désirs. Nous savons que beaucoup de gens ont aujourd’hui ces objectifs et ils sont libres de les avoir, mais ce n’est pas le but Gnostique. Le but Gnostique est d’incarner le Christ, de devenir un parfait reflet de cette énergie cosmique, de l’incarner.

Bodhichitta: Mental Christ

Je vous ai expliqué que le Christ est dans tout. Notre corps, notre mental est un dérivé du Christ, parce que le Christ est la force qui donne la vie. Nous sommes vivants parce que le Christ brûle dans tous nos atomes, dans toutes nos cellules, dans tous nos organes, mais c’est différent d’incarner le Christ. Incarner le Christ c’est d’avoir cette intelligence pleinement active, éveillée, consciente et vivante en nous. Une telle personne ne ressemble à aucun d’entre nous. Une telle personne rayonne la vie, pas la luxure ou l’orgueil. Une personne qui a le Christ incarné en lui rayonne une qualité singulière, c’est une qualité qui est presque impossible à décrire, car c’est si loin de ce que nous expérimentons normalement.

Il y a un mot pour cette qualité en Sanskrit: Bodhichitta. Bodhichitta est l’attribut définissant du Christ. Quelqu’un qui est christifié, quelqu’un qui est complètement absorbé par le Christ, rayonne du pur Bodhichitta à chaque instant, à chaque instant. Dans chaque action, dans chaque pensée, dans chaque sentiment, se trouve une pure expression du Bodhitchitta.

Alors, qu’est-ce que la Bodhitchitta? Nous avons donné de nombreuses conférences sur ce terme et nous pouvons donner beaucoup plus parce Bodhichitta implique quelque chose de très profond. Elle implique l’intelligence active de Dieu, et cela est au-delà de Dieu. C’est l’intelligence qui crée des univers, pas seulement la création d’un homme ou d’une femme, pas seulement la création d’une œuvre d’art ou d’une phrase ou d’un mot ou d’une écriture, mais la création d’un univers entier. Telle est la puissance de la Bodhitchitta.

Plus précisément, la Bodhitchitta a deux aspects fondamentaux, qui sont inséparables et c’est pourquoi c’est un mot, Bodhichitta, mais il a deux caractéristiques importantes qui sont complètement unies et ne peuvent jamais être séparées.

Le premier est l’amour conscient. La Bodhichitta est l’expression du Christ, le rayon de la création, cette première lumière qui sort du néant. Cette lumière illimitée est pure, inaltérable, divine, amour intelligent, mais c’est un amour très loin au-delà de tout ce que nous avons connu. C’est l’amour du créateur de tout ce qui existe. C’est un amour qui est si pur, si puissant, qu’il peut tout créer, et tout détruire, c’est un facteur clé très important à propos de cet amour conscient. C’est l’expression de Dieu: le créateur, le souteneur, le destructeur.

La capacité créatrice de Dieu est l’amour conscient qui crée par amour pour tous les êtres existants, pour leur donner une chance de connaître le Christ. Cet amour conscient soutient toute l’existence en ordre pour que tous les êtres puisse parvenir à connaitre cette intelligence du Christ. Cette force et intelligence détruit toutes choses pour relancer le processus lorsque le karma est devenu trop massif. C’est un concept énorme, profond, essayant d’expliquer quelque chose qui sous-tend tout ce qui existe.

Le deuxième aspect de la Bodhitchitta, qui ne peut être séparé de l’amour conscient, est la compréhension de l’Absolu, la compréhension de Sunyata, l’Ain Soph. Vous voyez, cette lumière, l’Ain Soph Aur, sort de l’illimité (Ain Soph), fait partie de cette illimité (Ain Soph). Elle est inséparable et crée tout. Le Christ donne naissance à tout pour que tout puisse comprendre le Christ. Le Christ est cet illimité, l’inconnaissable, l’Absolu. La compréhension de cela en Sanskrit est appelée Prajna, ce qui signifie la sagesse. En Hébreu, il est appelé Chokmah (la sagesse), et c’est le Christ. Le Christ est la sagesse, la compréhension de lui-même, de sa racine, de sa source, du néant illimité, de la lumière incréée. Une manière de parler de l’Ain Soph est lumière incréée. Le Christ est lumière créée.

La Bodhichitta est amour conscient qui se comprend lui-même, qui comprend d’où il vient, c’est l’Absolu, la lumière incréée. Si cela semble vague, abstraite et obscure pour vous, c’est normal, car il faut de nombreuses années d’étude et de méditation pour pénétrer ce que cela signifie et pourquoi c’est important, mais permettez-moi d’insister pour vous que c’est le fondement même de la vraie religion; c’est la base même de celle-ci. Sans la compréhension de l’Absolu, vous tombez dans des vues extrêmes: le nihilisme ou l’éternalisme. Les gens qui ne comprennent pas l’Absolu croient l’un des deux côtés de ce pendule de vues extrêmes et perdent ainsi le but de la religion.

Dans un extrême, ils peuvent croire au nihilisme. Ces personnes croient que, finalement, rien n’existe vraiment. Pour eux, la mort est la fin de l’existence. Donc, pour eux, rien n’a d’importance, nous allons tous mourir, disent-ils, nous allons faire ce que nous voulons. De toute évidence, ils courent dans le monde ces jours-ci. Ils veulent juste satisfaire tous leurs plaisirs et désirs, à tout prix. Peu importe qui souffre, ils essaient simplement d’obtenir tout l’argent qu’ils veulent, tout le pouvoir qu’ils veulent, le respect, le sexe, les biens matériels, des sensations intenses, ou quoi que ce soit. Les gens comme ça tombent facilement dans la toxicomanie, la violence, et toutes sortes de crimes.

Dans l’autre extrême se trouve les éternalistes qui croient que quand ils meurent, ils iront au ciel pour chanter les louanges de Dieu pour toujours, peu importe ce qu’étaient leurs péchés, peu importe ce qu’étaient leurs erreurs. C’est également une vue erronée, une vue erronée parce qu’elle ignore complètement la loi du karma, la loi de cause à effet. Elle ignore complètement comment fonctionne la nature, qui est dans les grands cycles de naissance, de subsistance et de mort. Ces personnes croient qu’une personne qui va en enfer y reste pour toujours, et une personne qui va au ciel y reste pour toujours. Ces croyances sont tout à fait contraire à toutes les lois de la nature, et sont même contraires aux Écritures. Néanmoins, de telles croyances sont très populaires.

Ces deux extrêmes sont des vues erronées, et dans les deux cas, ils ne voient pas la réalité ultime, qui est l’Absolu, la lumière incréée, qui, dans sa fin, tout reviendra vers ce néant.

Les nihilistes disent: « Si tout va revenir au néant, alors pourquoi est-ce important ce que je fais? Je peux faire tout ce que je veux. Si toutes les âmes retourneront à Dieu à la fin de toute façon, alors pourquoi dois-je travailler pour l’Auto-Réalisation? Je fais juste ce que je veux et finalement je vais revenir à Dieu. « Voilà ce qu’ils pensent. Ceci est faux parce qu’ils oublient le karma: cause et effet. Tout ce que vous faites a une conséquence. Toute forme de souffrance qui existe dans l’univers est causée par l’égoïsme. « Je veux » provoque la souffrance. « Pour moi, pour moi-même. » C’est la cause de toute forme de souffrance qui existe. Toute forme de bonheur qui existe dans l’univers est causée par la compassion, par la reconnaissance, par la générosité. « Pour vous, je donne cela pour vous, pas pour moi, pour vous. » C’est la cause du bonheur.

Avez-vous déjà donné quelque chose pleinement de votre cœur, sans rien attendre en retour? Saviez-vous qu’à cet instant vous étiez celui qui a reçu le plus grand cadeau de tous? Avez-vous vécu cela? Vous devriez parce que c’est le secret de la manière dont fonctionne le Christ. Le Christ donne et donne et donne et donne et donne pour vous, pour moi, pour le bien de tout ce qui existe.

Telle est la loi du Christ: l’amour conscient qui comprend qu’à la fin il n’y a pas de nature égoique, il n’y a pas Moi. Dans le Christ, il n’y a pas d’individualité, il y a l’unité. Les vrais maîtres sont un, et c’est la raison pour laquelle le Christ a enseigné: « Ne Soyez pas beaucoup de maîtres, » parce qu’il y a un maître, et c’est le Christ. En effet, tout vrai maître est christifié. Autrement dit, tout de l’ego, chaque ombre du moi, du moi-même, du Je, a été détruit, et ce qui rayonne dans cette personne c’est l’amour conscient pur, le Christ. Il n’y a pas de Je, il n’y a pas de Moi. Venant d’une telle personne vous n’entendez jamais, « Je suis un maître, adorez-moi. Je suis telle ou telle personne, alors vous devriez me suivre. « Il n’y a rien de tout cela. Il n’y a que vous. Le vrai maître ne parle pas d’eux-mêmes. Ils parlent de vous. Le vrai maître ne pointe pas sur eux-mêmes, ils pointent sur vous. Ils disent: « Je ne suis pas important. Ce qui est important est le Dieu, l’Etre, le Christ, en vous. »

Donc, ce sont les caractéristiques fondamentales de la Bodhitchitta, amour conscient qui comprend l’absolu. C’est ce que nous cherchons à incarner.

Les nihilistes et les éternalistes qui sont tombés dans des vues extrêmes ont perdu la voie du milieu, madhyamika, c’est le chemin pour comprendre le vide, l’Absolu. Madhyamika est un mot Sanskrit qui signifie « la voie du milieu. » La voie du milieu entre les positions extrêmes du nihilisme et de l’éternalisme, entre la douleur et le plaisir, entre le bien et le mal, entre le diable et le saint. Par la voie du milieu, une âme peut incarner le point d’équilibre sur lequel toute existence dépend.

Celui qui devient un véhicule du Christ, qui incarne le Christ, n’est pas un saint et n’est pas également un diable, mais est quelque chose de différent. Quelque chose qui est au delà du bien et du mal. Celui-ci est appelé un Bodhisattva. Bodhisattva est un mot Sanskrit et est composé de sattva, qui signifie « essence de », et Bodhi qui signifie « sagesse ». Le vrai Bodhisattva est « l’essence de la sagesse. » La sagesse est Chokmah. La sagesse est le Christ. La sagesse est Prajna. La sagesse est Bodhichitta.

Bodhichitta peut être traduit directement et signifie « mental sagesse », et c’est l’objet de cette conférence: mental sagesse. Si vous décomposez ce mot, si vous regardez les composants de ce mot, bodhi est la sagesse en Sanskrit et bodhi est équivalent à Chokmah en Hébreu. Chokmah est la sagesse. Chokmah est le Fils. Chokmah est le Christ. Chitta, la deuxième partie de Bodhitchitta, signifie « mental ». Ainsi Bodhichitta signifie « Mental Christ. » Un Bodhisattva a le Mental Christ (Bodhitchitta).

Nous ne disposons pas d’un mental christique. Nous avons un mental diabolique. Nous avons un mental démoniaque. Nous avons un mental animal. Regardez notre mental. Qu’est-ce qui est dans notre mental? Moi, moi-même, ce que je veux, et ce que je ne veux pas. Désir et aversion.

    On atteint la paix dans le mental quand tous les désirs entrent sans créer aucune perturbation, comme les eaux fluviales entrent pleinement dans l’océan sans créer une perturbation. Celui qui désire des objets matériels n’est jamais paisible.
    Celui qui abandonne tous les désirs et devient libre de désir et du sentiment de « je » et du « mon » atteint la paix. – Krishna dans la Bhagavad Gita (2,70 à 71)

Le Désir et le Mental

Ce sont les deux points de vue extrêmes. Désir et aversion. Notre mental consiste à: « Je veux tout cela ici et je ne veux pas de ça là-bas. » Généralement, sur le côté de ce que nous voulons, nous voulons de l’argent, le sexe, le respect, la sécurité, et nous voulons vivre éternellement, et nous voulons aller au ciel avec tout ce que nous sommes en ce moment. Nous désirons des sensations. Nous sommes remplis de désir.

