Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Le Livre Jaune

L’Hyperespace peut être démontré mathématiquement par l’Hypergéométrie. La science Jinas (Djinn) appartient à l’Hyperespace et à l’Hypergéométrie.

Si nous connaissons le volume, nous devons accepter aussi l’Hypervolume comme base fondamentale du volume. Si nous acceptons la sphère géométrique, nous devons accepter aussi l’Hypersphère.

L’Hyperespace permet aux Gnostiques d’accomplir des actions extraordinaires. Jésus a pu tirer son corps du sépulcre, au bout de trois jours, grâce à l’Hyperespace. Depuis lors, le Maître Ressuscité vit avec son corps au sein de l’Hyperespace.

Tout initié qui reçoit l’Élixir de Longue Vie meurt, mais ne meurt pas. Le troisième jour, il s’échappe du tombeau en utilisant l’Hyperespace. Alors le sépulcre reste vide.

La disparition ou l’apparition d’un corps dans l’espace objectif tridimensionnel ou le passage d’une personne au travers d’un mur sont réalisés avec un succès complet lorsqu’on utilise scientifiquement l’Hyperespace.

Les Gnostiques scientifiques mettent leur corps physique en état de Jinas et se meuvent consciemment dans l’Hyperespace.

Lorsque le corps du yogi s’introduit dans l’Hyperespace nous disons qu’il se trouve en état de Jinas.

Le yogi en état de Djinn peut passer au milieu du feu sans se brûler, il peut marcher sur les eaux comme l’a fait Jésus, il peut flotter dans les airs. Il peut traverser un rocher ou un mur d’un bord à l’autre sans subir aucun dommage.

La science de Jinas est fondée sur l’Hyperespace et est une branche spéciale de la Physique atomique.

Les personnes ignorantes qui n’ont jamais de leur vie étudié l’Hypergéométrie nient les états de Jinas. Les gens de cette sorte sont dignes de pitié parce qu’ils sont ignorants.

La vieille Géométrie se fonde sur l’hypothèse absurde que, par un point extérieur à une ligne sur un plan, on ne peut, avec une entière certitude, tracer qu’une et une seule parallèle à cette ligne (en parlant dans un sens essentiel).

Le mouvement gnostique rejette le point de vue euclidien des trois dimensions connues comme aujourd’hui totalement désuet dans l’ère atomique.

La dite « parallèle unique » (considérée dans le sens spatial absolu) se multiplie à l’intérieur des différentes dimensions de l’Hyperespace. Alors, elle n’est plus unique.

La parallèle unique d’Euclide est un sophisme pour attraper les ignorants. La Gnose rejette les sophismes de cette sorte.

Le mouvement gnostique révolutionnaire ne peut accepter le postulat indémontrable qui dit : « Par un point quelconque de notre mental, on ne peut tracer qu’une parallèle réelle, à la réalité visible, et une seule. »

La parallèle unique n’existe pas, l’Espace tridimensionnel absolu et dogmatique du géomètre Euclide est indémontrable et faux.

L’affirmation absurde que le monde physique d’expérimentation est l’unique monde réel, se révèle être une assertion tout à fait vide de sens de la part des ignorants instruits qui n’ont jamais investigué sur les champs électromagnétiques, et sur ce qu’on appelle la « Promatière » en tant que causa causorum de la matière physique.

La quatrième dimension est hyperspatiale. Les Gnostiques ont des techniques spéciales pour introduire leur corps physique à l’intérieur de l’Hyperespace. Peu importe que les ignorants rient des états de Jinas. Celui qui rit de ce qu’il ne connaît pas est sur la voie de devenir un idiot. Réellement, seul l’idiot rit de ce qu’il ne connaît pas.

Nous, les Gnostiques, affirmons que l’Espace interplanétaire infini est courbe. Nous affirmons que l’infini vit en un incessant mouvement. Nous affirmons qu’il existe une série infinie d’espaces giratoires appartenant à des dimensions différentes, et qui se pénètrent et compénètrent mutuellement sans se confondre. Nous affirmons que tous ces espaces de l’infini stellaire ont une forme hyperellipsoïdale. Nous affirmons qu’avec la force du mental l’homme peut mettre son corps physique à l’intérieur de n’importe quel espace giratoire hyperellipsoïdal. Nous affirmons catégoriquement que l’Astrophysique révolutionnaire démontrera au monde l’existence de l’Hyperespace. Nous affirmons qu’à l’intérieur d’une ligne il en existe d’autres, hyperspatiales.

Nous affirmons que le Sauveur du monde vit actuellement dans l’Hyperespace avec le même corps qu’il a eu en Terre Sainte. Nous affirmons que tout initié qui reçoit l’Élixir de Longue Vie meurt mais ne meurt pas. Nous affirmons que tous ceux qui reçoivent l’Élixir de Longue Vie s’échappent avec leur corps physique le troisième jour en profitant de l’opportunité que leur offre l’Hyperespace. Ceux-ci conservent leur corps physique durant des millions d’années. L’immortel Babaji et sa sœur Mataji ont leur corps depuis plusieurs milliers d’années et ils accompliront une grande mission parmi l’humanité des futures sixième et septième Grandes Races. Nous affirmons catégoriquement que celui qui travaille avec l’Arcane A.Z.F. peut demander l’Élixir de Longue Vie. Alors, il meurt, mais ne meurt pas.

Nous affirmons que tout être humain peut mettre son corps physique en état de Jinas au moment où il le veut, si vraiment il a foi en la Divine Mère. Tout sage de l’Air Élémental peut faire le grand saut. Les maîtres de la science Djinn peuvent s’enfuir de la terre pour vivre sur une autre planète avec le corps physique qu’ils possèdent ici. Ils peuvent emporter ce corps de chair et d’os sur une autre planète. C’est cela le grand saut. Quelques-uns des hommes de la science Jinas ont déjà fait le grand saut. Avec le Pranayama, on obtient le pouvoir qui nous permet de mettre le corps physique en état de Djinn. Il existe plusieurs clefs pour mettre le corps physique en état de Jinas. Il est indispensable de pratiquer le Pranayama avant d’utiliser ces clefs. Il s’avère intéressant que les « Témoins » Ida et Pingala, en dernière analyse, ont leurs racines dans les testicules droit et gauche de l’homme et dans les ovaires de la femme. Par cette paire de canaux nerveux montent les atomes solaires et lunaires du système séminal jusqu’au Calice (le cerveau). Les deux fosses nasales et les organes sexuels se trouvent connectés au moyen des deux Témoins. Ceci nous invite à réfléchir. Réellement, le Pranayama est, entre autres choses, un système de transmutation sexuelle pour les célibataires.

Tout Gnostique doit entreprendre ses pratiques Jinas après s’être préparé intensivement avec le Pranayama. Les grands Maîtres du Yoga flottent dans les airs lorsqu’ils pratiquent le Pranayama. Seul peut flotter en l’air le corps qui s’échappe de la loi de la gravité. Seul peut échapper à cette loi le corps qui s’introduit à l’intérieur de l’Hyperespace.

Avec la force mentale consciemment dirigée, nous pouvons introduire le corps physique à l’intérieur de l’Hyperespace. La science Jinas est une question de vibration. Au-dessus et en dessous des limites de la perception objective, existent des mondes situés dans d’autres dimensions. Avec la force de la pensée, nous pouvons, au moyen de certaines clefs de la science Jinas que nous donnons par la suite, accélérer la fréquence oscillatoire et la vibration normale du corps physique. Nous pénétrons alors avec le corps à l’intérieur de l’Hyperespace. Lorsque les scientifiques arriveront au contrôle absolu du mouvement atomique, ils pourront mettre n’importe quel corps à l’intérieur de l’Hyperespace. Les dévots de la religion Jinas, avant leurs pratiques avec le Pranayama, doivent prier la Divine Mère en la suppliant qu’elle leur donne le pouvoir de mettre leur corps physique en état de Jinas. On doit pratiquer énormément le Pranayama afin de conquérir les pouvoirs Jinas. L’étudiant doit choisir soigneusement la clef qu’il aime le mieux pour pratiquer la science Jinas. Il est indispensable que l’étudiant comprenne que la religion Jinas exige une chasteté absolue et une suprême sainteté.

Rappelle-toi, bien-aimé disciple, que les pouvoirs divins de la science Jinas sont très sacrés. Ces pouvoirs ne peuvent être utilisés que pour soigner des malades à distance, pour guérir, pour entrer dans les temples de la Loge Blanche, pour étudier les merveilles de la création dans le sein de la nature.

Quiconque a l’intention de faire un usage égoïste des pouvoirs Jinas se transformera en un horrible démon et roulera inévitablement à l’Abîme.

La Loi est la Loi. Le Karma châtie les abuseurs.

Le dévot doit choisir la clef Jinas qui lui plaît le plus et pratiquer avec elle tous les jours, intensivement, jusqu’à ce qu’il obtienne la victoire.