De l’autre côté se trouve l’aversion. Nous voulons éviter le travail, les impôts, la souffrance, la douleur, la mort, les gens qui ne nous plaisent pas, et les situations qui ne nous plaisent pas. Nous ne voulons pas les cheveux que nous avons, le corps que nous avons, la langue que nous avons, etc. Tout le monde dans le monde veut ce qu’ils ne possèdent pas, et ne veut pas ce qu’ils ont. Nous voulons que tout dans la vie à chaque instant nourrit nos désirs et nous donne des sensations que nous apprécions.

Ne voyez-vous que ce désir qui règne sur nous est impossible à satisfaire? C’est jamais arrivé, jamais. Personne dans l’histoire de cet univers entier n’a jamais satisfait leurs désirs. Voyez-vous comment nous sommes stupides? Chacun de nous essayent toujours d’être « celui ». Dans notre mental, nous avons tous une hypothèse subtile que « je serai le premier à l’accomplir. Je serai celui qui va obtenir tout ce que je veux et éviter tout ce que je ne veux pas. « Aucun de nous ne peut le nier. C’est le sophisme de l’ego. Il y a un truc que notre mental utilise contre nous pour maintenir ses désirs, pour maintenir l’ego. C’est un mensonge, une illusion.

Nous devons être dans la voie du milieu entre le désir et l’aversion. Quelle est cette voie du milieu? C’est la voie du Tao, le chemin du Christ. Pour être sur ce chemin, on n’a ni l’envi ni ni l’aversion. On ne pourchasse ni ne s’enfuit. On n’essaie ni de réparer les choses de la manière dont nous voulons, ni n’évite les choses que nous ne voulons pas. Cela ne veut pas dire que nous nous permettons de souffrir bêtement. Cela signifie que cette personne n’est pas perturbée ou influencée par l’inévitable, et à la place, se concentre sur l’action bénéfique.

Vous voyez, la voie du Tao, la voie du Bodhisattva, le chemin de la Bodhitchitta, est d’être au milieu.

Comme le dit le Bouddha, nous devons être comme un grand d’arbre restant au milieu de la douleur et du plaisir, du succès et de la défaite, de la louange et du blâme, et d’être le même dans tout, ni pourchasser, ni éviter, mais juste d’être au milieu.

Ce qui nous fait sortir de ce point de vue est le mental, toutes les réactions qui sont en pleine progression dans notre mental tout le temps. « Je ne veux pas ceci, je veux ça. » Observez-vous; votre mental est dans un élan continu de ce pendule entre « je veux » et « je ne veux pas. » Cela est vrai dans votre cerveau intellectuel, dans votre cerveau émotionnel et dans votre cerveau moteur/instinctif /sexuel. Ce pendule est toujours en train de se balancer dans notre mental. « Je veux ceci. Je ne veux pas cela ».

Il y a un seul mot qui peut résoudre ce conflit pour vous et c’est: acceptation. Que les choses soient comme elles sont. Plutôt que de se battre avec tout dans la vie, comprenez les en devenant conscient, en ayant une claire connaissance, des facteurs impliqués.

Que se passe-t-il de jour en jour en nous? En passant par cette bataille du pendule dans notre mental entre je veux et je ne veux pas, savez-vous la conséquence? En essayant constamment de pousser le pendule dans le côté « je veux » et d’essayer de l’empêcher d’entrer dans le côté « je ne veux pas », ce que nous vivons c’est une résistance. Quelle est la caractéristique de la résistance? Tension. Quand il y a conflit, il y a des tensions.

Est-ce que quelqu’un ici est tendu? Certaines personnes disent « oh non » mais regardez vous vous-même. Avez-vous le degré de détente qu’un petit bébé a? Vos muscles sont-ils tous mous? Vous pouvez tester et voir. Touchez votre épaule: n’est-il pas comme un rocher, comme un morceau d’acier? Qu’en est-il de vos joues? Qu’en est-il de vos yeux? Qu’en est-il de votre langue? Qu’en est-il de votre estomac? Si vous vous regardez vraiment vous-même, vous verrez que tous vos muscles sont en degrés de tension variable. Pourquoi? Parce que votre mental est tendu. Le corps est juste un véhicule; il reflète tout ce qui se passe à l’intérieur de nous psychologiquement. Si le corps est malade, c’est parce qu’il y a une maladie en nous psychologiquement. Si le corps est tendu, c’est parce que le mental est tendu, et le mental est tendu parce qu’il veut et il ne veut pas. Le mental n’a pas la sérénité; le mental n’a pas la paix.

Quelle est la marque d’un mental paisible? Vide. Regardez dans votre mental: y a-il un flux constant de pensées? Ce n’est pas le signe d’un mental paisible. C’est un signe d’un mental stressé. Un mental qui est en paix est complètement silencieux, et vous regardez à l’intérieur de ce mental et il est comme un miroir, comme un lac de montagne qui n’a pas bougé depuis des siècles, et l’univers entier est réfléchi sur la surface de l’eau. C’est comme ça qu’est le Mental Christ: un mental qui a une telle sérénité qu’il reflète parfaitement le Christ, toute existence, tout.

Voilà pourquoi l’oracle de Delphes a déclaré:

    Homme connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et ses dieux.

Quand on regarde dans le miroir de notre mental, quand nous sommes très détendue, alors que nous ne courrons plus après les désirs et éviter nos peurs, quand notre mental est dans un état de sérénité et d’acceptation, il reflète l’univers: nous connaissons Dieu . Pour cette personne, Dieu n’est plus une théorie ou une croyance, Dieu est une réalité. Le Christ devient un fait, et non pas seulement un concept à débattre ou à argumenter, mais une réalité vibrante vivante.

Tel est l’objet de cette tradition. Tout d’abord voir cela, expérimenter cette réalité, pas seulement le croire, pas seulement l’étudier, pas seulement l’enseigner mais le connaitre, avoir la Gnose du Christ, et puis, ayant une connaissance personnelle acquise, on cherche à incarner cela, supprimer tous les obstacles qui empêchent l’énergie Christique d’être pleinement éveillée, consciente et active en nous pour le bénéfice des autres, parce que c’est le but du Christ: au bénéfice de tous les êtres sans exception. C’est la raison pour laquelle nous utilisons cette fameuse prière:

    Que tous les Êtres soient heureux

    Que tous les Êtres soient joyeux

    Que tous les Êtres soient en paix

Ceci est traduit du Sanskrit et c’est une ancienne prière. Qu’est-ce que dit cette prière? Que le Christ sauve tout le monde, pas seulement les gens de mon groupe, et pas seulement dans la manière dont je veux qu’ils soient sauvés, pas seulement venir et faire partie de mon groupe et faire tout ce que je pense être bon, mais tous les êtres, même les démons. Qu’ils soient tous rachetés de la souffrance. Voilà le courant du Mental Christ, et le point de vue de la Bodhitchitta.

Nous discutons de cela en préambule de la conférence de ce jour, parce que sans comprendre le Christ, vous ne pouvez pas comprendre les mantras. C’est tout à fait simple. Tout le monde dans toutes les religions apprend des prières ou des paroles sacrées qu’ils apprennent à répéter, à chanter, à vocaliser, à méditer, mais sans la compréhension du Christ, cet effort est très limité dans son efficacité.

Mantra

Le Christ est une énergie, nous l’appelons Krishna, Osiris, Quetzalcoatl, Jésus, Zeus, Allah, Brahma, ou Tao. Tous ces noms sont liés à une vibration, la vibration racine de tout ce qui existe.

Qu’est-ce que cette vibration? C’est l’énergie la plus sensible, la plus pure, la plus raffinée, la plus subtile qui existe. C’est la première énergie qui sort du néant. C’est au-delà du son, c’est au-delà de la lumière, mais c’est leur racine. Nous disons son et lumière pour que nous puissions comprendre ce qu’elle est, mais ce n’est pas vraiment le son ou la lumière, mais c’est quelque chose au-delà. C’est quelque chose de laquelle le son et la lumière proviennent.

Qu’est-ce qu’un mantra? Qu’est-ce qu’un mot sacré? C’est une vibration, un son, une énergie, une force. Le mot mantra est Sanskrit et a deux composantes principales. L’homme (Man) vient de la racine du mot Sanskrit qui signifie « penser ». Vous avez probablement entendu le mot Manas qui signifie « Mental ». Man est « penser » et oui, le mot humain vient de Man. Hu est l’esprit et quand l’esprit pense, le Hu-main est né.

La deuxième partie du mantra est tra qui signifie « protéger, libérer. » Maintenant, comprenez-vous pourquoi que pour comprendre un mantra vous devez comprendre le Christ? La force qui cherche à nous libérer de la souffrance est le Christ. La manière avec laquelle le Christ nous libère de la souffrance est le man-tra: la protection, la liberté, à travers le mental.

Ainsi, mantra signifie « protection mentale. » C’est la traduction littérale du mot mantra. Les gens disent toujours que c’est un mot sacré, mais ce n’est pas ce que mantra signifie réellement. Le mot mantra signifie « protection mentale. » N’oubliez jamais cela.

La protection que le mantra offre dépend de la façon dont vous l’utilisez, et c’est très important.

Beaucoup de gens désirent aujourd’hui plus d’argent ou des éléments matériels, mais ne veulent pas travailler pour cela, et préféreraient obtenir ce qu’ils veulent en utilisant des rituels ou des pratiques spirituelles, donc ils vont chercher de l’aide à divers groupes « spirituels » ou sur Internet. Naturellement, il y a des centaines de milliers de gens qui sont heureux de vous vendre un mantra si vous achetez leur livre ou vidéo, ou si vous vous inscrivez à leur classe, et ils vont vous enseigner une phrase à répéter encore et encore pour obtenir ce que vous voulez. Si vous voulez faire cela, vous êtes libre de le faire, mais tout ce que vous allez faire c’est de nourrir votre désir, qui va faire en sorte que ce pendule de la douleur et du plaisir se balance avec plus de vigueur dans votre vie.

Vous voyez, chaque fois que vous pourchassez un plaisir, « Je veux ceci » vous mettez de l’énergie dans ce pendule, et inévitablement, par la loi de cause à effet, il doit balancer l’autre sens. Voilà pourquoi les gens qui cherchent le plus agressivement du plaisir sont aussi ceux qui souffrent le plus. Apprenez quelque chose de la spiritualité réelle: ceux qui ne cherchent pas du plaisir se libérent de la souffrance. Tous les bouddhas et les anges ont atteint cet état en détruisant leurs désirs. Tous les démons en enfer atteignent cet état en se nourrissant de leurs désirs. Ceci est simple cause et effet: karma.

Voilà pourquoi le Bouddha a enseigné les quatre nobles vérités qui en synthèse déclarent que toute souffrance est causée par le désir, et la façon de se libérer de la souffrance c’est de se libérer du désir. Voilà pourquoi dans les anciennes écritures de l’Inde, vous trouverez:

    94. Le désir n’est jamais éteint par la jouissance des objets désirés; il pousse seulement plus fort comme un feu (alimenté) avec du beurre clarifié.

    95. Si un homme devrait obtenir tous les (jouissances) et un autre devrait renoncer à tout, le renoncement à tout plaisir est beaucoup mieux que la réalisation de tout.

    96. Ceux (organes) qui sont fortement attachés aux plaisirs des sens, ne peuvent pas si bien être retenus par l’abstinence (de jouissances) que par une constante (poursuite du vrai) connaissance.

    97. Ni (l’étude de) les Vedas, ni la libéralité, ni les sacrifices, ni la retenue (auto-imposée), ni les austérités, ne procurent jamais la réalisation (des récompenses) à un homme dont le cœur est contaminé (par la sensualité).

    98. Cet homme peut être considéré comme ayant (vraiment) humilié ses organes, qui, en entendant, en touchant, en voyant, en dégustant et en humant (rien) ne se réjouit ni ne repines.