Cette science n’est pas pour les faibles ni pour les gens versatiles, changeants, inconstants. Cette science est pour ceux qui ont autant de patience que le Saint-Job. Cette science est pour les gens tenaces, infatigables, courageux et fermes comme l’acier.

Cette science n’est pas pour les gens sceptiques ; ces personnes ne sont pas bonnes pour la science Jinas.

Cette science ne doit jamais être exhibée parce que la Loge Blanche l’interdit. La science des Jinas n’est pas une question de prestidigitation, d’illusionnisme ou de quelque autre chose du genre. Cette science est terriblement divine et ne se pratique qu’en secret. Lorsque l’auteur de ce livre a voulu faire une démonstration publique de la science Jinas, le Maître Morya est à l’instant intervenu en disant : « Cela fait dix ans que nous t’aidons et maintenant tu veux exhiber tes pouvoirs ? » Les pouvoirs sont très sacrés. Les pouvoirs ne doivent pas être exhibés en public. Dès lors, nous comprenons que la science Jinas est secrète.

Beaucoup voudraient des démonstrations. Nous, les Frères du Temple, nous ne sommes pas des cobayes de laboratoire. La vérité est ce que nous-même expérimentons. Personne ne peut expérimenter dans la peau d’un autre.

Nous donnons la clef pour que chacun expérimente dans sa propre peau. Aux gens qui sont remplis de doutes, aux sceptiques, nous conseillons de ne pas entreprendre ces études parce qu’ils peuvent devenir fous. Le combat des terribles antithèses peut disloquer le cerveau des sceptiques et les conduire à l’asile d’aliénés. La science Jinas est pour les gens qui ont une foi inébranlable.

Voici donc les clefs Jinas, pour les gens pleins de foi.

Première Clef

Que le dévot s’allonge sur le côté gauche. Qu’il appuie la tête sur la paume de sa main gauche. Le dévot doit s’assoupir et surveiller son propre sommeil, se convertir en un veilleur de son propre sommeil.

Lorsque le dévot commence à percevoir les visions propres au rêve, qu’il se lève très lentement de son lit, mais en conservant le sommeil comme un trésor précieux. Avant de sortir de chez lui, le dévot doit faire un petit saut avec l’intention de rester à flotter dans l’air ambiant. Si, en faisant le petit saut, le dévot flotte au-dessus du décor environnant, c’est que son corps physique est entré en état de Djinn. Si le dévot ne flotte pas, c’est qu’il n’est pas en état de Jinas. Lorsque le dévot se trouve en état de Jinas, il peut sortir de chez lui en toute confiance et sans aucune crainte. En état de Djinn, les dévots peuvent se rendre aux endroits les plus éloignés de la terre en quelques instants.

Si le dévot échoue dans l’expérience, s’il n’a pas atteint la première fois l’état de Jinas, il ne doit pas se décourager, qu’il se remette au lit et répète l’expérience autant de fois que les heures et les minutes de la nuit le lui permettent. Certains obtiennent le triomphe immédiatement ; ces heureux sont ceux qui ont pratiqué la science Jinas dans leurs anciennes réincarnations. D’autres n’ont jamais pratiqué cette science et doivent entreprendre d’obtenir ce pouvoir en pratiquant le Pranayama et en s’exerçant pendant plusieurs années jusqu’à obtenir les pouvoirs Jinas.

Réellement, cette clef se révèle être une modification du somnambulisme, un somnambulisme volontaire, provoqué.

Pendant le sommeil fonctionnent de formidables énergies subconscientes dont le dévot doit tirer profit, comme d’un levier, pour introduire son corps à l’intérieur de l’Hyperespace.

Deuxième Clef

Il existe une sorte d’amande très commune, vulgairement appelée « Œil de Cerf ». Cette amande a de merveilleux pouvoirs Jinas. Le dévot doit s’assoupir en tenant dans sa main cette amande. Qu’il se place dans la même posture que celle de la clef précédente, mais en conservant dans sa main droite la merveilleuse amande. Il est nécessaire de se rappeler que cette amande a un Génie Élémental merveilleux qui peut aider le dévot à mettre son corps en état de Jinas.

Durant cette pratique, le dévot doit s’assoupir en prononçant le mantra INVIA. Alors accourra le Génie Élémental qui l’aidera à mettre son corps en état de Jinas.