    99. Mais quand quelqu’un perd (le contrôle de) tous les organes, ainsi la sagesse (de l’homme) s’éloigne de lui, comme les eaux (flux) tombent sur la peau du pied (ouvert) d’un (porteur d’eau). – Manusmṛti

Le Mantra et la prière exploite l’énergie. Si vous utilisez un mantra ou une prière pour nourrir votre désir, vous multipliez l’énergie que vous utilisez pour poursuivre ce désir. C’est logique. Par conséquent, le résultat est que le désir devient plus fort. Et naturellement, si le désir est accompli, ce qui signifie que, nous obtenons l’argent ou le travail pour lequel nous avons prié, le désir ne s’en va pas. Bientôt, il voudra tout simplement autre chose. Si nous continuons à le nourrir, il sera de plus en plus fort. Et, si le désir n’est pas rempli, le résultat est la frustration et la colère. Donc, nous comprenons maintenant pourquoi notre société est si confuse. Le désir mène à la souffrance.

Donc, tous ces groupes spirituels qui utilisent des mantras, qui chantent, qui prient, « S’il vous plaît Dieu donne-moi [remplir le vide], » visualisant ayant une nouvelle maison ou tout ce qu’ils désirent, rendent leur situation pire. Au lieu de demander de suivre la volonté de Dieu, ils cherchent à servir la volonté du désir.

Quand une personne utilise la prière, le mantra, ou de la magie pour obtenir quelque chose (même l’amour), c’est l’ego (le désir) qui le désir.

Utiliser des mots, des mantras sacrés, des prières et des rituels pour acquérir des désirs est de la magie noire. Cela peut être habillé dans un beau vêtement religieux et peut être accompagné d’encens, de la bonne musique et des mots doux, et peut vous être remis sur une plaque par le gourou d’aspect le plus sublime avec sa longue barbe et son sourire d’amour doux, mais c’est de la magie noire, car c’est tout simplement nourrir le désir, pas l’éliminer.

Comprendre cela est très important, parce que nous le faisons tous, tous les jours. Quand nous pensons aux choses que nous voulons, quand nous nous attachons aux choses, quand nous désirons des choses, nous investissons de l’énergie. Puis, quand nous essayons de faire notre pratique spirituelle, de méditer, de faire des runes, de faire des exercices Tibétains, de faire des mantras, ce désir est toujours dans le mental. Lorsque nous nous asseyons pour faire nos pratiques de méditation et que nous commençons à imaginer des scènes de luxure, que se passe-t-il? Nous empirons notre situation, nous approfondissons notre souffrance.

Nous devons apprendre à utiliser un mantra de la manière dont le Christ veut qu’il soit utilisé, qui est en tant que protection mentale, mais non pas un désir-mental, non pas le mental animal, mais le mental Christ. Un Mantra utilisé correctement protège votre Bodhichitta, votre conscience, votre âme, mais vous devez comprendre le mantra et l’utiliser correctement pour qu’il fasse cela.

Nous avons donc besoin de comprendre brièvement les six parties que chaque mantra a.

Six Aspects de tout Mantra

Rishi

Rishi est un mot Sanskrit pour un saint, un sage, un maître. Chaque mantra dans chaque religion a été apporté et donné à l’humanité par un maître. L’Intime, une divinité, ou Deva a enseigné ce mantra à un maître et le maître a ensuite enseigné aux disciples. Chaque mantra réel est venue par un Rishi.

Mésure

La Mésure est le rythme du mantra. C’est la façon dont le mantra est dit, la façon dont il est utilisé, la façon dont il est prononcé. De nombreux mantras et mots sacrés sont chantés. Il y a une grande variété dans la mésure des mantras. Un mantra peut exister parmi les nombreuses traditions, et ils peuvent avoir chacun leur propre mélodie ou variations de prononciation; c’est très bien, mais dans les mondes internes, dans les cieux, le mantra a une mésure, une prononciation, un rythme, un tempo spécifique.

Devata

Le Devata est la divinité, le dieu, la déité de ce mantra. Chaque mantra est intimement lié à une divinité. Cela signifie que vous ne pouvez pas faire vos propres mantras. Je dis cela parce qu’il y a beaucoup de gens qui le fait. Vous ne pouvez pas faire un mantra; c’est impossible. Un mantra est un son sacré, un nom sacré qui vient de la divinité. Il y a des gens maintenant qui font des mantras et les mélangent ensemble de quelque manière qu’ils veulent. C’est de la folie; ils travaillent avec des forces qu’ils ne comprennent pas. Qui sait quel résultat viendra de cela? Ils n’en ont aucune idée.

Mélanger les mantras et jouer à des jeux avec des mantras est complètement stupide. Éviter le. Évitez ceux qui le font. Ayez confiance seulement aux mantras qui proviennent de la source originale, que vous pouvez vérifier au mieux de votre capacité. Par exemple, chercher à savoir si l’enseignant du mantra est qualifié, ou la source scripturaire est valide.

Vous ne pouvez pas faire des mantras; vous ne pouvez pas concevoir ou créer des mantras et de les adapter à votre goût, au moins si vous comptez de vous connecter à la divinité. C’est comme essayer de communiquer avec les autres tout en prononçant des mots confectionnés. Personne n’aura idée de ce que vous dites, et vous apparaîtrez stupide et même fou.

Chaque mantra est lié à une divinité spécifique, une force ou intelligence spécifique de la nature. Les Mantras sont sacrés et ils sont exacts; ils ne sont pas vagues, ils ne jous pas les choses, ils ne sont pas des jouets. Ils sont des outils extrêmement puissants. Nous devons les utiliser avec beaucoup d’intelligence et beaucoup de soins.

Lorsque vous apprenez un mantra quelconque, vous apprenez comment se connecter avec la divinité qui lui est liée. C’est la voie directe à cet aspect du divin.

La plupart des gens ont entendu le mantra Om Mani Padme Hum. C’est un mantra très célèbre du Bouddhisme Tibétain. C’est un mantra de Padmasambhava, qui est un grand maître, un maître suprême, et ce mantra se connecte directement à son intelligence. Ainsi, lorsque vous travaillez avec ce mantra, vous l’appelez.

Laissez-moi vous dire quelque chose: un vrai maître est un dieu. Un vrai maître comme Padmasambhava est christifié, et est donc une partie du Christ. Même la pensée de son nom apporte son attention. La même chose est vraie pour Samael; la seule pensée de son nom apporte son attention, parce qu’il est un maître christifié. Voilà la puissance de ces sons. Pour nous, « Samael » sonne juste comme un mot, mais non, ce n’est pas seulement un mot commun; c’est une vibration, une énergie, qui canalise les forces venant du divin.

Bija

Bija est un mot Sanskrit qui signifie « graine ». C’est un aspect très mystérieux du mantra. A titre d’exemple, nous étudions les vingt-deux lettres primaires de l’alphabet Hébreu. Chacune d’elles est une « graine », parce qu’à partir de chaque lettre se forme un mot. Une lettre est une graine, et à partir d’une graine vient une fleur; qui est un mot. Donc, de cette façon, chaque mantra est un bija, une graine, parce que de chaque mantra vient la vie, la création. Mais, d’habitude, le terme bija mantra se réfère à des mantras spéciaux qui sont les semences d’autres mantras; bija mantras sont comme des « semences primordiales » à partir de laquelle les mondes émergent. Probablement tout le monde connaît le mantra Om ou Aum. Om est un mantra semence. C’est le mantra semence de tout. Le mantra OM est lié au premier instant de la création, la vibration à la base de tout, c’est le Christ. Om est la même chose que le Christ; ils sont inséparables, ils sont la même chose. Parcontre, le vrai Om n’est pas le son Om que vous entendez avec vos oreilles physiques. Ce son physique est une simple imitation du son Om réel que vous pouvez entendre si vous entrez dans la méditation ou si vous sortez de votre corps en chantant ce mantra; alors vous pouvez aller et entendre le vrai Om, et si vous l’entendez, vous ne serez plus jamais la même chose. C’est le son de la création elle-même. C’est inimaginable. Il y a beaucoup de bija mantras, et ils ont une très profonde profondeur.

Shakti

Shakti signifie « énergie ». Chaque mantra a une énergie spécifique. Dans n’importe quelle langue, il y a beaucoup de mots. Les Mantras viennent de langue racine, de la langue primordiale. Ce sont vraiment des « mots » dans le sens complet du terme « mot ». Autrement dit, ils transmettent beaucoup plus que les quelques lettres. Lorsque nous sommes conscients d’un mantra, et nous connecter avec ce qui est contenu à l’intérieur, nous pouvons également nous connecter avec son énergie. La puissance du mantra est dans son énergie. Par l’utilisation consciente d’un mantra, Jésus a ressuscité les morts.

    Et il la saisit par la main, et lui dit: Talitha cumi … Aussitôt la jeune fille se leva et marcha … – Marc 5

De même que toute langue a des mots spécifiques à des fins spécifiques, il y a des mantras pour chaque but. Voilà pourquoi nous apprenons tellement. L’Hindouisme et le Bouddhisme conservent littéralement des milliers de mantras. Dans la Gnose, nous étudions principalement quelques centaines; certaines personnes pensent que c’est beaucoup, mais réellement c’est juste la maternelle. Les mantras auxquels nous nous concentrons sont très puissants, mais ne représentent qu’une fraction de la langue mantrique. Si vous travaillez sérieusement et commencez à éveiller votre conscience, vous apprendrez encore plus, parce que vous en aurez besoin. De la même manière que vous avez besoin de mots pour naviguer dans le monde physique, vous avez aussi besoins des mots pour naviguer dans les mondes spirituels.

Tout ce qui existe a un mantra, même vous. Ne soyez pas surpris; nous avons tous une note ou une vibration clé liée spécifiquement à notre Être. Nous avons un nom sacré lié spécifiquement à notre Être. À la racine même de notre Être il y a un mantra. C’est votre mantra, votre Intime, pas votre ego, mais vous en tant que rayon qui a émergé de l’Absolu. Vous avez un mantra, et c’est le secret le plus sublime. Si vous entendez des gens aller partout parler de leur nom sacré ou de leur mantra, ce sont des idiots. Vous devriez les ignorer.

Le vrai mantra, le mantra gourou lié avec votre Intime ne doit jamais, jamais, jamais être révélé, à moins que votre Être vous ordonne de le faire. Je n’ai jamais entendu parler que cela s’est passé, alors ne soyez pas être celui qui pense que c’est vous. C’est comme votre numéro de sécurité sociale dans le ciel.

Kilaka

Kilaka est l’aspect ultime de tout mantra. Kilaka signifie ce que cela ressemble: une clé pour une serrure. Le Kilaka est le secret interne du mantra. Si vous travaillez sérieusement avec le mantra Om Mani Padme Hum (ou son aspect ésotérique Om Masi Padme Hum) – et quand je dis sérieusement je veux dire vingt-quatre heures par jour, pas dix minutes par jour. Pour vraiment travailler avec un mantra, vous devez le vivre et le respirer. Le mantra doit couler en vous comme votre souffle: constant, continu, consciente, toujours en mouvement, constant, continuelle, tout le temps, tout le temps, pendant une longue période, avec beaucoup de conscience, et beaucoup de dévouement. Finalement, en fonction de votre karma, il n’y a qu’un seul résultat qui va venir; vous rencontrerez le deva, le Devata, la divinité de ce mantra. Vous aurez ce qu’on appelle darshan. Vous aurez une expérience avec la divinité de ce mantra et serez instruit plus sur le mantra. Voilà Kilaka. Chaque mantra a une expérience particulière qui ouvre de nouvelles portes liées au mantra. Donc, jusqu’à ce que vous ayez eu cette expérience, vous n’avez pas compris le mantra. J’ai entendu des élèves dire « j’ai fait ce mantra pendant un certain temps, et maintenant je suis passer à un autre. Ensuite, je vais faire un autre. » Le Mantra ne fonctionne pas comme ça. Un mantra doit être travaillé pendant un certain temps. Son fruit commence à émerger de la même façon qu’un arbre pousse: c’est lent, et cela dépend de la façon dont l’arbre se nourrit.

Lisez l’histoire du Maître Meng Shan dans La Magie Gnostique des Runes de Samaël Aun Weor.

Pour illustrer cela un peu plus loin, nous allons parler d’un mantra incroyable. Ce mantra provient d’une variété d’écritures en Inde, et est enseigné par Samaël Aun Weor en particulier dans son livre Le Mariage Parfait. Ce mantra a beaucoup de pouvoir. Le mantra est:

    Klim Krishnaya Govindaya Gopijanavallabhaya Swaha

Maintenant, je vois des étudiants ici rouler leurs yeux, comme pour dire, « Ce mantra est trop compliqué, il est trop long, j’aime les mantras simples, je vais rester avec le OM. » C’est bien, mais laissez-moi vous dire un secret: OM est plus difficile à utiliser que celui-ci. Je sais que les étudiants aiment utiliser des mantras très simples, pensant qu’il est plus facile de méditer sur eux, et de les répéter, et travailler avec eux, mais cela ne l’est pas. Notre mental est tellement dispersé et a donc peu de concentration que ces long mantras sont plus efficaces pour nous. Si vous chantez le mantra Om ou le mantra Wu encore et encore, en quelques secondes, votre mental rêvera sur le travail, votre petite amie, votre courrier, vos factures, etc. La plupart des étudiants souffrent de ce problème, parce qu’ils n’ont pas la pleine conscience développée. Pleine conscience est un terme très spécifique qui signifie conserver la conscience de ce que l’on fait, avoir le rappel continuel de soi-même. Lorsque vous êtes attentif à ce que vous faites, vous ne perdez pas conscience de ce que vous faites. Si vous chantez le mantra, vous chantez le mantra, et c’est tout. Dans cette tradition, lorsque nous formons notre Conscience pour s’éveiller, nous apprenons à faire une chose à la fois. Seulement une chose. Lorsque vous utilisez le mantra dans la méditation, vous chantez seulement le mantra. Chaque fois que vous oubliez, vous commencez à nouveau et continuer à le faire.

Des mantras plus longs comme celui-ci (ou comme Gate gate paragaté parasamgaté Bodhi Svaha) sonnent compliqué, mais en réalité ils ne le sont pas. Ils sont faciles à mémoriser. L’avantage d’apprendre des mantras comme ceux-ci est qu’ils vous enseignent la pleine conscience, parce qu’ils ne sont pas la même syllabe répétée, comme le OM encore et encore. Vous devez être conscient de la façon dont les syllabes s’assemblent. Vous devez faire les choses à chaque fois, vous devez donc faire attention à ce que vous faites. Il vous apprend à faire attention, être conscient, et c’est l’avantage initial de l’utilisation des mantras comme celui-ci.

    Klim Krishnaya Govindaya Gopijanavallabhaya Swaha

Une fois que vous l’ayez faites à quelques reprises, vous l’aurez mémorisé, ce n’est pas si difficile.

Ce mantra est extrêmement puissant d’une manière qui est difficile à mettre en mots.

Dans son livre Le Mariage Parfait, Samaël Aun Weor a expliqué que ce mantra terrorise les démons. Il enseigne le mantra comme une forme de protection. Voilà ce que chaque mantra est réellement: une forme de protection pour la Conscience.

    Les ténébreux du dix huitième Arcane sont dans la terreur, parce que l’ Étoile Flammigère [pentagramme] est instantanément formée lorsque ces mantras sont vocalisés.

Le maître Samael explique que ce mantra est composé de cinq parties qui sont disposées en trois étapes. Lorsque le mantra est prononcé consciemment, il forme un pentagramme, qui comporte cinq parties, le penta [cinq] gramme [lettre]. Le pentagramme est une forme de protection. Ce mantra est l’énergie de cela.

    Le puissant mantra mentionné ci-dessus comporte trois étapes parfaitement définies. En chantant KLIM, que les occultistes de l’Inde appellent la « semence de l’attraction, » nous provoquons un flux d’énergie Christique qui descend instantanément du monde du Logos Solaire, pour nous protéger; ainsi, une porte mystérieuse est alors ouverte vers le bas. Ensuite, en chantant les trois parties suivantes du mantra, l’énergie Christique est perfusée à l’intérieur de celui qui les chante. Enfin, par le biais de la cinquième partie, celui qui a reçu l’énergie Christique peut la rayonner avec une force énorme pour se défendre contre les ténébreux. Ils se dispersent alors loin dans la terreur.

Certaines personnes lisent cette lettre et pensent à tort que le mantra doit être seulement utilisé dans le plan astral. Ceci est erroné, parce que vous savez-vous où se trouvent les démons? Dans votre tête. Les démons par lesquels vous devriez être le plus concerné ne sont pas en dehors de vous, mais sont à l’intérieur de votre mental: les démons de l’égoïsme, la luxure, l’orgueil, la colère, la jalousie, l’envie, la peur.

Ce mantra a le pouvoir d’invoquer le Christ pour envelopper votre conscience libre, pour vous donner en tant qu’âme les moyens pour vous défendre contre vous-même. Telle est la grande puissance de ce mantra. Donc, quand vous apprenez à le chanter, vous apprendrez une façon de vous défendre vous-même. Vous pouvez également l’utiliser dans le plan astral. Si vous avez une expérience dans le plan astral et que vous êtes attaqué par des démons, utilisez ce mantra, car il est très puissant. Vous pouvez également utiliser le mantra de la façon dont il a été traditionnellement utilisée dans l’Hindouisme depuis des milliers d’années, et c’est de le vivre et de le respirer.

Japa yoga

Dans l’Hindouisme, le Bouddhisme, la religion Catholique ou la religion Chrétienne, les disciples se fondent sur une technique très spécifique pour former les débutants à faire attention, à être conscients d’eux-mêmes. Cette technique est la répétition de mantra. Chaque religion a une certaine forme de cela. En Sanskrit, il est appelé japa yoga. Un rosaire ou mala est pour la répétition des mantras. Les Catholiques, les Bouddhistes, les Hindous les utilisent. Un rosaire ou mala est une chaîne de perles. Traditionnellement, il y a cent huit perles.

Le pratiquant travaille les perles, une par une à travers le doigt et le pouce alors qu’il répète le mantra. Dans l’Hindouisme, cela se fait en secret, caché sous une robe ou dans un sac ou dans leur poche. Chaque fois qu’ils touchent le bourrelet ils vont à la suivante et ils disent le mantra puis ils vont à la suivante et ils disent le mantra dans le mental, en secret. Non pas devant tout le monde à agir comme une personne spirituelle se pavanant avec leurs perles de mala suspendus à leur poignet, en essayant de montrer à tous comment ils sont spirituels. Cela n’est pas la manière. La vraie manière d’utiliser un mantra est secrètement, d’une manière intime, entre vous et Dieu, et non pas entre vous et vos amis, ou vous et vos colocataires, ou vous et vos camarades d’école, ou devant quiconque auquel vous êtes en compétition pour voir qui est le plus spirituel. C’est entre vous et Dieu, et c’est privé. Lorsque vous travaillez avec un mantra, gardez-le pour vous.

Le mantra est répété encore, encore, et encore, tout le temps, de quelle que façon que ce soit: rapide ou lente, en chantant ou non, à voix basse ou à haute voix. Généralement, vous voulez faire varier la façon dont vous l’utilisez, parce que le mental devient vite ennuyé et distrait. Parfois, vous chanterez très tranquillement dans votre mental. Parfois, vous crierez dans votre mental. Rappelez-vous cependant, ce n’est pas votre voix qui compte, c’est votre attitude. Lorsque vous utilisez un mantra, nous parlons habituellement en utilisant un mantra dans la méditation où vous vous asseyez tranquillement seul ou avec un groupe. Vous fermez les yeux, vous fermez toutes distractions, et vous vous concentrez exclusivement sur le mantra. Qu’importe si vous êtes vocalisez à haute voix ou chantez dans votre mental, vous répétez les sons, répétez et répétez.

Ne jamais oublier que les sons sont sacrés; ne jamais oublier la divinité que vous invoquez. C’est irrespectueux d’invoquer une divinité tout en faisant mentalement la vaisselle ou de penser à quel point vous devez aller à la salle de bain ou de penser à la luxure ou ce que vous voulez ou ce que vous ne voulez pas. C’est déshonorant. C’est également une perte de temps, et peut être dangereux si vous continuez d’utiliser un mantra et méditez sur les désirs, en se concentrant sur les désirs; cela peut vous faire du mal.

Lorsque vous utilisez un mantra, que vous méditez ou vous l’utilisez dans l’accompagnement de vos activités quotidiennes, soyez très attentif, respectueux, et en dévotion. Lorsque vous utilisez un mantra, même une fois, vous ouvrez un canal vers la divinité du mantra.

Signification de Klim Krishnaya Govindaya Gopijanavallabhaya Swaha

Klim Krishnaya Govindaya Gopijanavallabhaya Swaha est un mantra du Christ. Chaque partie de ce mantra a une signification liée au Christ; chaque composant est Christique. Chaque terme est un mot Sanskrit lié au Christ. Alors, quand vous chantez ce mantra, vous appelez la plus divine intelligence qui existe. Allez-vous enveloppez cette intelligence dans votre luxure, dans votre orgueil, ou dans vos petits désirs? Nous l’avons tous fait, mais nous ne devrions pas. Nous devrions tous aller vers cette force, faire appel à cette entité, sans désir, libre du matérialisme, pur comme une âme primordiale, ne voulant pas autre chose que Dieu, ne demandant pas autre chose que Dieu, demandant la sagesse comme Salomon l’a fait; ne demandant pas la richesse, le respect, le statut, ou le pouvoir, mais demandant la sagesse. Avec cette attitude, ce mantra va vous frapper comme un coup de foudre. Il a beaucoup de pouvoir.

Klim est le bija, le mantra semence de ce mantra. Klim a de nombreuses significations. Principalement, le K, le Ka, est lié à Krishna, Kamadeva, ce qui signifie « le seigneur de l’amour, » le Christ. Il est lié à Indra, le dieu de la foudre. Il est lié au contentement, à la sérénité, à la paix. Klim est lié à la Bodhichitta. Klim est le mantra semence qui invoque le Christ. Le Maître Samael appelle Klim « la semence de l’attraction. » Pourquoi? Klim est le bija (semence) de Krishna, qui est appelé « Celui qui est attrayant, » parce que les âmes sont attirés vers le Christ.

Parce qu’il est connu comme le « mantra d’attraction » ou « mantra du seigneur de l’amour », ce mantra a été approprié par de nombreux magiciens noirs qui l’appellent « le mantra du désir », et ils disent que vous pouvez utiliser ce mantra pour obtenir tout ce que vous voulez, en particulier du sexe. Ce mantra est largement utilisé en Tantra noir, dans des milliers d’écoles, pour obtenir du sexe et obtenir de l’argent. Voici comment les magiciens noirs trompent les gens naïfs. Voici comment l’énergie du Christ est détournée par le mental.

Le second terme est Krishnaya. Krishna est le nom du Christ en Inde. Il se pourrait très bien que sur la surface de cette planète il n’y a pas de divinité plus vénérée que Krishna. Je sais que les Américains pensent que Jésus est la figure la plus vénérée, mais réellement il y a beaucoup plus de gens qui adorent Krishna. Néanmoins, ils représentent la même force: le Christ. La concurrence religieuse est une maladie.

Si vous étudiez la doctrine de Krishna, vous étudierez la même doctrine qu’a enseigné chaque maître Christifié: une doctrine de l’amour conscient et la compréhension de l’incompréhensible; qui sont, les deux aspects de la Bodhitchitta. Son enseignement le plus célèbre est la Bhagavad-Gita, le chant du seigneur. Il est beau et ce livre peut vous donner de la connaissance spirituelle d’une durée de vie . La Bhagavad-Gita n’utilise pas le mot Bodhitchitta, mais c’est un bel enseignement sur la Bodhitchitta.

Le nom Krishna signifie « noir ». Pourquoi? En Sanskrit le nom Krishna peut se référer à toute personne ayant la peau foncée. Beaucoup d’Indiens ont le nom de Krishna, tant par respect au dieu et parce qu’ils viennent d’un endroit avec des gens à la peau foncée, comme le sud. Krishna a la peau sombre, comme Osiris. La lumière du Christ semble noir à l’aveugle.