Le dévot doit se lever de son lit en conservant le sommeil comme de l’or pur. Avant de sortir de chez lui, le dévot doit faire un petit saut avec l’intention de flotter dans l’air ambiant. S’il flotte, il peut sortir de sa maison en état de Jinas. S’il ne flotte pas, il doit répéter l’expérience des heures, ou des mois, ou des années, jusqu’à ce qu’il remporte la victoire.

Troisième Clef

Il existe un Maître dont le nom est Ogouara. Ce Jina aide réellement tous ceux qui l’appellent au nom du Christ. Le dévot s’allongera dans la même position que précédemment, mais en appelant le Jina Ogouara au nom du Christ, en disant :

« Au nom du Christ, par la majesté du Christ, par le pouvoir du Christ, je t’appelle, Ogouara, Ogouara, Ogouara. Mets mon corps en état de Jinas. »

Répéter cette invocation un très grand nombre de fois jusqu’à entrer dans le sommeil ; puis, que l’étudiant se lève en conservant le sommeil comme de l’or pur. Le dévot doit faire un petit saut avec l’intention de flotter dans l’espace. S’il flotte, c’est qu’il est déjà en état de Jinas. S’il ne flotte pas, qu’il rentre dans son lit et répète l’expérience.

Quatrième Clef

Que le disciple s’assoit à une table, les bras croisés sur la table. La tête appuyée sur ses bras croisés, le dévot doit alors s’assoupir. Après quoi il invoquera les Maîtres Jinas pour qu’ils l’aident dans ces pratiques. On peut appeler Babaji (le Christ-Yogi de l’Inde) ou sa sœur Mataji. On peut invoquer Harpocrate ou Saint-Pierre, etc. Lorsque l’étudiant commence déjà à rêver, qu’il se lève de sa chaise sans faire de raisonnements d’aucune espèce, automatiquement, instinctivement et en conservant le sommeil comme de l’or pur. Alors, l’étudiant doit faire un saut, le plus long qu’il peut, avec l’intention de flotter dans l’espace. Et il devra marquer au crayon, sur le plancher, l’endroit exact où le saut s’est terminé. L’étudiant doit répéter chaque jour l’expérience, inlassablement, patiemment, en faisant toujours un trait sur le sol, avec un crayon, pour indiquer la longueur de chaque saut. C’est un système merveilleux parce que l’étudiant peut apprécier les étapes de sa progression en Jinas. Il se peut qu’aujourd’hui son saut ait été d’un mètre de long ; demain, il peut avoir augmenté d’un centimètre, après-demain, d’un autre centimètre, etc., ainsi l’étudiant peut mesurer avec exactitude son progrès Jinas. Enfin, il notera avec étonnement, un bon jour, qu’il a fait un saut très long, un saut étrange, qu’aucun athlète ne peut faire, ce signe lui montre clairement son progrès dans la science Jinas. Après un pareil saut insolite, le dévot pourra alors rester à flotter dans l’Hyperespace : il a atteint la victoire. Cette clef est formidable. L’important, dans l’occultisme, c’est la pratique. Les gens sont à présent fatigués des théories ; maintenant, on a besoin d’occultisme pratique. Les théoriseurs ne font ni ne laissent faire. L’étudiant ne doit pas perdre son temps à théoriser. Mieux vaut pratiquer en silence. Garder en secret les triomphes. On doit garder un silence complet car cette science est secrète. Mieux vaut se taire. Ainsi, nous nous évitons les moqueries des vains théoriseurs, qui ne font ni ne laissent faire ; ce sont des parasites sociaux.

Cinquième Clef

Au moment précis où il s’éveille du sommeil normal, l’étudiant peut sauter de son lit instantanément, sans analyse consciente ni subconsciente, et sans le processus de sélection, plein d’une foi aussi forte que l’acier d’une épée très bien trempée et prête pour la bataille.

Avant de sortir de la chambre, l’étudiant doit alors sauter ; et s’il flotte dans l’air ambiant, c’est que son corps a déjà pénétré en état de Jinas. Alors, l’étudiant peut se rendre partout où il veut avec son corps physique en état de Jinas.

S’il ne flotte pas, l’étudiant doit répéter l’expérience. Avec de la patience, on va très loin dans ces études.

Sixième Clef

Les Chevaliers-Tigres du Mexique aztèque mettaient leur corps physique en état de Jinas avec l’aide de la force élémentale du tigre.

Certains Codex mexicains nous dépeignent les Chevaliers-Tigres se rendant au temple sous forme de tigre. On dit que lorsqu’ils arrivaient au temple ils reprenaient leur forme humaine.