Arjuna dit: Mon illusion est dissipée par Vos profonds mots, que vous avez parlé de la compassion envers moi, le secret suprême du Soi. (11.01)

    O Krishna, j’ai entendu parler de vous en détail à propos de l’origine et de la dissolution des êtres, et Votre gloire impérissable. (11.02)

    O Seigneur, Tu es comme Tu l’as dit, mais je voudrais voir votre divine forme cosmique, O Être suprême. (11.03)

    O Seigneur, si vous pensez qu’il est possible pour moi de voir cela, alors O Seigneur des yogis, montrez-moi votre Être impérissable. (11.04)

    Le Suprême Seigneur dit: O Arjuna, voici Mes centaines et milliers de formes divines de différentes couleurs et de formes. (11.05)

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Voyez les Adityas, les Vasu, le Rudras, le Ashvins et les Maruts. Voici, O Arjuna, de nombreuses merveilles jamais vu auparavant. (11.06)

    O Arjuna, maintenant, voici toute la création; animée, inanimée, et tout ce que vous voulez voir; tous à une place dans mon corps. (11.07)

    Mais, vous n’êtes pas en mesure de me voir avec votre œil physique; donc, je vous donne l’oeil divin pour voir Ma puissance majestique et ma gloire. (11.08)

    Sanjaya dit: O roi, ayant dit cela; Seigneur Krishna, le grand Seigneur de (la puissance mystique) yoga, a révélé sa forme majestueuse suprême à Arjuna. (11.09)

    (Arjuna a vu la forme universelle du Seigneur) avec beaucoup de bouches et des yeux, et de nombreuses visions de merveille, avec de nombreux ornements divins, et tenant des armes divines. (11.10)

    Portant des guirlandes et des habillements divins, oints de parfums et onguents célestes, plein de toutes les merveilles, le Dieu illimité avec des visages de tous les côtés. (11,11)

    Si la splendeur de milliers de soleils flambait tout à la fois dans le ciel, même cela ne ressemblerait pas à la splendeur de cet Être exalté. (11,12)

    Arjuna vit l’univers entier, divisé en différentes manière, mais debout comme (tout en) Un (et un en tout) dans le corps de Krishna, le Dieu des dieux. (11.13)

    Alors Arjuna, rempli d’émerveillement et ses cheveux dressés sur la tête, baissa la tête vers le Seigneur et pria avec les mains jointes. (11,14)

    Arjuna dit: O Seigneur, je vois dans votre corps tous les dieux et la multitude d’êtres, tous les sages, les serpents célestes, le Seigneur Shiva, ainsi que le Seigneur Brahmā assis sur le lotus. (11.15)

    O Seigneur de l’univers, je te vois partout avec la forme infinie, avec de nombreux bras, des ventre, des visages et des yeux. Sans que je vois le commencement, le milieu, et la fin de Votre Forme Universelle. (11.16)

    Je vous vois avec votre couronne, septre, disque; et une masse de radiance, difficile à voir, brillant tout autour avec brio incommensurable du soleil et du feu ardent. (11.17)

    Je crois que vous êtes impérissable, le Suprême à réaliser. Vous êtes l’ultime recours de l’univers. Vous êtes le protecteur de l’éternel Dharma, et l’esprit primal impérissables. (11.18)

    Je vous vois avec une puissance infinie, sans commencement, ni milieu ni fin; avec de nombreux bras, avec le soleil et la lune comme vos yeux, avec votre bouche comme un feu ardent dont le rayonnement brûle tout l’univers. (11.19)

    Tout l’espace entre le ciel et la terre est pénétré par Vous seul dans toutes les directions. Voyant Votre forme merveilleuse et terrible, les trois mondes tremblent de peur, ô Seigneur. (11.20)

    Ces hôtes de devas entrer en vous. Certains, les mains jointes chantent Vos noms et vos gloires dans la peur. Une multitude de Maharishis et de Siddhas grêlent et vous adorent avec de nombreuses louanges. (11.21)

    Rudras, Adityas, Vasus, Saadhyas, Vishwedevas, Ashvins, Maruts, Ushmapas, Gandharvas, Yakshas, Asuras et Siddhas; ils vous ont tous regardé avec étonnemment. (11.22)

    En voyant votre forme infinie avec beaucoup de bouches, des yeux, des bras, des cuisses, des pieds, des ventres, et de nombreuses dents effrayantes; les mondes tremblent de peur et moi aussi, ô Seigneur tout-puissant. (11.23)

    Voyant Votre grande effulgent et les formes de diverses couleurs touchant le ciel; votre bouche grande ouverte et vos grands yeux brillants; Je suis effrayé et ne trouve ni la paix ni le courage, ô Krishna. (11.24)

    Voyant Vos bouches, avec des dents effroyables comme le feux de la dissolution cosmique, je perds mon sens de l’orientation et ne trouve aucun réconfort. Ayez pitié de moi! O Seigneur des dieux, refuge de l’univers. (11,25)

    Les fils de Dhritaraashtra ainsi que les hôtes des rois; Bhishma, Drona, et Karna ensemble avec des guerriers principaux de notre côté sont également entrés rapidement dans Vos bouches effrayantes ayant de terribles dents. On voit certains pris entre les dents avec leurs têtes écrasées. (11,26 à 27)

    Comme de nombreux torrents de rivières se précipitant vers l’océan, de même, ces guerriers du monde des mortels entrent dans Vos bouches flamboyantes. (11.28)

    Comme les papillons se précipitant à grande vitesse dans la flamme ardente de la destruction, de même tous ces gens se précipitent rapidement dans votre bouche pour la destruction. (11.29)

    Vous lèchez tous les mondes avec Vos bouches flamboyantes, les avalez de tous les côtés. Votre puissant rayonnement brûle tout l’univers, et le rempli de splendeur, O Krishna. (11h30)

    Dites-moi qui êtes-vous dans une telle forme féroce? Mes salutations à vous, ô meilleur des dieux, soyez miséricordieux! Je souhaite vous comprendre, l’Etre primal, parce que je ne sais pas Votre mission. (11.31)

    Le Suprême Seigneur dit: Je suis la mort, le puissant destructeur du monde, pour détruire. Même sans votre participation tous les guerriers disposés debouts dans les armées ennemies cessent d’exister. (11.32)

    Par conséquent, vous vous levez et atteignez la gloire. Vaincrez vos ennemis et profitez d’un royaume prospère. Tous ces (guerriers) ont déjà été détruits par Moi. Vous êtes seulement un instrument, O Arjuna. (11.33)

    Tuez Drona, Bhîshma, Jayadratha, Karna, et d’autres grands guerriers qui sont déjà tués par Moi. N’ai pas peur. Vous allez certainement vaincre les ennemis dans la bataille, donc, combattez! (11,34)

    Sanjaya dit: Après avoir entendu ces paroles de Krishna; Le couronné Arjuna tremblant, les mains jointes, se prosterna avec crainte et a parlé à Krishna d’une voix étranglée. (11,35)

    Arjuna dit: Vraiment, O Krishna, le monde se réjouit et se réjouit de vous glorifier. Les démons terrifiés fuient dans toutes les directions. Les hôtes de Siddhas se prostèrne à vous dans l’adoration. (11,36)

    Pourquoi ne devraient-ils pas, ô grande âme, se prosterner à Vous, le créateur original qui est encore plus grand que Brahmā? O infinie Seigneur, ô Dieu des dieux, ô demeure de l’univers, vous êtes à la fois Sat et Asat, et le Brahman impérissables qui est au-delà des deux (Sat et Asat). (11,37)

    Vous êtes le Dieu primal, la plus ancienne personne. Vous êtes la station ultime de tout l’univers. Vous êtes le Connaisseur, l’objet de la connaissance, et la demeure suprême. L’univers entier est pénétré par Vous, ô Seigneur de la forme infinie. (11.38)

    Vous êtes Vaayu, Yama, Agni, Varuna, Shashaanka et Brahmâ, ainsi que le père de Brahmâ. Salutations à vous mille fois, et Salutations à vous encore et encore.(11,39)

    Mes salutations à vous de devant et de derrière. O Seigneur, mes hommages à vous de tous les côtés. Vous êtes valeur infinie et puissance infinie. Vous pénètrez tout, et donc vous êtes partout et en tout. (11,40)

    Vous considérant simplement comme un ami, ne sachant pas votre grandeur, je me suis par inadvertance adressé à Vous comme ça O Krishna, O Yadava, O ami; simplement sans affection ou avec négligence. (11.41)

    De quelque manière que je perrais Vous avoir insulté dans des blagues; en jouant, en se reposant dans le lit, assis, ou au repas; seul, ou devant les autres; O Krishna, je vous en supplie pardon. (11,42)

    Vous êtes le père de ce monde animé et inanimé, et le plus grand gourou qui puisse être adoré. Personne n’est encore égal à Vous dans les trois mondes; comment peut-il y avoir un plus grand que vous? O Être d’une Incomparable Gloire. (11.43)

    Par conséquent, O Seigneur adorable, je cherche Votre grâce en m’inclinant vers le bas et en prosternant mon corps devant toi. Soyez avec moi comme un père à son fils, comme un ami à un ami, et comme un mari à sa femme, O Seigneur. (11.44)

    Je me réjouis de contempler ce qui n’a jamais été vu auparavant, et pourtant mon mental est tourmenté par la peur. Montrez-moi cette forme (à quatre bras). O Dieu des dieux, refuge de l’univers, aie pitié! (11.45)

    Je souhaite vous voir avec une couronne, tenant le macis et le disque dans votre main. O Seigneur aux mille bras et formes universelles, apparaissez sous la forme à quatre bras. (11,46)

    Le Suprême Seigneur dit: O Arjuna, étant heureux avec vous, je vous ai montré, par Mes propres pouvoirs yogiques, ma forme suprême, brillante, universelle, infinie, et primale qui n’a jamais été vu auparavant par une personne autre que vous. (11,47)

    Ni par l’étude des Vedas, ni par Yajna, ni par la charité, ni par des rituels, ni par les austérités sévères, je ne peux être vu sous la forme cosmique dans ce monde humain par une personne autre que vous, O Arjuna. (11,48)

    Ne soyez pas perturbé et trompé en voyant ma forme si terrible comme cela. Avec un mental courageux et joyeux, maintenant, voici Ma forme à quatre bras. (11,49)

    Sanjaya dit: Seigneur Krishna, ayant ainsi parlé à Arjuna, révéla Sa forme à quatre bras. En assumant ensuite sa forme humaine douce, Mahatma Krishna consola Arjuna qui était terrifié. (11.50)

    Arjuna dit: O Krishna, en voyant votre forme humaine douce, je suis maintenant devenu composé et je suis à nouveau normal. (11,51)

    Le Suprême Seigneur dit: Ma forme (à quatre bras) que vous avez vu est très difficile à voir, en effet. Même les dieux aspirent toujours à voir cette forme. (11,52)

    Ni par l’étude des Vedas, ni par l’austérité, ni par la charité, ni par le rituel, je ne peux être vu sous cette forme que vous avez vu de moi. (11,53)

    Cependant, à travers dévotion unique seul, je peux être vu sous cette forme, peut être connu en substance, et peut également être atteint, O Arjuna. (11,54)

    Celui qui fait tous les travaux pour Moi, et à qui je suis le but suprême, qui est mon dévot, qui n’a pas d’attachement, et qui est exempt d’inimitié envers tout être M’atteint, O Arjuna. (11.55)

Peu importe à quel âge, dans quel pays, dans quelle race, corps, groupe ou religion, nous sommes nés le Christ peut venir à nous. Il n’y a pas de place pour la concurrence entre les religions et les groupes quand le Christ est en eux tous. Il est inutile de nous combattre les uns les autres, parce que le Christ est en nous tous. Pourquoi voulons-nous tuer le seigneur? Pourquoi voulons-nous punir le seigneur pour le faire souffrir? Pourquoi convoitons-nous le seigneur? Pourquoi craignons-nous le seigneur? C’est parce que nous sommes confus. Krishna est cette énergie racine dans tout.

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Dans le Bouddhisme, nous voyons le même symbole dans Avalokiteshvara, le Bouddha de compassion, la Bodhitchitta, qui rayonne tant d’amour avec mille bras pour aider tous les Êtres. Il se manifeste par de nombreuses formes, avec de nombreux visages à travers tous les mondes, pour nous aider. C’est la principale caractéristique du Christ: la compassion et le sacrifice pour les autres; amour conscient.

La suivante composante du mantra est le mot Govindaya. Un des Upanishads qui donne ce mantra, explique que Govindaya signifie « celui qui est célèbre sur la terre et dans les Vedas et parmi les vaches séraphiques. » Krishna est souvent représenté avec une vache ; Krishna est un bouvier. Jésus qui est un maître Christifié est représenté comme un charpentier, comme un homme pêcheur, comme un ouvrier travaillant dans les domaines de la terre. Krishna est représenté de manière similaire. En fait, le nom de Krishna peut aussi signifier « laboureur de la terre », celui qui récolte les âmes. Govindaya est lié au troupeau de vaches, celui qui protège les vaches, celui qui rassemble les vaches et celui qui travaille dans la terre.

La vache est un symbole très profond; C’est très occulte et profond avec de nombreux niveaux de signification. Si vous étudiez le livre Tarot et Kabbale de Samaël Aun Weor vous apprendrez à ce sujet.

Le mot suivant est Gopijanavallabhaya. Pour comprendre cela, penchons-nous sur le mythe de Krishna.

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Ici, nous voyons une image de Krishna avec son épouse bien-aimée en face d’une image de Kali, la Mère Divine, et autour d’eux se trouve un groupe de femmes. Ces femmes sont les gopis. Gopi signifie une jeune fille, une vierge, qui travaille avec des vaches. Si vous avez étudié la vie de Krishna, alors vous avez entendu dire que ces jeunes femmes, les gopis, sont follement amoureuses de lui, ne peuvent pas supporter d’être séparée de lui, et courent toujours après lui. Il y a beaucoup d’événements mythologiques dans les gopis qui poursuivent Krishna. Il les taquine et joue avec elles, et bien sûr, beaucoup de gens pensent à tort que c’est tout au sujet de la luxure. Beaucoup de gens pensent que les gopis sont juste des jeunes filles lubriques qui poursuivaient un beau garçon, et qu’elles sont en compétition pour son amour physique, mais cela est faux. Telle est notre mental animal interférant avec un symbole religieux profondément significatif.

Les gopis représentent beaucoup de choses, mais d’abord et avant tout, elles représentent votre Intime, votre Être, qui aspire tant à s’unir avec Krishna. Voilà tout ce que votre Être veut: s’unir avec le Christ, fusionner avec le Christ. La raison pour laquelle cette tradition présente le symbole de la Gopi, une jeune fille virginale, est parce que la femme a une telle capacité d’amour, un cœur brûlant, une innocence, une pureté, une virginité, et ceux-ci représentent toutes les qualités de la Monade. La Monade est androgyne. La Monade, l’Intime, notre Etre, est au-delà du masculin et du féminin. La Monade est l’Esprit. Parfois, nous utilisons un symbole masculin, et parfois nous utilisons un symbole féminin. Ici, la Gopi est féminine. La Gopi représente un aspect féminin de notre Intime qui aspire à s’unir à l’ultime, et c’est Gopijanavallabhaya, qui signifie littéralement « Celui qui énivre les Gopis. » Le Christ enflamme les monades avec amour.

Swaha scelle le mantra, et projette la force de celui-ci.

Ce mantra peut être utilisé mentalement vingt-quatre heures par jour. Si vous l’utilisez, vous trouverez qu’il a un pouvoir énorme pour protéger votre mental, pour faire appel aux forces du Christ et envelopper votre âme avec l’énergie divine, et vous donner la capacité de projeter cette énergie pour vous défendre, et aider les autres, et c’est la grande puissance des mantras comme celui-ci.

Il y a beaucoup d’autres mantras puissants. Dans les livres du maître Samaël Aun Weor, vous trouverez de nombreux mantras. Tous les mantras ont des caractéristiques similaires: ils sont des véhicules pour l’énergie Christique, que nous appelons cette énergie Krishna, Osiris, ou Quetzalcoatl.

Les Éléments du Mantra

Vous voyez que le mantra comporte cinq volets:

    Klim Krishnaya Govindaya Gopijanavallabhaya Swaha

Ces éléments symbolisent comment la force du Christ descend; nous invoquons cette force afin de nous protéger, mais comment? Ceci n’est pas seulement par l’imagination. L’imagination joue un rôle; lorsque vous utilisez le mantra imaginer le résultat dont vous avez besoin, mais aussi, comprenez ce que vous faites. Ces forces appellent les éléments de la nature.

Klim appelle le Christ d’en haut, mais Klim est également lié à l’élément terre, qui représente le corps physique (Malkuth). Lorsque nous appelons Klim, nous appelons les forces du Christ ici dans le corps, « aide-moi dans mon corps, aide-moi ici et maintenant. » Juste Klim peut être utilisé comme un mantra, aussi.

Krishnaya est lié à l’eau, et c’est la façon dont nous appelons les forces du Christ dans nos eaux, qui, si nous regardons nous-mêmes sur l’Arbre de Vie, est lié à Yesod, le corps vital.

Govindaya est lié au feu, le corps astral (Hod), l’émotion que nous avons dans notre cœur, le feu que nous avons dans notre cœur.

Gopijanavallabhaya est en Netzach, le corps mental, lié avec l’air.

Enfin, nous scellons avec Swaha, qui est lié à Tiphereth, l’éther.

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Donc, vous voyez que nous avons ici cinq éléments: terre, eau, feu, air, éther. Cinq corps, le pentagramme, l’homme. Voyez-vous cela? Voici l’homme, ecce homo. Le véritable homme a les corps solaires: les cinq corps christifié, la Kundalini introduit dans ces corps et c’est la première étape pour atteindre la christification. Quand le Christ vient en nous, le premier aspect est par la Kundalini, qui monte dans ces corps. Quand on arrive à Tiphereth, nous sommes devenus un être humain. Le Christ est là sous cette forme en tant que Mère Divine Kundalini. Ainsi, en ce sens, nous avons effectué ce mantra et nous sommes devenus un pentagramme, mais nous n’avons pas encore fini.

Lorsque nous utilisons un mantra le long de notre chemin nous appelons vraiment les forces du Christ pour nous protéger dans notre mental. Notre mental sur l’Arbre de Vie est ces cinq corps. Quand nous voulons une protection, quand nous voulons l’aide du Christ, nous n’en avons pas juste besoin dans notre corps physique. Nous en avons besoin dans notre énergie (Yesod), nous avons besoin dans nos émotions (Hod), nous en avons besoin dans nos pensées (Netzach), et nous en avons besoin dans notre volonté, dans notre conscience (Tiphereth). Nous avons besoin de mantra, de protection mentale, dans toutes nos régions, et c’est la raison pour laquelle nous devons utiliser le mantra consciemment.

Détendez-vous! Quand nous sommes tendus, quand nous sommes en conflit dans notre mental et dans notre corps, nous irradions de la résistance à toutes les choses que nous ne voulons pas. Quand les démons de notre mental nous attaquent, nous devenons très tendus. Quels sont ces démons si ce ne sont pas des désirs pour ceci et cela? Et pourquoi nous sommes tendus et stressés? Parce que nos désirs ne sont pas satisfaits. Alors nous devenons tendus, nous devenons stressés, nous devenons anxieux.

Remarquez quelque chose. Lorsque vous devenez tendus, quand vous êtes stressés, c’est parce que vous êtes identifiés avec le désir. Dieu n’est pas tendu. Le Christ n’est jamais tendu. Un maître christifié n’est jamais tendu. Ils sont parfaitement détendus. Cette énergie circule à travers eux sans obstacle. Pas de tension, pas de stress, même au milieu de souffrances terribles, ils sont parfaitement détendus. Nous ne le sommes pas.

Chaque fois que vous remarquez que vous êtes tendus et stressés, c’est votre première étape. Détendez-vous et regardez-vous vous-même: « avec quoi je suis identifié, quel désir en moi est en conflit, ce n’est pas mon être, il y a un désir avec quoi je suis identifié, par quoi je suis hypnotisé. » Voilà ce qui a le pouvoir sur vous. Tel est le démon qui a le pouvoir sur vous. C’est le démon de qui vous avez besoin de protection, mais le Christ ne peut pas vous aider si vous embrassez ce démon. Le Christ va respecter votre volonté.

Si vous êtes tellement identifié avec votre besoin de sécurité, d’avoir de l’argent et vous êtes en train d’étreindrent cela et vous priez, « S’il vous plaît Dieu, donnez-moi la paix et la sécurité et fait en sorte que je n’aurais plus plus besoin d’argent. Donnez-moi beaucoup d’argent » Qu’est-ce que Dieu va faire? Vous tenez à ce désir. Si vous dites, « S’il vous plaît aidez-moi à laisser aller. » Eh bien, il peut alors vous aider, mais comment est-ce qu’il va faire? Si vous priez à Dieu, « S’il vous plaît libérez-moi de cette luxure. » Comment est-ce que cela va se passer? De toute évidence, Dieu va vous montrer la luxure. Dieu ne va pas venir et vous l’enlever, parce qu’une partie de vous est piégée en elle. Dieu vous montrera votre luxure, puis généralement vous allez la voir et devenez encore plus identifié.

Détendez-vous. Faites attention. Regardez les choses. Ne résistez pas et ne vous livrez pas. N’évitez pas et ne vous livrez pas. Soyez, et observez. De cette façon, en étant au milieu, vous pouvez comprendre. Vous pouvez assimiler. Grâce à la compréhension et en voyant, nous pouvons nous libérer des démons qui nous affligent.

Ainsi, lorsque vous utilisez un mantra détendez-vous, soyez conscients, rappelez-vous de Dieu, rappelez-vous du Christ, priez, et dans cette dévotion sincère, quand vous abandonnez vos attachements, quand vous cessez de vous inquiéter au sujet de vos craintes et désirs, et que vous disez juste: « Père, Que ta volonté soit faite « , alors vous pouvez être aidé. Alors, vous pouvez avoir une protection. Alors, votre mental peut être aider par la présence du Christ.

Questions et Réponses

Public: Est-ce la même chose avec les mantras que nous utilisons pour l’exercice Ham Sah avec le pranayama?

Instructeur: Chaque mantra que vous utilisez, ces mêmes principes s’appliquent. Détendez-vous et souvenez-vous de Dieu. Priez, surtout quand vous travaillez avec le pranayama, comme vous travaillez avec les forces profondes dans l’ensemble de votre système. Si vous faites des pranayamas et que votre mental erre, vous êtes juste en train d’errer autour et gaspillez votre énergie partout. C’est une perte de temps. Tout ce qu’il fait c’est de purger toute cette énergie dehors et vous êtes laissés avec rien. Pour que cette énergie soit utilisée correctement, soyez conscient de ce que vous faites; imaginez cette énergie monter dans votre cerveau et dans votre cœur. C’est comme ça que cette énergie va vous aider, que le Christ vous aidera, que votre Mère Divine va vous aider, mais pas si vous êtes distrait, pas si vous faites le mantra et que vous réfléchissez sur vos tâches ménagères. C’est une perte de temps. Nous sommes tous endormis, hypnotisés; nous devons nous éveiller. La puissance du mantra est exploitée lorsque la conscience est éveillée. C’est alors que la puissance du mantra se répand. Donc, soyez conscient de ce que vous faites. Soyez conscient, soyez conscient de cela, détendez-vous, utilisez le consciemment et utilisez avec dévotion.

Public: Pouvez-vous dire que le Christ est la seule force dans l’univers qui peut donner sans épuisement?

Instructeur: Oui.

Public: Le mouvement perpétuel?

Instructeur: Le Christ est le mouvement perpétuel, sans aucun doute, le Christ est inépuisable. Le Christ est une forme d’amour, une forme d’énergie qui émerge du néant. Imaginez un trou noir, mais en sens inverse. Nous ne pouvons pas imaginer cela. c’est une énergie qui est continuellement en mouvement. C’est le Christ, mais il se déplace en rythmes.