Dans l’ancien Mexique, le Temple des Tigres était sacré. La force élémentale du tigre permet de mettre le corps en état de Jinas. L’étudiant peut s’allonger sur une peau de tigre. Que le dévot s’assoupisse en invoquant les Deva qui règnent sur les tigres. Qu’il les supplie de l’aider avec la force du tigre.

Les dévots aztèques de l’Ordre sacré des Tigres s’identifiaient avec le tigre, s’assoupissaient, puis, en conservant le sommeil comme de l’or pur, ils se levaient de leur lit en marchant à quatre pattes comme le tigre. Ils disaient alors, pleins de foi : « Nous nous appartenons. »

Ainsi, avec le corps en Jinas et sous la forme d’un tigre, les Chevaliers-Tigres parvenaient au temple. Les Codex mexicains nous disent qu’une fois rendus là, ils reprenaient leur forme humaine.

Les yogis de l’Hindoustan s’asseyaient, pour méditer, sur une peau de tigre.

Les Aztèques racontent que la première race humaine fut dévorée par les tigres (symbole de la force divine).

« Que les soleils d’enthousiasme éclairent votre chemin. »

« Que le Chcoc chante sur votre passage. »

« Que les forces du tigre vous accompagnent. »

« Que les cucujes de sagesse illuminent votre intellect. »

« Que le Picr murmurant donne de l’ombre à votre repos. »

« Que les grenouilles d’émeraude signalent les sentiers en coassant sans relâche. »

« Qu’Elle, la nature, soit prodigue avec vous. »

« Que la force universelle nous bénisse et nous dirige. »

Le yogi occidental s’allongera sur la peau de tigre et, le corps à moitié dénudé, il devra faire la pratique ésotérique des Chevaliers-Tigres. Ainsi pourra-t-il entrer en état de Jinas.

Septième Clef

Ceux qui savent sortir en corps astral peuvent invoquer leur corps de loin. La première chose que fait le Gnostique qui va travailler avec cette clef est de sortir en corps astral. Lorsqu’il se trouve loin de son corps, il peut appeler n’importe lequel des Maîtres Jinas et le supplier d’amener son corps ; il peut invoquer Harpocrate, Babaji, Mataji, Saint-Pierre, Ogouara, etc. On fait la prière au nom du Christ. Alors, les Génies Jinas tirent le corps du lit et l’amènent au dévot qui les implore.

Avant que le corps arrive devant le dévot, celui-ci voit d’abord venir des boules. La dernière boule est de couleur rouge. Derrière cette boule vient le corps en état de Jinas. Lorsque le corps s’approche, l’étudiant sent alors ses épaules devenir pesantes. Elle est extraordinaire, l’émotion que l’on ressent lorsque le corps vient au-devant de nous. Le plus curieux, ce qui nous surprend le plus, c’est lorsque nous découvrons que le corps physique aussi a une conscience et répond à ce que nous lui demandons.

Les dévots doivent dominer à ce moment toute émotion et contrôler le mental pour ne pas échouer dans l’expérience. Si le dévot se laisse emporter par l’émotion, alors, instantanément, tous les deux, le corps et le dévot, retournent aussitôt au lit et l’expérience échoue.

Travail de table

On appelle en occultisme « Travail de Table » le moment où le corps, ainsi invoqué de loin, doit inévitablement entrer à l’intérieur du corps sidéral du dévot. Cet ouvrage est difficile parce que le corps doit l’apprendre et que l’âme doit dominer l’émotion et savoir ordonner.

Le corps doit pénétrer à l’intérieur de l’âme par le chakra coronarien ou Lotus aux Mille Pétales situé dans la partie supérieure de la tête sidérale.

Le dévot doit donner l’ordre au corps, et le corps obéit ; s’il n’obéit pas bien, c’est qu’il ne sait pas, et alors le dévot doit le lui enseigner.

On doit ordonner au corps de sauter sur la tête sidérale du corps astral et de pénétrer par cette porte à l’intérieur du dévot. Le résultat est merveilleux. Le corps obéit et entre à l’intérieur du dévot. (Sur le plan astral, ce n’est pas le dévot qui doit entrer à l’intérieur du corps. Dans l’astral, les choses sont différentes. Là, c’est le corps qui doit entrer à l’intérieur du dévot.)

C’est ainsi que les dévots restent avec leur corps à l’intérieur du plan astral. Le système Jinas de cette septième clef est pour les gens qui ont déjà une longue pratique dans l’utilisation et le maniement du corps astral.