Au commencement d’un univers, cette énergie coule et coule et crée tout. Ensuite, le débit change et il soutient l’existence à ce moment-là. L’énergie est toujours là, mais elle est passé de la création au maintien. Puis, quand l’âge se ferme, cette énergie s’inverse et détruit tout. Ces trois aspects sont le Christ: la création, le maintien et la destruction. Voilà pourquoi nous disons que les logos solaires, les trois en un est le Christ, Osiris-Ra, trois en un: la création, le maintien et la destruction.

Public: Ce serait comme le Père est le créateur, le Fils est le préservateur, et l’Esprit Saint est le destructeur?

Instructeur: Réellement, tous les trois sont dans le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est celui qui se livre à tout cela. Voilà pourquoi Shiva (Binah) est appelé le créateur / destructeur. C’est Binah, celui qui crée, soutient et détruit. Comment Dieu crée-t-il? À travers Binah, en tant que Shiva-Shakti. Comment Dieu détruit-il? À travers Binah, en tant que Kala-Kali.

Nous sommes un univers microcosmique. Nous sommes à peine soutenus en ce moment parce que notre karma est si lourd et les forces Christiques attendent que nous décidons. Les forces du Christ vont-elles nous détruire avec notre volonté ou contre notre volonté? Telle est la grande question qui pèse sur nous tous en ce moment.

Les forces Christiques crée et détruit à travers ses véhicules, à travers la Mère Divine dans ses différents aspects, c’est encore une fois un pentagramme. La Mère Divine avec ses cinq aspects est un rayonnement du Christ. Qu’elle crée notre âme ou détruit notre ego par l’enfer, c’est déterminé par notre volonté; cela dépend de ce que nous voulons. Autrement dit, ce que nous faisons maintenant c’est de déterminer ce qui va nous arriver plus tard.

Public: Pour en revenir aux Gopis, il y en a sept, correct?

Instructeur: Il y en a beaucoup; dans cette peinture il peut y en avoir eu sept.

Public: Je pensais qu’elles se rapportent aux sept vertus?

Instructeur: Vous pouvez les relier aux paramitas ou aux vertus, sans aucun doute, car elles représentent des aspects de la Monade.

Public: Pourquoi le nom secret ou la note clé de l’âme n’est jamais révélé?

Instructeur: Eh bien, permettez-moi de préciser qu’il y a différents niveaux de connaissances liées à notre Intime. Une note clé est comme un son, une vibration, un mantra; un nom est autre chose.

Pourquoi la note clé n’est jamais révélée? Eh bien, c’est comme votre numéro de sécurité sociale. Elle peut être utilisé. Si quelqu’un ne vous aime pas, s’ils veulent vous faire du mal, alors ils vont utiliser votre nom dans la magie noire pour vous faire du mal. Ils peuvent utiliser un morceau de vos cheveux, un ongle, ou des vêtements pour vous blesser. S’ils savent votre nom interne, ils peuvent faire encore plus. Ne révélez pas vos informations personnelles et privées, sauf si vous êtes à un point où vous pouvez gérer les conséquences. Sauf s’il est nécessaire de le faire.

Dans le cas de Samaël Aun Weor, c’est son vrai nom. Il y a beaucoup qui utilisent ce nom pour l’attaquer ou pour attaquer ses disciples, mais la monade Samael est à un niveau pour gérer cela. Le maître intérieur est à un point où il peut gérer cela. Dans son cas, les attaques des magiciens noirs contre lui sont comparables à jeter de la boue contre un navire de guerre. C’est tout à fait futile. Dans notre cas, ce serait différent. Regardez comment c’est facile de nous bouleverser et de nous renverser. Nous avons un peu mal à l’estomac, ou nous recevons une charge supplémentaire pour vingt-cinq dollars, et nous perdons complètement notre esprit. Ainsi, nous ne pouvons pas gérer les attaques de magiciens noirs; nous ne sommes pas assez mûrs. Nous ne pouvons pas gérer notre karma. Lorsque vous pouvez vous occuper de votre karma, et gérer votre karma, je veux dire votre vrai karma, les choses que vous ne savez même pas encore, alors vous pouvez commencer à parler de vos mantras semences et de vos noms internes. Jusque-là, ne vous inquiétez pas à ce sujet.

Public: Le mantra Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha. À quelle divinité appartient-il ce mantra?

Instructeur: Il appartient au Christ. Ce mantra est tiré du Prajnaparamita, ou Le Coeur du Sutra de la Sagesse, l’écriture dans laquelle le cœur du vide est discuté et révélé. Donc, ce mantra est également lié au Christ, à Avalokiteshvara, à Chenresig.

Public: Vous dites que c’est une bonne idée d’éviter de se livrer au plaisir, mais comment si nous venons de trouver quelque chose de drôle comme quand nous rions quand nous voyons l’ego au travail?

Instructeur: Il y a une différence entre se livrer et témoigner.

Public: Donc c’est correct de rire des choses?

Instructeur: Nous avons tous l’émotion, nous avons l’humour, et nous avons tous les différents sentiments de la vie. Chaque personne dans l’histoire qu’elle soit endormie ou éveillée éprouve les douleurs et les plaisirs de la vie. Même les grands maîtres éprouvent des plaisirs et des douleurs, mais la différence pour les grands maîtres c’est qu’ils ne deviennent pas identifiés, ils ne se perdent pas, ils ne perdent pas leur contrôle conscient et ils ne perdent pas le rappel de Dieu. Ils ne deviennent pas hypnotisés ou identifiés par une expérience. Ils sont au milieu, équilibrés dans le Tao entre les extrêmes de la vie. Lorsque surgissent des sensations agréables, ils ne se livrent pas à elles, et l’acceptent simplement. Puis le plaisir se termine, et ils l’acceptent. Ils l’expérimentent, mais ne se fixent pas sur elles. Puis les sensations douloureuses se posent, et ils ne s’éloignent pas d’elles, et l’acceptent simplement. Donc, ne pas s’identifier c’est d’être conscient de soi-même et ne pas s’attacher à quoi que ce soit. Tenter d’éviter des expériences ou des sensations est également un attachement. Encore une fois, cela ne signifie pas que nous laissons les mauvaises choses nous arriver et que nous allons tout simplement à travers la vie sans direction. Cette interprétation est juste un jeu du mental. Cet enseignement se réfère à un état de conscience dans lequel vous ne vous livrez ni ne l’évitez. Au lieu de cela, vous expérimentez consciemment. Naturellement, nous devons prendre de bonnes décisions, faire de notre mieux pour éviter la souffrance, et être ferme dans la poursuite de notre but. Mais le long du chemin, nous devons maintenir une forte vigilance intérieure.

    Celui qui ne hait aucune créature, qui est sympathique et compatissant, libre de (la notion de) « Je » et de « mon », même dans la douleur et le plaisir mental pardonne; et

    Le yogi qui est toujours contenu, qui a vaincu le mental, dont la volonté est ferme, dont le mental et l’intellect sont engagés en demeurant en Moi; un tel dévot M’est cher.

    Celui par qui les autres ne sont pas agités, et qui n’est pas agité par d’autres; qui est libre de la joie, de l’envie, de la peur et de l’anxiété; M’est aussi chèr.

    Celui qui est libre de désirs; qui est pur, sage, impartial et libre d’angoisses; qui a renoncé (à être l’auteur de) toutes les entreprises; et qui M’est consacré, M’est cher.

    Celui qui ne se réjouit ni se chagrine, ni n’aime ni ne déteste, qui a renoncé à la fois au bien et au mal, et qui est plein de dévouement, une telle personne M’est chère.

    Celui qui reste le même en direction d’un ami ou d’un ennemi, dans l’honneur ou dans la honte, dans la chaleur ou dans le froid, dans le plaisir ou dans la douleur; qui est libre de l’attachement; et

    Celui qui est indifférent ou silencieux dans la censure ou dans la louange, content pour tout, non attaché à un lieu (pays, ou maison), équanime, et plein de dévotion; cette personne M’est chère.

    Mais ces dévots qui ont la foi et sincèrement essayent de développer les vertus immortelles mentionnées ci-dessus, et Me met comme but suprême; Me sont très cher. – Krishna dans la Bhagavad Gita (12,13 à 20)

Voilà pourquoi Krishna est appelé « le témoin ». C’est cette forme de conscience en nous qui observe qui expériemente, mais qui ne s’identifie pas.

Public: Vous avez dit tant de choses instructives aujourd’hui.

Instructeur: Cela est dû aux Écritures. Vous pouvez étudier ce que je suis en train d’étudier et vous vous rendrez compte que je ne dis pas quelque chose de nouveau. Je répète ce que je suis en train d’étudier.

Public: Le pendule de la souffrance peut-il être mis en mouvement, même si le désir est pour la fin de la souffrance pour tous les êtres?

Instructeur: Oui, si ce désir vient de l’orgueil, de l’attachement, ou de tout ego égoïste. C’est pourquoi dans la tradition Gnostique, nous suivons la voie du Bodhisattva pour aller au delà du bien et du mal. Tout désir, que ce soit ce que nous pourrions appeler un bon désir ou un mauvais désir, est une cause pour les effets. Vous voyez, les démons suivent leur chemin, poursuivre le plaisir et éviter la douleur. Les saints suivent leur chemin, poursuivre le plaisir, aussi, et éviter la douleur. Les deux cherchent à renforcer leur estime de soi. Les saints cherchent un plaisir plus intense à travers un plus grand états de sainteté. Les démons cherchent un plaisir plus intense à travers des sensations.

Pourtant, il y a un autre chemin qui nie complètement l’estime de soi, qui est consacré uniquement au service des autres, et la fusion avec le Christ. Ceux qui marchent sur ce chemin travaillent pour les autres à travers le Christ.

Public: Toujours pour le bien des autres?

Instructeur: Exacte, et non pas pour soi-même. Le Soi est sacrifié pour que d’autres puissent en bénéficier.

Donc, même si vous avez une bonne intention, il y a une conséquence pour chaque action. Action et conséquence entrent en jeu. De la souffrance peut en résulter, mais cela dépend de l’action, cela dépend de la situation, cela dépend du karma.

Les saints, les anges, ne sont pas libres de karma. Les dieux sont encore soumis à la loi du karma. Ils agissent et il y a des conséquences, et parfois les conséquences sont des souffrances. Nous connaissons le cas de l’ange Sakaki. Nous connaissons des cas de maîtres qui ont fait des erreurs, qui, même en faisant quelque chose de purement bon, ont dû supporter les conséquences de cette bonté.

Ceci entre dans les régions subtiles de la philosophie où vous devez comprendre les trois gunas, qui en bref sont trois modifications du Christ à la racine de la nature. Ces gunas sont la bonté, l’impureté, et l’ignorance, ou en Sanskrit: Sattva, Rajas et Tamas. Ce sont trois conditions de l’énergie et de la matière. Si les trois ne sont pas en équilibre avec les unes avec les autres, il y a de l’existence. Autrement dit, un saint qui a fait beaucoup de bien (qui est très Sattvic) ne peut pas entrer dans l’absolu parce que l’univers leur doit quelque chose. C’est seulement quand un être a atteint le niveau de ne pas payer et de ne pas être dû, et a une connaissance parfaite, ce qui signifie pas d’ignorance, que l’entrée dans l’Absolu se produit. En bas de ça il y a toujours des conséquences, et nous entrons dans ce souffre et ce qui ne souffre pas, et c’est une question complexe. La simple existence est une forme de souffrance, de sorte que même la bonté d’un grand saint permet au karma d’exister, c’est une condition de l’existence, c’est une condition de la souffrance, donc même les saints sont une cause de souffrance. Je ne sais pas si vous pouvez suivre cela; philosophiquement, c’est assez subtile.

Public: Je ne pense pas qu’aucun de nous ne doit s’inquiéter s’il donne aux sans-abri ou aide comme dans nos communautés, car avec notre karma nous devons probablement beaucoup en ce moment. Pensez-vous qu’il y a beaucoup de risque si nous donnons un peu d’argent de suite? Proposez-vous que nous ne le fassions pas?

Instructeur: Chaque personne doit trouver sa propre façon de se sacrifier et d’aider les autres. Nous avons tous notre propre idiosyncrasie et nous avons tous notre propre karma. Peu importe, la performance des bonnes actions doit être le premier de nos soucis à tout moment parce que notre dette est si grande, notre ego est si fort, et la souffrance du monde est si intense; nous avons besoin de donner et donner et donner et donner pour aider les autres.

Public: Même si vous essayez consciemment d’aider et que vous voulez bien faire?

Instructeur: Nous devons aider; nous devons faire le bien consciemment.

Public: Le milieu est-il là où vous ne voulez plus le faire et que vous voulez juste être au milieu?

Instructeur: Non, c’est là que nous entrons dans les subtilités du chemin du Bodhisattva. C’est difficile à saisir. La chose principale est de la scène dans laquelle nous sommes à présent, il y a trois facteurs.

Nous devons créer l’âme, être né en tant qu’une âme.

Nous devons éliminer l’ego, mourir psychologiquement.

Nous devons nous sacrifier, nous avons besoin d’aider les autres, nous avons besoin de faire le bien.

Ces trois facteurs ne sont pas à faire juste une fois par semaine ou une fois par mois, mais chaque jour. Il y a plusieurs façons de se sacrifier et d’aider les autres, même si c’est simplement dans notre attitude.

Public: Plus tôt vous avez parlé de mantras et d’être privé avec eux. Quelle est l’importance du son, des vibrations, de la vocalisation, surtout si nous sommes censés garder secret notre pratique?

Instructeur: Voilà une bonne question. Eh bien, regardons ce tableau que nous avons ici des cinq corps que nous avons parlé. Lorsque nous vocalisons un mantra physiquement, nous vocalisons dehors dans le domaine physique et il vibre dans la matière physique. En d’autres termes, cette énergie du mental est projetée vers l’extérieur dans la matière physique. Cela est bon et puissant, et il nous influence physiquement, mais ce que nous avons besoin c’est de la protection mentale, psychologiquement. La partie physique est grande, mais le corps astral n’est pas physique. Le corps astral est là où sont vos émotions. Votre corps mental n’est pas physique, mais c’est là que vos pensées sont. Le corps causal n’est pas physique, mais c’est là que votre volonté, votre conscience, est assise. C’est là que nous en avons le plus besoin de protection.

Vous voyez, quand notre mental, nos émotions, et notre volonté sont dans un état de conflit, quand nous souffrons, la conséquence coule vers notre énergie (Yesod) et le corps physique (Malkuth). Ce n’est pas dans l’autre sens. En d’autres termes, vous pouvez aller dans un spa et y rester pendant une semaine et obtenir tous les massages et le temps de bain à remous que vous voulez. Vous pouvez dépenser des milliers de dollars pour vous détendre, mais si votre mental n’est pas relaxé, vous ne vous relaxerez jamais. C’est votre mental qui provoque la tension dans le corps.

On entend toujours les gens dire: « Je dois aller faire une pause, je dois aller en vacances, je dois sortir d’ici, » mais pourquoi est-ce que nous aspirons tous à cela? Aller aux Bahamas ou aller à Tahiti ou n’importe où que nous voulons aller dans notre tête. Ce n’est pas pour le lieu que nous mourons d’envie, même si on l’imagine, mais la réalité est que quand nous allons à ces endroits, nous changeons notre état d’esprit. Nous oublions volontiers nos problèmes. Chacun de nous a la capacité de le faire. Certains d’entre vous ont expérimenté cela lorsque vous allez faire du shopping. Vous allez ainsi au shopping et vous oubliez vos problèmes et vous vous détendez. Alors, les gens disent: « Je fais du shopping pour se détendre », ou ils disent: « Je regarde la télévision pour se détendre, » parce qu’ils oublient leurs problèmes.

Cela signifie que nous avons la capacité de concentrer notre mental, de concentrer notre attention d’une manière telle que nous nous détendons. Le problème est que nous pensons à tort que nous avons besoin des circonstances extérieures pour le faire: les vacances, le centre commercial, le téléviseur. Le fait est que nous n’avons pas besoin de ces choses. Nous avons la capacité de se détendre si nous apprenons comment changer notre attitude. Donc, vous savez quoi, arrêtez d’aller au centre commercial, arrêtez de rêver de Tahiti et des Bahamas, et soyez en vacances dans votre mental, maintenant. Vous pouvez le faire. Voilà comment vous allez vous détendre. C’est mental.

Ainsi, dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, ils affirment que le plus puissant moyen d’utiliser un mantra est purement mental, pas physique. C’est bon de le faire physiquement, il n’y a rien de mal à cela, mais la plus grande puissance est quand vous le faites dans votre mental: éveillé, conscient à l’intérieur.

C’est pourquoi les moines, les nonnes, les lamas et les prêtres utilisent un chapelet, et finalement ils abandonnent le chapelet parce qu’ils se forment à être constamment conscients du fait qu’ils n’ont plus besoin de la composante physique. Ils n’ont plus besoin de dire à haute voix; ça coule déjà dans leur mental, et c’est pourquoi de nombreux gourous enseignent cela. Ils vous initie physiquement. Vous apprendrez à répéter le mantra physiquement ou parfois dans un groupe, et petit à petit, vous devenez tranquille jusqu’à ce que vous le faites en silence. En fin de compte, il n’y a aucun composant physique, c’est tout mental. De plus, vous pouvez arriver à l’étape où vous faites ce mantra quand vous faites d’autres choses, sans aucune perte d’attention, de sensibilisation ou de connaissance, mais êtes parfaitement concentré sur ce que vous faites, alors qu’en même temps vous chantez le mantra psychologiquement, vous gardant vous-même protégé. Tous les véritables mantras peuvent faire cela si vous vous entraînez à avoir ce degré de vigilance. Alors que pendant que vous travaillez, pendant que vous conduisez, alors que vous êtes engagé dans une action, dans votre flux mental vous répétez le mantra, en continue. Entrainez-vous pour cela.

Ne faites pas l’erreur que je l’ai entendu dire de certains Gnostiques, qui est d’ « utiliser uniquement le mantra quand vous vous asseyez pour méditer. » Je ne sais pas où ils ont obtnu cela, comme toutes les grandes religions du monde et tous les maîtres enseignent le contraire. Un mantra est un flux d’énergie, il apporte la présence du Christ en vous; nous avons besoin de cela maintenant, nous en avons besoin au travail, nous en avons besoin à la maison, et nous en avons besoin la nuit quand nous dormons. Utilisez donc votre mantra vingt-quatre heures par jour.

Le maître Samael a enseigné la pratique SOL, sujet, objet et lieu dans laquelle vous vous entraînez pendant la journée pour garder le contrôle de votre conscience, pour garder le contrôle de l’endroit où vous êtes, et de tester des objets physiques ou de sauter en l’air pour voir si vous êtes dans le monde physique ou dans le monde des rêves. Ce qui se passe avec cet exercice c’est que vous entraînez votre conscience pour vérifier en permanence où vous êtes. C’est très puissant. L’utilisation continue des mantras fait la même chose: si vous utilisez des mantras toute la journée, au cours de vos activités quotidiennes, alors vous continuerez à les faire la nuit aussi.

Les étudiants disent: « Je fus attaqué en rêve par tous ces démons, et je fuyais épouvanté. » C’est parce qu’ils ne se sont pas entrainés au cours de la journée à utiliser des mantras et des prières. Si vous vous entraînez sans cesse chaque jour à utiliser un mantra, alors vous l’utiliserez également dans vos rêves naturellement. Vous vous entraînez à être conscient en chantant sans cesse le mantra. Alors, lorsque votre corps est endormi, vous le ferez dans le plan astral, et vous recevrez une protection dans le plan astral, parce que vous faites le mantra. Vous aurez de nombreuses expériences en le faisant.

Public: Je n’ai jamais vraiment été attaqué par quelque chose comme ça avant, mais est-ce que cela signifie juste que ma conscience est encore très endormie?

Instructeur: Ça pourrait être; cela dépend, comme nous avons tous notre propre karma. Inévitablement, un étudiant qui prend ces types d’études au sérieux verra les différentes formes d’attaques, et elles viennent dans de nombreuses formes. Certaines attaques sont nos propres egos qui essaient de se défendre, de nous mettre de nouveau au sommeil, comme l’ego se bat pour rester vivant. Mais aussi, il y a des gens autour de nous qui veulent nous hypnotiser, ou continuer à nous faire faire tout ce qu’ils bénéficient de nous. Donc, la protection du mantra nous protège à la fois de nous-mêmes et des forces extérieures qui sont identifiées avec l’ego.

A propos de ces types de mantras, en particulier des conjurations, des exorcismes, de la prière de Bellilin ou Klim Krishnaya: certaines personnes mettent dans leur imagination qu’ils vont être un grand magicien, et qu’ils vont battre tous les démons, et écraser tous les magiciens noirs et être un grand prêtre ou un guerrier spirituel. Voilà une excellente idée, mais elle est déconnectée de la réalité.

Nous avons besoin de réfléchir sur la nature du Christ. Ceci est lié à ce que je disais à propos de la tension. Vous voyez, Padmasambhava, un grand maître Christifié, converti les démons dans la région du Tibet en Bouddhistes. Pensez à ça. La région du Tibet était submergée par les mauvais esprits, par les forces élémentales qui sont manipulées par les magiciens noirs pour établir le pouvoir, pour voler l’énergie. Ce grand maître est allé là-bas et il a converti tous les élémentaux, démons et magiciens noirs en Bouddhistes. Il ne va pas là-bas et faire cela en les condamnant, en disant: « Vous êtes tous sur le mauvais chemin et vous allez en enfer. » Il n’a pas fait cela en étant en colère contre eux, ou en étant cruel envers eux, ou en les écrasant sous son talon. Il l’a fait par la puissance de l’amour, la puissance du Christ, qui convainc, qui enseigne, par amour conscient et par compassion. Il l’a fait par le biais des mantras, par la magie.

Padmasambhava est un magicien incroyable, un prêtre, un des meilleurs que cette planète ait jamais vu. Il n’y est pas allé en tirant, en piétinant avec ses pieds et en agitant son poing autour, ou en balançant une épée et en tuant beaucoup de gens, non, même si c’est ce que certaines personnes pensent que les maîtres font, et que nous voulons imiter cela. Ainsi, certaines personnes utilisent ces mantras et nous imaginons tuer « les infidèles » ou « les hérétiques, » punir les gens qui sont en désaccord avec nous. C’est faux. C’est de la mauvaise volonté.

Ces mantras doivent être utilisés avec amour conscient, c’est la volonté du Christ, qui est de vouloir que les êtres de qui vous vous protégez contre soient également élevés au Christ, pas condamnés à l’enfer, pas punis, pas blâmés, pas condamnés, pas jugés par nous, mais aimé par nous.

L’exception à cette règle est notre ego; l’ego mérite de mourir. Lorsque nous utilisons ce mantra Klim Krishnaya et que nous combattons notre ego, oui, tuez-le, parce que ce sont de fausses créations qui piège l’énergie et ils ont besoin d’être effacé pour que l’énergie puisse être libérée et rendue au Christ. Mais les forces en dehors de nous, non. Nous devons utiliser cette énergie d’amour pour eux, pour les aider, pour les assister, pour les faire sortir de l’ignorance, donc ils vont cesser de faire des choses qui font du mal à eux-mêmes et à d’autres.

C’est très important. Ça fait mal de voir les élèves prendre ces enseignements et les utiliser dans le mauvais sens, comme attaquer d’autres groupes. Nous entendons des histoires tout le temps des gens qui prennent ces techniques pour faire ensemble ou pour faire individuellement et dirigent leurs énergies pour attaquer d’autres groupes spirituels. C’est incompréhensible qu’ils ne voient pas que ce comportement est entraîné par l’ego; c’est de la mauvaise volonté. La volonté Christ est de nous unir comme un seul selon le Christ, et non pas selon notre volonté; nous avons donc besoin d’utiliser les mantras de cette façon.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Christ, Mantra, Mind Protection