Avec le corps en état de Jinas, nous pouvons visiter les temples de la Grande Loge Blanche et recevoir un enseignement direct des grands Maîtres qui ont initié l’aurore de la création.

Voilà ce qu’on appelle de l’occultisme pratique ; c’est ce dont aujourd’hui on a besoin de toute urgence, car les étudiants des diverses écoles d’occultisme sont fatigués, et avec raison, de toute théorie. Malheureusement, la majeure partie des étudiants veulent obtenir des pouvoirs en cadeau, sans effort, sans sacrifice, avec toute espèce de commodités, rapidement, en quelques jours, comme s’il s’agissait de souffler et de faire des bouteilles.

Nous devons avertir que tout a son prix dans la vie, on n’obtient rien en cadeau. Celui qui veut acquérir ces pouvoirs Jinas doit avoir la patience du Saint-Job, l’énergie du tigre, la ténacité du taureau et une soif inépuisable de véritable sagesse divine.

Cette science n’est pas pour les gens inconstants. Les inconstants, il est préférable qu’ils renoncent à ces études. Cette science n’est pas non plus pour les curieux. Avec les lois cosmiques, on ne peut jouer impunément sans se brûler. La Loi est la Loi et on doit respecter le sacré.

Substances Jinas

Il existe plusieurs substances qui aident dans la science Jinas. L’étudiant d’occultisme doit connaître ces substances et les manier. La science Jinas est terriblement divine. L’Œuf Orphique, l’Œuf d’or de Brahma, l’Œuf Égyptien, etc., symbolise clairement la « matière première » du Grand-Œuvre. De la Materia prima surgissent univers, plantes, animaux, hommes et dieux.

L’œuf contient de grands pouvoirs occultes. L’œuf de poule est utilisé pour les états de Djinn.

Recette :

Tiédir un œuf dans de l’eau. Enlever l’extrémité de la partie pointue de l’œuf. Retirer le blanc et le jaune. On doit extraire le blanc et le jaune par l’orifice pratiqué dans l’œuf.

Que l’on réduise en poudre l’écaille séchée de l’œuf. Cette poudre est utilisée par les yogis pour la science Jinas.

Avant de faire les pratiques Jinas, toutes les nuits, le dévot doit mettre de cette poudre sur sa poitrine et sous les bras, dans la cavité des aisselles. Ensuite, que l’étudiant se couvre bien et commence ses pratiques Jinas. On peut avoir une bonne quantité de cette poudre pour les pratiques de Djinn.

Dans cette poudre sont contenus les grands pouvoirs de la science Jinas. Cette poudre est merveilleuse.

Sainteté

Le disciple qui s’engage dans l’étude et la pratique de la science Jinas devra absolument en finir avec trois péchés : la colère, la convoitise et la luxure. C’est seulement ainsi qu’il est possible d’éviter l’attaque des ténébreux. Si l’étudiant ne corrige pas ces défauts, il n’obtiendra pas non plus de progrès réellement positif, dans le sens complet du mot.

Habillement

Les hommes qui se consacrent à la science Jinas doivent utiliser pour leurs pratiques uniquement un maillot de bain de couleur jaune. C’est tout. Il s’avère meilleur d’avoir le corps dénudé pour les pratiques Jinas, parce que les chakras tournent librement sans être gênés par le vêtement.

Les femmes qui pratiquent la science Jinas doivent utiliser, pour leurs pratiques, une tunique très longue et large, la plus ample possible. La tunique doit être très belle, semblable aux tuniques des samaritaines. La femme qui se livre à la science Jinas ne doit pas se couper les cheveux. Les cheveux sont réellement le symbole de la pudeur et de la chasteté chez la femme. Dans les temps anciens, on coupait les cheveux des femmes adultères. Cela était leur châtiment.

La femme qui pratique la science Jinas ne devra pas utiliser, pour ses pratiques, un costume de bain, comme l’homme, parce que chez la femme cela représente quelque chose d’immoral. Les Hiérarchies divines exigent modestie, pudeur, chasteté.

Avertissement

Ces tuniques jaunes, pour les Jinas, ne sont pas pour assister aux rituels gnostiques. Uniquement pour la science Jinas.

La tunique jaune pour la science Jinas doit être portée directement sur la peau du corps. Sous l’ample tunique, on ne doit porter aucune autre pièce de vêtement.

Ce chapitre est tiré de Le Livre Jaune (1959) par Samael Aun Weor.

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